Nous sommes le 27 novembre 2019 et c’est Jacques, au micro, qui vous présente cette nouvelle édition de notre programme hebdomadaire.
Nous commençons en France avec une manifestation contre les violences conjugales.
Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté le 23 novembre dans une trentaine de villes françaises pour dénoncer la violence conjugale contre les femmes.
Le plus grand rassemblement – entre 49 000 et 100 000 personnes suivant les estimations – a eu lieu à Paris. Les rues ont été envahies par une marée violette de banderoles et de pancartes réclamant qu'il soit mis fin au féminicide.
Il y a juste 25 ans, le 14 novembre 1994, une ligne de chemin de fer entre le Royaume-Uni et le continent européen réunissait pour la première fois ce que la nature avait séparé pendant 40 millions d'années. Des trains allaient relier Bruxelles, ou Paris, et Londres. Quelques mois plus tard, la compagnie ferroviaire Eurostar était lancée, avec des trains à grande vitesse capables de transporter 900 personnes d'un côté de la Manche à l'autre.
Ce qui fut d'abord perçu comme un projet futuriste et réservé à une élite est aujourd'hui devenu un moyen de transport parmi les autres. Depuis sa création, Eurostar a transporté plus de 200 millions de passagers – dont plus de 11 millions en 2019. L'entreprise est florissante. Selon son PDG Mike Cooper, cité par la chaîne de télévision belge RTBF, un projet de fusion avec Thalys, une autre compagnie de TGV, pourrait mener à une croissance de 60 % d'ici à 2023 en élargissant l'offre des villes de départ sur le continent.
En plus d'autres avantages, le train satisfait la demande grandissante d'une alternative « verte » au transport aérien et Eurostar ne se prive pas de miser sur la carte écologique en communiquant ses progrès : un trajet en trai
L'ascension apparemment irrésistible du leader d'extrême droite italien Matteo Salvini est en train d'être contestée par une réaction populaire inattendue, le mouvement dit des « sardines », lit-on dans le New York Times et le Guardian du 19 novembre.
La mobilisation a commencé dans la ville de Bologne à l'initiative de quatre amis pour riposter contre Salvini, qui se vantait de remplir les places publiques de ses supporters. De douze à quinze mille personnes ont répondu à l'appel.
Avec la promesse de « libérer » l'Émilie-Romagne, un bastion traditionnel de la gauche, Salvini avait choisi de lancer la campagne de la Ligue pour la prochaine élection régionale dans une arène sportive pouvant accueillir 5 700 personnes.
« La limite étant déjà définie, nous avons décidé d'essayer de rassembler 6 000 personnes sur la Piazza Maggiore », raconte Andrea Garreffa, l'un des quatre « conspirateurs ». En fait, plus du double sont venus au rendez-vous. « Il y avait des personnes de tous âges », continue Garreffa, « serrées l'une contre l'autre comme des sardines, sous la pluie. Leur présence un message d'opposition à la haine que l'extrême droite tente d'implanter en Émilie-Romagne. »
La même chose
La probabilité est forte que l’information la plus importante de la semaine écoulée vous ait échappé. On cherche en vain sa trace dans la conversation publique : elle en est complètement absente…
Ainsi commence une chronique dans Le Monde du 9 novembre, consacrée à la récente publication par la revue Nature d'une étude sur le déclin des insectes et des arthropodes en général. Selon cette étude, la biomasse d'arthropodes a chuté de 67 % au cours de la dernière décennie.
Conduite par une vingtaine de scientifiques dans 300 sites de la campagne allemande, la recherche montre que l'effondrement en cours des populations d'invertébrés terrestres est beaucoup plus rapide que ce qu'on avait anticipé jusqu'à présent. Elle révèle en outre que le nombre d'individus capturés a diminué de 78 % et leur diversité, d'un tiers.
La cause principale de ce déclin est l'intensification de l'agriculture qui a commencé dans les années cinquante avec l'utilisation massive d'engrais synthétiques et de pesticides et l'élimination des arbres et des buissons entourant les champs.
Un autre rapport suggère que, depuis 1970, nous aurions perdu la moitié de tous nos insectes. L'estimation est difficile, car on n'a
Qui aurait cru, il y a seulement quelques années, pouvoir acheter une baguette dans une machine au bord de la route ou dans un parking ? C'est pourtant ce que l'on commence à trouver dans la campagne française où, inexorablement, de plus en plus de boulangeries ferment leurs portes.
1 200 boulangers disparaissent en France chaque année, titre le journal La Dépêche du 17 novembre. Particulièrement aigu dans les zones rurales, ce phénomène est symptomatique du dépérissement de la vie villageoise, autrefois très riche, et dont la boulangerie représente le dernier vestige après la disparition de la boucherie, de l'épicerie et du café.
« Sans pain, il n'y a plus de vie », dit Gérard Vigot, l'un des 650 résidents de La Chapelle-en-Juger, un village de Normandie qui, avec sa boulangerie fermée depuis deux ans, a perdu le dernier endroit où l'on pouvait se rencontrer et bavarder. « C'est un village mort », constate Vigot. Un village-dortoir, plus précisément.
Comme beaucoup d'autres petits commerces et entreprises familiales, les boulangeries traditionnelles succombent à l'exode rural, ainsi qu'à la concurrence des centres commerciaux où les gens convergent pour faire leurs achats, satisfai