On s’intéresse pour commencer à la lutte contre l’usage de pesticides engagée par certaines municipalités françaises. Des dizaines de maires avaient décidé au printemps de limiter strictement l’utilisation de ces produits sur leurs communes. Ils viennent d’essuyer un premier revers en justice…
Un petit village breton en croisade contre les pesticides
La petite commune de Langouët, en Bretagne, ne compte que 600 habitants. Elle est pourtant connue dans toute la France, depuis que son maire, Daniel Cueff, est parti en croisade contre les pesticides. Au printemps dernier, il est devenu le premier édile français à limiter l’usage de ces produits sur une grande partie de sa commune. Cueff a publié un arrêté qui interdisait l’épandage, c’est-à-dire la diffusion de ces produits chimiques dans les champs, à moins de 150 mètres des maisons de Langouët.
Pour le maire du village breton, il s’agissait d’appliquer le principe de précaution. Les conséquences des pesticides sur l’être humain sont encore mal connues. Cependant, comme Daniel Cueff l’a plusieurs fois rappelé aux médias, les fabricants de ces produits chimiques recommandent aux agriculteurs d’éviter de retourner dans son champ pendant 48 heures après la pulvérisation. Et le maire s’int
À la SNCF, une grève qui ne dit pas son nom ?
Le début des vacances d’automne a tourné au cauchemar pour des dizaines de milliers de Français. Vendredi 18 octobre, premier jour des congés de la Toussaint, des centaines de trains ont été annulés sans préavis : au niveau régional, seul un train sur quatre a circulé. Dans certaines régions, le trafic était même complètement paralysé. Les grandes lignes aussi ont été partiellement perturbées. La conséquence de ce mouvement social inespéré, c’est que des dizaines de milliers de voyageurs sont restés à quai, avec leurs bagages. Une scène qui s’est répétée tout au long du week-end, durant lequel les annulations ont continué.
Officiellement, il ne s’agit pas d’une grève. Les employés de la SNCF – la société publique des trains en France – ont exercé leur droit de retrait. Le code du travail français offre cette possibilité à n’importe quel travailleur qui considère qu’il fait face à un dang
Le voile islamique de retour dans le débat public
Les journalistes appellent cela « un marronnier ». L’expression sert à qualifier un sujet qui revient régulièrement dans l’actualité. Il en est ainsi – on peut le dire sans problème – du voile islamique en France. Le mois d’octobre a vu le retour du débat autour de sa présence dans l’espace public. Tout commence le 11 octobre, lors d’une session du parlement régional de Bourgogne-Franche-Comté, la région du centre-est du pays.
Un élu d’extrême droite, Julien Odoul, interrompt la séance pour exiger d’une femme voilée présente dans l’hémicycle qu’elle quitte son voile. Présente dans le public, elle accompagnait son fils et sa classe, des élèves de primaire, lors d’une sortie scolaire. Le député la prend à partie à plusieurs reprises, et il interpelle la présidente – socialiste – de la région, au nom, selon lui, « des principes laïcs » et de la loi de la République. Les propos, assez grossi
À Berlin, des mesures drastiques contre la flambée de l’immobilier
C’est une première dans l’histoire de l’Allemagne. Mardi 22 octobre, le maire de Berlin a annoncé le gel des loyers pour lutter contre la spéculation immobilière dans la capitale allemande. À partir de janvier prochain, tous les logements construits avant 2014 verront leur loyer gelé durant les cinq prochaines années. Pas moins d’un million et demi de logements sont concernés. Leurs propriétaires ne pourront pas non plus augmenter leurs loyers en cas de changement de locataire.
La décision est le résultat de plusieurs mois de débat au sein de la mairie de Berlin, dirigée par une coalition formée par le parti social-démocrate, la formation de gauche Die Linke et les verts. Selon le maire, une telle mesure était devenue inévitable pour protéger les locataires berlinois. Sur les dix dernières années, les augmentations des loyers ont été particulièrement fortes à Berlin : une hausse de plus
Le Chili découvre ses profondes fractures sociales
« Dans une Amérique du Sud tourmentée, le Chili est une véritable oasis ». La phrase n’est pas de moi, mais de Sebastian Piñera, le président chilien. Elle a été prononcée, début octobre, lors d’une interview télévisée. Piñera y saluait alors la création de dizaines de milliers d’emplois et l’augmentation des salaires, dans un Chili souvent montré en exemple de bonne gestion en Amérique du Sud. Moins de deux semaines plus tard, la réalité a sérieusement écorné le portrait idyllique du pays dressé par le chef de l’État.
Vendredi 18 octobre, l’annonce de l’augmentation du ticket de métro dans la capitale Santiago a provoqué la colère de centaines de milliers de Chiliens. La hausse de 30 pesos, soit environ trois centimes d’euros, pour le billet aux heures de pointe, a mis le feu aux poudres. Les premières mobilisations, qui se sont étendues aux principales villes du pays, ont révélé un ma