En France, la situation est plus complexe. Une usine chimique a brûlé. L'État a d'abord expliqué que tout allait bien, avant de nuancer son optimisme. L'avenir et les futurs procès diront un jour ce que le gouvernement savait ou pas. En attendant, les citoyens sont inquiets. Gérard Araud, lui, a fait le pari de la transparence. Cet ancien ambassadeur de France —entre autres, aux États-Unis— a choisi de raconter les coulisses de la politique internationale dans ses mémoires. Par moment, on n'en croit pas ses yeux ! Enfin, gageons que Pablo Picasso n'a jamais cherché à taire d'où lui vient son inspiration. Son génie. Mais le processus créatif ne semble pas évident à comprendre. Comment alors le révéler ?
Actuellement, à l'autre bout du monde, on ne parle pas art mais politique. Ou, plus précisément, démocratie. Le 4 octobre, le gouvernement de Hong Kong a décrété l'état d'urgence. Des milliers de citoyens ont osé défiler pour défendre leurs libertés.
Hong-Kong : la révolte, encore et toujours
Il pleut sur Hong-Kong en ce dimanche 6 octobre et pourtant, ils sont là. Par dizaines de milliers. Ils se retrouvent à Victoria Park, un grand parc au coeur de l’île, ou sur la presqu'île de Kowloon, de l'autre côté de la baie. Ils sont pour la plupart jeunes, vêtus de noir, armés de leurs seuls parapluies. Les visages dissimulés. Entièrement ou partiellement. À chacun son choix. À chacun sa façon de se protéger. Parfois aussi, ces masques sont recouverts d'inscriptions, en chinois et en anglais. Des mots pour dire la colère, mais qui restent sans effet sur le gouvernement de Carrie Lam.
Allemagne : Volkswagen dans un procès fou
Les chiffres donnent le tournis. Plus de 450 000 plaignants européens dont une grosse majorité d'Allemands, 61 000 requêtes individuelles, onze millions de moteurs truqués dans le monde entier, trente milliards d'euros dépensés en frais d'avocat, procès, amendes et autres dédommagements. Jusqu'ici... Car le décompte ne fait que commencer.
Le 30 septembre dernier, un méga-procès a démarré à Brunswick en Basse-Saxe, dans le nord de l’Allemagne. Il oppose des propriétaires de voitures diesel au groupe Volkswagen, le second constructeur automobile au monde après Toyota. L'affaire est tellement énorme qu'elle ne sera pas jugée avant 2023, en raison d'un appel possible devant la Cour fédérale. Pour l'instant, les avocats, journalistes et spectateurs se bousculent. Tous n'auraient pas pu entrer dans le tribunal régional de cette ville moyenne de province. C'est la raison pour laquelle les audie
L'État français ment-il ?
« On veut la vérité, on ne veut pas crever ». « Nos enfants en danger». « Le préfet doit sauter ». « Ils cachent la vérité, à nous tous d’enquêter ». Le 2 octobre en fin d'après-midi, plus de deux mille personnes étaient réunies dans le centre de Rouen, une ville industrielle située à cent dix kilomètres à l'ouest de Paris. Entre le palais de justice et la préfecture de Seine-Maritime, ces manifestants ont crié leur peur d'être intoxiqués. Leur colère contre l'État et sa gestion de cette catastrophe industrielle.
Six jours plus tôt, en effet, l’usine Lubrizol, classée comme particulièrement dangereuse, a été victime d'un énorme incendie en pleine nuit. Plus de 5000 tonnes de produits chimiques sont parties en fumée dont plus de 60% d'« additifs multi-usages ». Il y a aussi des solvants et des détergents. Des polluants donc, pour la plupart, toxiques. Et ce n'est pas complètement terminé
Les confidences d'un drôle de diplomate
Jusqu'à ces derniers jours, son nom ne disait rien à l'immense majorité des Français. Mais avec la sortie de « Passeport diplomatique », le 2 octobre dernier, Gérard Araud est le diplomate que les médias s'arrachent. Diplomate, diplomate ! Enfin, c'est beaucoup dire ! Araud a beau avoir passé trente-six ans au ministère des affaires étrangères, il n'a pas sa langue dans sa poche. C'est bien sûr pour cette raison que les micros lui sont ouverts. Et, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne nous déçoit pas.
Le 8 novembre 2016 en début de soirée, l'ambassadeur de France aux États-Unis –il a occupé ce poste de 2014 à 2019– appelle à droite et à gauche pour connaître les premières tendances du nouveau scrutin présidentiel. On lui assure qu’Hillary Clinton sera la quarante-cinquième présidente des États-Unis. Mais à 22 heures, les résultats s'inversent. Donald Trump va être l'élu. Alors,
Picasso s'expose et s'impose
Fin septembre 1926. Pablo Picasso, son épouse Olga et leur fils Paulo viennent de passer trois mois à La Haie Blanche, leur villa de Juan-les-Pins, au bord de la mer Méditerranée. L'artiste espagnol a beaucoup peint durant cette période. Il a entamé un nouveau cycle d'œuvres, résolument novatrices. Le jour du départ à Paris, il accroche les toiles sur le toit de sa voiture et part. Lors du trajet du retour, la famille s'arrête en chemin. La route est longue. Durant l'une de ces haltes, la plupart des toiles lui sont dérobées. Il n'en reste que sept. Une série de têtes qui sont à découvrir désormais à Paris. On les retrouve au côté de près de cent quarante autres toiles, réalisées entre l’été 1926 et le printemps 1930. Dispersé à travers le monde, cet ensemble est réuni pour la première fois en France. L’événement se déroule du 1er octobre 2019 au 23 février 2020. L'exposition est organis