Une planète, deux mondes. C'est sous ce titre que Somini Sengupta, correspondante du New York Times aux Nations unies décrit le monde dans lequel nous vivons.
Une planète, deux mondes
Alors que canicules, inondations et incendies se succèdent à un rythme alarmant et avec des effets de plus en plus destructeurs, plus de quatre millions de personnes, jeunes pour la plupart, sont descendues dans les rues le 20 septembre pour demander aux gouvernements d'agir. Face à elles, un panthéon de dirigeants politiques qui, en raison des intérêts qu'ils partagent avec les industries les plus responsables pour les émissions de gaz à effet de serre, sont hostiles aux manifestations et continuent de nier les données scientifiques sur le climat.
Les retombées toxiques de Notre-Dame
L'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 15 avril dernier, n'a pas seulement presque détruit ce monument vieux de huit siècles et demi. Il a envoyé au-dessus de la zone environnante un nuage de poussière toxique résultant de la combustion et de l'effondrement de la toiture et de la flèche, une masse de 450 tonnes presque entièrement constituée de plomb.
Soumis à des températures estimées entre 600 et 900 °C, ce métal s'est disséminé dans l'atmosphère sous forme de microparticules qui présentent un risque sanitaire pour tous ceux qui pourraient y avoir été exposés, en particulier les jeunes enfants : on sait que l'ingestion de plomb interfère avec le développement du système nerveux et entraîne des déficiences cognitives permanentes.
Le Monde du 12 septembre consacre un article au dernier rapport de l'Agence régionale de santé (ARS). En date du 31 août, cet organisme d'État avait effectué près de 400 plombémies, principalement sur des enfants de 0 à 6 ans, dans cinq arrondissements parisiens. Il s'agit d'un test qui mesure la concentration de plomb dans le sang. Dans cet échantillon, trois cas de saturnisme seulement ont été détectés et, pour deux d'entre eux, les enquêteur
Edward Snowden publie ses mémoires
Il y a un peu plus de six ans, Edward Snowden atterrissait à Moscou pour ce qu'il pensait n'être qu'une courte escale sur sa route vers l'asile politique en Équateur. Au lieu de cela, il s'est retrouvé bloqué à l'aéroport pendant 40 jours, dans sa vaine recherche d'un passage sûr hors de portée du gouvernement américain. Quand il a finalement pu quitter le terminal, il était devenu pion dans une impasse opposant les États-Unis et la Russie, avec pour seule perspective une résidence permanente à Moscou.
« L'exil est une escale qui n'en finit pas », écrit-il dans son autobiographie, intitulée Permanent Record et qui vient juste d'être publiée.
En juin 2013, le journal The Guardian publiait sur son site internet les premiers documents, secrets et inédits, d'une immense archive soustraite à la National Security Agency. Derrière cette fuite, la plus importante de l’histoire des services de renseignement américains, un ancien agent de la CIA et sous-traitant de la NSA qui allait, quelques jours plus tard dans une chambre d'hôtel à Hong Kong, révéler son identité au journaliste Glenn Greenwald et à la cinéaste Laura Poitras. C'est ainsi qu'Edward Snowden est devenu le lanceur d'alerte le p
Une interpellation « légitime » du président
Un juge du tribunal correctionnel de Lyon a relaxé deux militants poursuivis pour avoir décroché un portrait officiel du chef de l'État dans une mairie d'arrondissement à Lyon, rapporte Le Monde du 17 septembre, qui souligne le caractère « inédit » et « surprenant » de la décision.
À l'appui de celle-ci, Marc-Emmanuel Gounot, le juge, a invoqué « l’état de nécessité » – une notion juridique rarissime utilisée au 19ème siècle pour exempter une mère de vol de pain – transposant ainsi le « motif légitime » à la brûlante problématique de l’environnement.
En sortant de la salle d'audience, les deux « voleurs » ne pouvaient pas cacher leur émotion : « Cette décision reconnaît des années de militantisme », a déclaré Fanny Delahalle, 35 ans.
En février dernier, avec Pierre Goinvic, 33 ans, et une dizaine de militants du collectif Action non violente-COP 21, Fanny avait procédé à l'escamotage de la photo du président Macron afin de dénoncer « le vide de la politique gouvernementale ». Elle avait ensuite posé sur les marches de la mairie en tenant fièrement le cadre, après quoi la police n'avait pas tardé à l'identifier. Requérant une amende de 500 euros, la procureur avait argué qu'il s'agis
Faut-il introduire les enfants à la philosophie ?
Dans une bibliothèque de la région parisienne, Cédric Cagnat commence son cours en allumant une bougie, puis : « La philosophie, c'est quoi ?» demande-t-il à la ronde. Une douzaine d'enfants de 7 à 10 ans, assis en cercle, les yeux grands ouverts, ne répondent pas. Cédric explique alors que la philosophie, c'est l'occasion de s'écouter l'un l'autre et de communiquer.
Le journal Christian Science Monitor consacrait récemment un article à l'initiation des enfants à la philosophie, une tendance qui gagne du terrain en France.
Traditionnellement, la philosophie était un sujet offert en dernière année du niveau secondaire, en vue de l'examen final, le baccalauréat. Mais les éducateurs français s'intéressent aujourd'hui à rendre cette matière accessible à de plus jeunes enfants au moyen d'ateliers conduits dans les écoles, les bibliothèques et autres espaces publics.
« L'enseignement de la philosophie apprend aux enfants à poser des questions. Il les aide à développer leur capacité de compassion et une conscience collective », explique Cécile Viénot, une pédopsychologue. Il y a aussi des résultats concrets : des études montrent que les enfants qui en ont bénéficié améliorent leur performan