En premier lieu, on s’intéresse évidemment à la rentrée des classes, qui a eu lieu cette semaine en France dans un climat de défiance. J’aimerais aussi revenir sur l’intense activité diplomatique du président français, Emmanuel Macron. Ensuite, on abordera les incendies qui ravagent l’Amazonie et les remous politiques en Italie. On terminera avec les tensions autour de l’utilisation de trottinettes électriques dans les rues de Paris.
On commence tout de suite, avec l’heure de la rentrée, qui a sonné en France pour des millions d’élèves. Retour à l’école aussi pour les professeurs, qui attendent des signes forts de la part du ministre de l’Éducation nationale après des mois d’affrontements…
Une rentrée des classes très observée en France
Plus de douze millions d’écoliers ont repris le chemin des classes ce lundi 2 septembre. Avec dans leurs cartables, des cahiers et des stylos neufs et de nombreux souvenirs de vacances. La rentrée, c’est toujours un moment important pour les enfants. Il y a l’excitation de retrouver les copines et les copains, la découverte de la nouvelle salle de classe, de la nouvelle maîtresse ou du nouveau maître… Il y a aussi, pour les plus petits, la séparation avec les parents et ces premières larmes versées dans la cour de récréation.
Emmanuel Macron, un diplomate audacieux
La fin du mois d’août a été studieuse et diplomatique pour Emmanuel Macron. Après quelques jours de vacances, le président français a multiplié les rendez-vous et les sommets bilatéraux. Il y a eu la rencontre avec Vladimir Poutine dans le sud de la France, le 19 août. Trois jours plus tard, c’est le premier ministre britannique Boris Johnson qui était reçu à Paris. Enfin, entre le 24 et le 26 août, Macron a accueilli à Biarritz les principaux dirigeants mondiaux pour un sommet du G7.
Une rentrée résolument internationale donc pour le chef de l’État français, à l’heure où les tensions se multiplient. On peut citer par exemple la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, le Brexit, les divisions entre européens et américains sur l’Iran, ou encore la méfiance généralisée à l’égard de la Russie. Pour toutes ces raisons, le sommet de Biarritz s’annonçait particulièrement délicat,
Bolsonaro face aux incendies en Amazonie : une gestion en question
Depuis plusieurs semaines maintenant, l’Amazonie brûle. Des milliers d’incendies ont été recensés depuis le mois d’août dans l’immense forêt tropicale qui couvre une partie du continent sud-américain. La forêt amazonienne, ce sont près de 7 millions de kilomètres carrés, une zone qui couvre neuf pays et qui abrite pas moins de 10% des espèces connues sur Terre. Un écosystème extraordinaire et une richesse végétale unique, qui lui valent le surnom de « poumon de la planète. »
Ce « poumon » est actuellement enfumé. Il tousse, et le monde s’inquiète. Enfin, pas exactement tout le monde : alors que les leaders de nombreux pays faisaient part de leur préoccupation face à l’ampleur des incendies, les dirigeants brésiliens ont mis longtemps à réagir. Le président du Brésil Jair Bolsonaro a d’abord minimisé la dimension des feux de forêts. Il a ensuite accusé les organisations non gouvernementale
En Italie, le pari perdu de Matteo Salvini
En français, il y a une formule toute faite pour définir ce qui est arrivé ces derniers jours à Matteo Salvini, en Italie : on parle d’ « arroseur arrosé. » C’est l’expression parfaite pour définir quelqu’un qui a été pris à son propre jeu. Et le cas de Salvini est, d’après moi, un cas d’école ! En l’espace d’un mois d’août particulièrement agité sur le plan politique, le leader d’extrême-droite a perdu gros. Il était l’homme fort du gouvernement italien, il se retrouve dans l’opposition. Et l’ironie de l’histoire, c’est que c’est lui, tout seul, qui a provoqué sa chute.
Depuis juin 2018 et l’arrivée d’un nouvel exécutif à Rome, Matteo Salvini en était devenu le symbole. Ministre de l’Intérieur et vice-premier ministre de Giuseppe Conte, il avait éclipsé les autres membres du gouvernement. Omniprésent au niveau médiatique, cet adepte des réseaux sociaux a marqué le rythme des autorités it
Les trottinettes électrisent les habitants de Paris
Les touristes qui ont profité de l’été pour visiter Paris s’en seront rendus compte : la capitale française est envahie par les trottinettes électriques. Plus de 20.000 véhicules ! On en trouve partout : dans les parcs, sur les places, sur les trottoirs, parfois même couchées en plein milieu de la rue… Depuis son débarquement, il y a un peu plus d’un an, l’essor de ce moyen de déplacement est spectaculaire à Paris. Ce n’est pas une exclusivité de la capitale française, on retrouve ce phénomène dans les grandes villes du monde entier, mais c’est particulièrement évident —et visible— dans les rues parisiennes.
Cette croissance pose des problèmes. Beaucoup de problèmes, même. Il y a d’abord la question du stationnement. Théoriquement, depuis juillet, ces véhicules n’ont plus le droit d’être garés n’importe où. Un arrêté municipal les oblige à occuper des emplacements de stationnement précis