Nous nous rendons d’abord au Brésil pour jeter un coup d’œil sur la politique environnementale du président Bolsonaro.
Jair Bolsonaro : « l’Amazonie est à nous, pas à vous. »
« Déforestation record au Brésil », titre Le Monde du 8 août.
Selon des chiffres qui viennent d'être publiés par l'Institut national de recherche spatiale (INPE) – une unité de recherche du ministère brésilien des sciences, de la technologie et de l'innovation –, la déforestation amazonienne s'accélère dangereusement au Brésil : en juillet, elle a progressé de 278 % par rapport au même mois de 2018. Ce taux alarmant, fondé sur des images satellites, s'ajoute à la progression de 88 % observée en juin et aux 34 % de hausse recensés en mai.
En d'autres mots, 6 833 km2 de la forêt primaire brésilienne ont été déboisés depuis un an (dont 4 700 km2 depuis janvier), une superficie équivalente à 65 fois la ville de Paris. À ce rythme, 2019, déjà une année record pour les températures globales, risque de le devenir également pour la déforestation.
Hongkong dans la rue
L'avertissement du gouvernement de Beijing à la population de Hongkong est assez clair : « Nous ne pouvons pas laisser Hongkong dans le chaos plus longtemps. Ne sous-estimez jamais la ferme détermination et la puissance immense du gouvernement central. Qui joue avec le feu se brûle à mort », a notamment déclaré Yang Guang, porte-parole de l'agence gouvernementale chargée des affaires de Hongkong et Macao, lors d'une rare conférence de presse, le 6 août.
Hongkong traverse sa plus grave crise politique depuis 1997 lorsque, ancienne colonie britannique, elle est retournée sous le contrôle de Beijing.
Il y a deux mois, un projet de loi d'extradition vers la Chine a ravivé le mouvement pro-démocratie, qui était plus ou moins dormant depuis le « mouvement des parapluies » en 2014.
Des manifestations massives tenues chaque week-end ont contraint le gouvernement local à suspendre le projet de loi mais, entre-temps, le mouvement s'est élargi pour contester ce qu'il considère comme l'emprise croissante de l'administration Xi Jinping sur le territoire et le recul des libertés démocratiques garanties par le principe « un pays deux systèmes ».
Les mises en garde de Beijing et de Carrie Lam, chef
Franky Zapata, « l’homme volant », franchit la Manche
Dix jours après une première tentative, Franky Zapata est parvenu à traverser la Manche debout sur sa machine volante, annonce Le Monde du 4 août.
Le Français a parcouru les 35 kilomètres qui séparent Sangatte, dans le Pas-de-Calais, de Douvres, sur la côte anglaise, en 22 minutes, avec une halte à mi-chemin, sur un bateau, pour se ravitailler en kérosène.
Conçu par Zapata, le « Flyboard » est doté de cinq mini-turboréacteurs qui lui permettent de décoller et d'évoluer jusqu'à 190 kilomètres par heure, à une altitude de quinze à vingt mètres. Son autonomie est d'une dizaine de minutes.
Le 25 juillet dernier, 110 ans jour pour jour après la première traversée de la Manche en avion par Louis Blériot, il s'était élancé du même endroit mais il avait chuté dans la mer quelques minutes plus tard après avoir manqué l'atterrissage sur la plateforme du bateau où il devait se ravitailler. Cette fois-ci, Zapata et son équipe ont opté pour un bateau plus grand, après avoir passé la semaine à réparer leur engin, endommagé lors de sa chute.
C'est au défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Élysées, et en présence d'Emmanuel Macron et d'Angela Merkel, que Zapata avait officiellement inauguré le
« On avance ! Messieurs dames, on avance ! »
Si Lisa Gherardini, l'épouse du marchand florentin Francesco del Giocondo, avait su que 30 000 personnes viendraient chaque jour admirer son portrait au Louvre 500 ans plus tard, elle aurait peut-être demandé un prix tellement exorbitant que Léonard de Vinci aurait dû renoncer à la prendre comme modèle.
Sans parler des problèmes logistiques confrontés par le musée dont « l’accès est conditionné par l’accès à La Joconde », constate Vincent Pomarède, administrateur général adjoint du Louvre, qui explique : « Chaque fois qu’elle est déplacée, cela pose des problèmes d’organisation. Quand elle était dans la Grande Galerie, elle créait un bouchon au milieu ; quand elle a été dans la salle Rosa, au bout de la Grande Galerie, on entrait et sortait par la même porte, c’était terrible. Et même dans la salle des États, il y avait embouteillage… »
Trente minutes de queue pour pouvoir admirer le tableau le plus célèbre du monde, ce n'est pas trop mal. C'est quand on y arrive que vient l'humiliation. Ne pensez même pas à vous attarder plus d'une minute ou deux. Le temps d'un selfie et l'injonction vous frappe comme une gifle : « On avance ! Messieurs… dames, on avance ! »
En 2018, le Louvre a acc
À Paris, des arbres en pots ou des « forêts urbaines » ?
On parle beaucoup en ce moment à Paris de « forêts urbaines », une idée en partie inspirée par le travail de Michel Desvigne, un paysagiste de renom interviewé le 25 juillet par le journal Le Monde. Desvigne a notamment créé il y a une dizaine d'années, à Tokyo, une petite forêt de 200 arbres sur un sol artificiel couvrant une surface de 3 600 mètres carrés.
Bien qu'elle compte quelque 200 000 arbres en plus des 300 000 arbres des bois de Boulogne et de Vincennes, Paris est dépourvue de grands parcs intra-muros. Le ratio de nature par habitant y est inférieur de moitié aux 10 mètres carrés prescrits par l’Organisation mondiale de la santé.
Au-delà de l’agrément et du décor, le rôle des arbres est essentiel pour fixer le CO2, absorber les particules fines, ombrager la ville et la rafraîchir pendant les épisodes de canicule que multiplie le dérèglement climatique.
Anne Hidalgo, la maire actuelle, et son équipe continuent leur effort de planter des arbres partout où c'est possible dans une métropole aussi dense : dans les rues, les squares, les cours d'école, et même sur le pont d'Iéna…
Mais les défenseurs de l'environnement, encouragés par le bon score des Verts aux récentes élections e