On commence en France, avec une fin du mois qui s’annonce agitée pour le gouvernement : les mobilisations contre la réforme des retraites se multiplient…
La réforme des retraites, dossier explosif de la rentrée
L’automne sera chaud en France. On ne parle pas de météo mais de climat social, avec une réforme qui crispe tout le monde ou presque en France : celle des retraites. C’est sans doute le plus grand chantier qu’affronte Emmanuel Macron. Dès son arrivée au pouvoir, le chef de l’État avait promis qu’il réaliserait une grande réforme des retraites. Il entend réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué : en finir une bonne fois pour toutes avec l’extrême complexité du système des retraites en France.
Le bilan contrasté de la canicule en France
1.500 personnes sont décédées cet été en France à cause de la canicule. C’est le calcul réalisé et présenté dimanche 8 septembre par le ministère des Solidarités et de la Santé. Le décompte détaillé parle de près de 570 victimes mortelles lors du premier épisode de chaleur, entre fin juin et début juillet. La deuxième vague de canicule, à la fin du mois de juillet, a provoqué de son côté la mort de plus de 950 personnes, selon le même décompte.
Le chiffre est significatif. On est loin des 15.000 morts qui avaient été recensés en France en 2003, lors du pire épisode de canicule de l’histoire du pays, mais le bilan reste lourd. Il est particulièrement important pour les personnes âgées : les plus de 75 ans représentent environ la moitié des victimes des fortes chaleurs de l’été qui se termine. On retrouve aussi, parmi les décédés, de jeunes adultes et des travailleurs : c’est le cas d’une dizaine de personnes mortes alors qu’elles étaient en train d’exercer leur profession.
Pour la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, la prévention a cependant bien fonctionné. Buzyn a reconnu des carences, notamment pour les métiers les plus exposés, dans l’agriculture et les travaux publics. Mais, ell
Dominic Cummings, le stratège derrière Boris Johnson
Officiellement, Dominic Cummings n’est pas le chef de cabinet de Boris Johnson. Dans les faits, c’est tout comme. Nommé conseiller spécial par le premier ministre britannique fin juillet, Cummings est considéré comme la tête pensante, l’idéologue de la stratégie adoptée par le chef du gouvernement conservateur. Et les médias du monde entier rivalisent d’imagination quand ils parlent de lui : « Vice-Premier ministre », « Porte-flingue de Johnson » ou encore « Raspoutine. » Autant de surnoms qui démontrent l’importance prise par Cummings dans le processus du Brexit.
À 47 ans, ce n’est pas la première fois que ce diplômé d’Oxford se retrouve en pleine lumière. Les Britanniques l’ont découvert en 2016, au moment du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. C’est lui qui est derrière la campagne pour l’abandon du club communautaire. Il a imaginé le slogan « Vote Leave », il a bombardé les réseaux sociaux d’informations douteuses et de messages simplistes favorables au Brexit. Le grand public a pu découvrir ses basses manœuvres dans le film « Brexit. The Uncivil War », où Cummings est —magnifiquement— interprété par Benedict Cumberbatch.
Véritable architecte de la
Timide rapprochement entre l’Ukraine et la Russie
L’échange est presque passé inaperçu. Il a eu lieu en plein week-end, le samedi 7 septembre. À Moscou, 35 prisonniers ukrainiens sont montés à bord d’un avion en milieu de matinée. Leur destination : Kiev, la capitale de l’Ukraine où, au même moment, un appareil avec 35 prisonniers russes à bord s’est envolé vers la Russie. En début d’après-midi, les deux avions ont atterri dans leurs aéroports respectifs, et les prisonniers, de chaque côté, ont officiellement retrouvé leur liberté.
Cela faisait des mois que Moscou et Kiev négociaient cet échange. Et il est hautement symbolique, alors que les deux pays s’affrontent, depuis 2014, dans l’est de l’Ukraine. Parmi les prisonniers libérés par la Russie, on retrouve Oleg Sentsov. Le cinéaste ukrainien était détenu depuis plus de cinq ans. Il avait été arrêté en mai 2014 en Crimée, quand il protestait contre l’annexion de la péninsule par la Russie. Accusé de terrorisme, Sentsov avait été condamné à 20 ans de prison par la justice russe et il était devenu le symbole de la répression russe en Ukraine.
Au-delà de Sentsov, Moscou a libéré les 24 marins ukrainiens détenus au large de la Crimée par l’armée russe en novembre de l’année dernière.
À Paris, la difficile conservation des œuvres de Banksy
Pas facile de peindre à Paris quand on s’appelle Banksy. C’est sans doute ce que doit penser l’artiste britannique après le nouveau vol d’une de ses œuvres dans les rues de la capitale française. Banksy, pour ceux qui ne le connaissent pas, est une référence mondiale du street art. Il a peint, avec ses pochoirs et un style inimitable, les murs des villes du monde entier. Et il a laissé quelques œuvres que vous avez certainement vues à un moment donné : comme cette petite fille qui laisse s’envoler un ballon en forme de cœur, ou comme ce jeune émeutier —avec visage masqué et casquette à l’envers— qui lance un bouquet de fleurs…
Banksy est à l’heure actuelle un des artistes contemporains les plus cotés. Au-delà de la qualité et des messages de ses dessins, son attractivité réside aussi dans le mystère qui entoure son identité et dans le caractère spontané de ses œuvres. On pourrait aussi parler du caractère éphémère de ses peintures. Au moins quand on parle de Paris, où des petits malins ont pris la mauvaise habitude de les voler. La dernière fois, c’était donc début septembre, juste à côté du Centre Pompidou, en plein centre-ville.
L’artiste britannique avait peint, l’année dernière,