La Cour suprême kenyane invalide le scrutin du 8 août
Le vendredi 1 septembre 2017, la Cour suprême kenyane a rendu sa décision : elle a invalidé l’élection présidentielle du 8 août dernier. En effet, cette élection, qui opposait Uhuru Kenyatta (vainqueur avec 54,27% des voix) à Raila Odinga, le chef de l’opposition, a été déclarée « invalide et nulle » pour cause d’ « illégalités et d’irrégularités ». C’est Odinga lui-même qui a fait appel au sommet du pouvoir judiciaire du pays, une cour instaurée par la nouvelle Constitution de 2010. Après avoir annulé l’élection, les juges ont annoncé qu’un nouveau vote devait être organisé dans les deux mois.
Il est évident que cette décision revêt un aspect positif, ou en tout cas historique : c’est la première fois qu’un scrutin présidentiel africain est annulé par la justice. Cependant, je pense qu’il est encore beaucoup trop tôt pour parler de « victoire démocratique ». En effet, la réaction de Uhuru Kenyatta, président de la République et candidat à la réélection, parle d’elle-même. Il a ainsi critiqué la Cour suprême, l’accusant d’avoir « volé l’élection au peuple kenyan ». Pourrait-on s’imaginer ce type de réaction dans une véritable démocratie ? Comment peut-on accuser la juridiction s
Tempête Harvey : Trump est-il à la hauteur ?
Le Texas est sous le choc. À la fin du mois d’août, un ouragan, du nom de Harvey, a violemment frappé l’état du sud des États-Unis. C’est le troisième ouragan que le pays ait eu à affronter depuis Katrina, en 2005. Avec des vents allant jusqu’à 215 km/h et des pluies torrentielles, cette nouvelle catastrophe naturelle a déjà fait plus de 44 morts et 32 000 sinistrés. Les coûts matériaux sont estimés à plus de cinquante milliards de dollars. L’Amérique avait déjà connu pires tornades, comme celle de Katrina, qui avait fait plus de 1800 morts, ou Sandy, en 2012, qui en avait fait plus de 200.
Cependant, certains se posaient la question de savoir comment allait réagir le président américain, Donald Trump, face à ce drame humain et matériel. Force est de constater que Donald Trump a été assez… surprenant. En effet, le premier tweet du président américain a, avant tout, précisé que Harvey était l’un des plus gros ouragans que les États-Unis avaient connu depuis au moins 500 ans. Il laissait donc de côté toute forme de soutien et d’empathie pour les victimes de ce déchaînement des cieux.
Pourtant, Trump ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Je n’ai guère apprécié qu’il utilise ce d
Devant les ambassadeurs, Macron donne les grandes lignes de sa politique étrangère
Après quelques coups d’éclat internationaux, notamment face au Président américain Donald Trump, avec un provocateur « Make our Planet Great Again », Macron a posé les bases, dans son discours du 29 août, de sa politique étrangère.
C’est face aux diplomates français, lors de la Semaine des Ambassadeurs, que le président a défini les grandes lignes de sa diplomatie. Évoquant différents sujets, tels que le terrorisme islamiste, la crise migratoire ou la relance du projet européen, il s’est montré combatif et déterminé. Devant les diplomates, le président Macron a expliqué vouloir redonner à la France son indépendance et son rang parmi les nations.
D’abord, ses mots forts et responsables à l’encontre du terrorisme islamiste ont été, selon moi, à la hauteur de l’enjeu. Il a bien précisé que la destruction de l’État islamique était la priorité de la France. Emmanuel Macron semble également se détourner de la position de son prédécesseur à l’égard de la situation en Syrie et en Irak. En effet, alors que François Hollande faisait du départ de Bachar El-Assad une condition de la stabilisation de la région, Emmanuel Macron a affirmé qu’il n’en était rien. Si Assad devra être jugé pour
Le nouveau ministre de l’Éducation souhaite refaire de l’école une fierté française
Nos derniers gouvernements se sont toujours heurtés aux réticences des uns et des autres concernant la réforme de l’école française et de l’éducation nationale. Entre la suppression de postes de professeurs sous Nicolas Sarkozy ou la réforme des rythmes scolaires et la semaine de quatre jours sous François Hollande, beaucoup exprimaient leur inquiétude de voir les écoliers français malmenés et l’apprentissage des savoirs fondamentaux minimisé.
Lors de sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait fait de la réforme de l’école l’une de ses grandes priorités. C’est ainsi que le 29 août, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation, a annoncé que le budget de son ministère allait augmenter de 1,2 milliards d’euros, passant de 49,3 milliards à 50 milliards d’euros.
Je me réjouis des premières annonces de Blanquer. En effet, il semble enfin vouloir appliquer ce que tant de ministres au même poste n’ont souvent pas eu le courage (ou la volonté) de faire. Ainsi, à mon avis, le dédoublement des classes de cours préparatoire (CP) et de cours élémentaire 1re année, la mise en place d’évaluations en classe, ou encore le rétablissement de l’apprentissage du latin et du grec sont de
Avec Neymar et Mbappé, le Paris Saint-Germain s’offre une dimension internationale
Ce jeudi 31 août, le Paris Saint-Germain a confirmé l’arrivée du footballeur international français Kylian Mbappé pour un prêt d’un an, avec option d’achat. Le jeune attaquant a donc quitté le club de l’AS Monaco après que le PSG ait aligné près de 180 millions d’euros. Après avoir acheté Neymar pour 220 millions d’euros, le club de football de la capitale française affiche donc sa volonté de constituer une équipe à renommée internationale, composée de joueurs de classe mondiale, dans le but de gagner la précieuse Ligue des champions.
Avec l’arrivée de Mbappé, mais également avec celle de Neymar, beaucoup se sont indignés des montants considérables des prix des transferts de ces joueurs. Beaucoup de personnes ont souligné le mépris adressé aux classes populaires qui devaient se serrer la ceinture en temps de crise.
Au risque d’en surprendre plus d’un, je pense que les arguments condamnant les prix des transferts de ces joueurs sont démagogiques et hors de propos. En effet, il ne faut pas oublier que l’achat de ce type de joueurs, ici Mbappé et Neymar, est un investissement. Cela veut dire que le PSG a évidemment calculé la rentabilité que pourrait lui rapporter un joueur com