Si l’on en doutait encore, nous sommes vraiment dans un monde globalisé. Voilà que les questions qui sont soulevées au moment des élections présidentielles au Kenya en rappellent d’autres qui ont pu se poser aux États-Unis, il n’y a pas si longtemps. La démocratie a-t-elle toujours raison ? Le peuple peut-il avoir tort ? Voilà toute l’affaire.
Election présidentielle au Kenya : l'opposition conteste
Qui sait précisément où est le Kenya ? Qui connaît le nom de son nouveau président ? Qui a suivi les élections générales du 8 août dernier ? Peu d'entre vous, n'est-ce pas ? Oh, ce n'est pas la peine de prendre cet air penaud et de regarder vos chaussures, vous n'êtes pas les seuls. Pourtant, ce qui se passe dans ce pays est passionnant car il nous renvoie à une évidence : on ne naît pas démocrate, on le devient. Ou, autrement dit, rien ne se décrète et tout s'acquiert, parfois même lentement, n'en déplaise à certains...
Vous avez dit cosmopolite ?
L'atmosphère est électrique en ce 2 août dans la salle de presse de la Maison-Blanche. La nouvelle proposition de loi sur l'immigration de Trump fait débat. Car le RAISE act vise à réduire le nombre d'immigrants venant aux États-Unis. Comment ? En donnant la priorité à ceux qui parlent anglais, peuvent subvenir à leurs moyens comme à ceux de leur famille et possèdent des compétences utiles au pays.
En cette chaude après-midi, c'est Stephen Miller, l'un des conseillers politiques du président et spécialiste des problèmes migratoires, qui est chargé de parer l'offensive médiatique. Après une altercation musclée avec un journaliste, un reporter de CNN revient sur le critère linguistique. Finalement, avec RAISE, provoque Jim Acosta, seuls les Australiens et Britanniques seraient autorisés à immigrer aux États-Unis, non ? Miller s'énerve : « C’est la chose la plus outrageuse, insultante, preuve de votre ignorance, et folle que vous ayez jamais dit ». Puis, certain de lui clouer définitivement le bec, il assène : « Vous avez des préjugés cosmopolites ». Les ardents défenseurs d'un ultra-nationalisme américain se félicitent de ce qu'ils croient être une mise à mort verbale. En réalité
Renault vient de signer un gros contrat avec l'Iran
Cocorico ! Le 7 août, le constructeur automobile Renault a signé un accord de 660 millions d'euros avec l'Iran pour y produire jusqu'à 300 000 voitures par an. Youpi ! Dans le creux de l'été, la très bonne nouvelle est tellement la bienvenue que tous les médias français s'en sont fait l'écho. En plus, avec un peu de chance et... de soleil, cela pourrait presque redoper notre estime de soi. Pour une fois, une de nos grandes entreprises ne se fait pas doubler par une concurrente étrangère, ça vaut le coup d'en faire les grands titres. Plus sérieusement, voici, en quelques mots, de quoi il s'agit.
Le deal prévoit d'ici un an et demi la mise en vente de 150 000 Renault Symbol et Duster de Dacia. Ces véhicules seront produits à environ 120 kilomètres de Téhéran dans une usine détenue à 60 % par Renault, à 20 % par un organisme public iranien et à 20 % encore par une société privée iranienne. Puis, à partir de 2019, 30 % de ces automobiles et des pièces détachées seront exportées.
Apparemment, tout le monde y trouve son compte.
Les Français renforcent leur présence sur un marché de 80 millions d'habitants qui, comme le déclare le numéro deux de Renault, Thierry Bolloré, à l'AFP,
Libérez Loup Bureau !
Je pense à toi, Loup Bureau. Je ne te connais pas, mais je pense à toi. Depuis le 26 juillet, ton nom et ton visage juvénile me sont devenus familiers. Je t'imagine dans cette prison d'État où ils t'ont enfermé. Mis à l'isolement total. Mis en examen au prétexte que tu appartiendrais à une « organisation terroriste armée ». Quelle sinistre farce ! Tu ne faisais que ton métier : journaliste free-lance ! Tu es un aventurier, racontent tes camarades, tu avais couvert l'occupation de la place Tahrir et le soulèvement en Ukraine. Et en 2013, tu avais eu envie de suivre les combattants kurdes syriens des YPG. Aujourd'hui, les autorités turques te le font payer. Elles veulent te faire peur. Toi, qui n'as que vingt-sept ans et ta passion comme unique bouclier. Elles veulent te terroriser, te changer de prison, t'envoyer au fin fond de l'Anatolie. À Van. À neuf cents kilomètres de Sirnak. Là où le tribunal t'a inculpé et là surtout où ton avocat essaie de plaider ta cause.
Cher Loup Bureau, tu n'es pas tout seul. Le 7 août, tes proches ont lancé une pétition demandant ta libération. Elle a recueilli, au moment où je te parle, plus de 20 000 signatures. Tiens bon, les autres vont arriver.
Documentaire sur Lady Di : encore !
La voix est douce, le visage est triste. Diana nous raconte qu’elle et Charles ne se sont vus que treize fois avant de se marier. Non, le fils d'Elisabeth ne s'est pas embêté à lui faire la cour : « Il n'arrêtait pas de me sauter dessus et commençait à m'embrasser partout (…) Il n'arrêtait pas de me coller tout le reste de la soirée. Il me suivait partout comme un petit chien ». Une fois marié, l'époux ne remplit que sporadiquement ses devoirs et, sur les conseils de son propre père, garde sa maîtresse, Camilla Parker-Bowles. De son côté, Lady Di s'éprend de l'officier de police en charge de sa protection, Barry Mannakee, et envisage de fuir avec lui. Elle s'interroge à haute voix aussi sur son décès --un accident de moto-- suggérant qu'il aurait été « éliminé ».
Voici quelques-unes des plus savoureuses confidences dont la presse française nous régale actuellement en prévision du documentaire diffusé le 31 août prochain, « Diana: In Her Own Words ». Cette vidéo projetée à l'occasion de la commémoration des vingt ans de la mort de la princesse des cœurs, a en fait été filmée par son coach vocal, le comédien Peter Settelen, entre 1992 et 1993. Des millions de téléspectateurs brit