La fête nationale française, le 14 juillet, a été célébrée en grande pompe à Paris, mais cette année, un invité spécial était présent.
Deux mâles alpha se mesurent à Paris
L’invitation par le président français Emmanuel Macron aura permis à Donald Trump d’échapper brièvement à ses déboires domestiques et de retourner en Europe une semaine après y être apparu singulièrement isolé au sommet du G20 à Hambourg – un geste qui, en retour, devait donner au jeune président l’occasion d’affirmer sa stature sur la scène internationale.
Autant l’admettre tout de suite : une comparaison entre les deux individus est aussi irrésistible que leur rencontre était improbable.
Durant la campagne présidentielle française, Trump avait ouvertement déclaré son admiration pour Marine Le Pen, candidate populiste d’extrême droite battue par Macron au deuxième tour.
La politique est-elle un vrai métier ?
À quelques exceptions près, les candidats qui sollicitent si avidement nos voix semblent avoir été dans la fonction publique depuis leur plus jeune âge, ne vivant que « de » et « pour » la politique, comme le notait le sociologue Max Weber qui, il y a un siècle, constatait déjà la professionnalisation de la politique.
Un article récent du Monde s’interroge sur cette tendance qui n’a fait que s’accélérer : les François Fillon, Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy, etc. étaient engagés dans une carrière politique bien avant d’atteindre la trentaine.
« Où sont les amateurs éclairés qui se passionnent, le temps d’un mandat, pour la chose publique avant de retourner à leur occupation d’origine ? » demande le journal qui évoque les règles de la démocratie athénienne. Dans l’Athènes antique, le tirage au sort, le non-cumul des mandats et la rotation des charges assuraient que les responsabilités circulent d’un citoyen à l’autre. Chacun était tour à tour gouvernant et gouverné.
Aujourd’hui, les élus font de la politique une carrière et y consacrent la majeure partie de leur vie adulte. C’est particulièrement le cas en France. La situation est différente en Suède, par exemple, où les rot
Le bronzage, révolution culturelle méconnue
Parmi les codes et les rites qui accompagnent le pèlerinage estival vers les plages, on note la pratique de s’exposer au soleil – pratique singulière dans laquelle la vénération d’un astre se trouve gratifiée en retour par un embellissement du corps, lequel devient lui-même un objet de vénération.
L’historien Pascal Ory, professeur à l’université Paris 1, a étudié ce phénomène culturel et il en esquisse l’histoire dans une récente tribune du Monde.
Ce que l’on appelle en français le « bronzage » – terme plus esthétique que le mot anglais équivalent, qui signifie « tannage » – est une mode relativement récente.
Elle est apparue entre les deux guerres mondiales, en France, comme en témoignent les manuels de soins de beauté qui, en l’espace d’une trentaine d’années, sont passés de la phobie du soleil à son culte exalté. Pourquoi en France ? En voilà une question ! Parce que la France était, à l’époque, la référence des élites en matière d’élégance féminine.
Mais, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas l’industrie cosmétique qui a créé ce renversement de perception. Celui-ci a résulté de la combinaison de trois tendances, apparues simultanément dans la même
Vous sentez-vous suffisamment concerné par ce problème pour faire quelque chose ? Ce sera notre Featured Topic pour le Speaking Studio cette semaine.
Un million de bouteilles en plastique
Un million de bouteilles en plastique sont vendues chaque minute dans le monde – soit plus de 16 000 par seconde.
Le rapport Euromonitor International sur la tendance globale des emballages, cité par le Guardian du 28 juin, prédit que si rien n’est fait, ce chiffre pourrait augmenter de 20% en 2021 pour atteindre 500 milliards de bouteilles vendues par an : une orgie qui surpasse de loin tous les efforts de recyclage et met en péril océans, rivages et autres environnements.
Cette prédiction se base sur l’augmentation récemment observée : 480 milliards de bouteilles vendues en 2016 contre 300 milliards il y a dix ans.
Et le recyclage, direz-vous?
Tel qu’il existe actuellement, le recyclage est infime : moins de la moitié des bouteilles achetées en 2016 ont été collectées pour être recyclées et seulement 7% de celles-ci ont été retransformées en de nouvelles bouteilles. Autrement dit, la plupart échoue dans les décharges et dans les océans.
La fondation Ellen MacArthur révèle que de 5 à 13 millions de tonnes de plastique de toutes sortes se déversent chaque année dans les océans. Elle prédit qu’en 2050, le poids total de ces déchets dépassera celui du poisson.
Ce qu
La frite belge menacée ?
La Commission européenne a été récemment accusée de porter atteinte à l’intégrité d’un des piliers du patrimoine belge : les pommes de terre frites.
Au même titre que le chocolat, la bière et l’équipe nationale de football, les frites occupent dans le firmament culturel de la Belgique un statut privilégié.
Comme le note le Guardian, aucune place publique dans le royaume n’est complète sans sa « friterie », un petit stand où le vendeur plonge des bâtonnets de pomme de terre dans un bain bouillant de graisse animale et sert la portion dans un cône en papier (le cornet) ou dans un ravier en plastique ou en carton (la barquette), avec de la mayonnaise ou une sauce de votre choix. (Les frites restent plus chaudes dans un cornet).
Ce que la Commission européenne objecte, c’est le mode de cuisson : les frites sont plongées crues dans l’huile, égouttées, et replongées ensuite une seconde fois. Il se trouve que cette méthode produit une forte concentration d’acrylamide, une substance cancérigène.
Lorsque la Commission a recommandé que les pommes de terre soient d’abord blanchies pour prévenir cette occurrence, la réaction ne s’est pas fait attendre : « L’Europe menace notre cult