Emmanuel Macron a-t-il convaincu lors du G20 d’Hambourg ?
C’est la fin de ce douzième sommet du G20 qui a eu lieu à Hambourg, en Allemagne, les 7 et 8 juillet. Comme pour les sommets précédents, c’était l’occasion pour les 19 pays les plus riches du monde de discuter des principaux enjeux et défis qui frappent le monde en ce début de XXIème siècle. Naturellement, certains sujets ont été plus discutés que d’autres, et cela a notamment été le cas du climat et du commerce. On a pu y observer un Emmanuel Macron tout sourire, tandis que Donald Trump louait les mérites de cet espace d’échange que serait le G20. Cependant, derrière ces discours et ces sourires de façade, quel a été le bilan de ce G20 ? Emmanuel Macron a-t-il réussi, du côté français, à faire valoir ses positions ?
Pourquoi les pays du Golfe font-ils pression sur le Qatar ?
Le lundi 5 juin 2017, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, le Bahreïn, les Emirats arabes unis et le Yémen ont annoncé qu’ils rompaient toutes relations diplomatiques avec le Qatar. La raison ? Doha serait un peu trop complaisant avec l’Iran et financerait le terrorisme islamiste. Tandis que l’Arabie Saoudite a exigé le départ de tous les ressortissants qataris présents sur son sol, l’Egypte a, quant à elle, confirmé la fermeture des frontières aériennes et maritimes avec Doha.
Cependant, pourquoi cette décision intervient-elle maintenant ? Quelles sont les vraies raisons de cette initiative « anti-Qatar » ?
D’abord, il faut rappeler que les frictions entre les pays du Golfe, et particulièrement entre l’Arabie Saoudite et le Qatar, ne datent pas d’hier. En effet, déjà en 2014, l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis avaient rappelé leur ambassadeur au Qatar pendant huit mois. Cette nouvelle crise intervient quelques jours après le sommet de Riyad, durant lequel Trump avait clamé la nécessité pour les pays musulmans de s’opposer frontalement à l’Iran. L’Arabie Saoudite et les autres en ont donc profité pour pointer et dénoncer la relation entre le Qatar et l’Iran.
Cependant,
Emmanuel Macron annonce ses « priorités » devant le Congrès
Ce lundi 3 juillet avait lieu le premier grand oral du Président de la République, Emmanuel Macron. En effet, ce-dernier avait réuni les députés et les sénateurs à Versailles, afin d’évoquer et de préciser les grandes lignes de son quinquennat.
Il est vrai que, dès l’annonce de la réunion des deux chambres, cette prise de parole avait été très critiquée. En effet, Macron était accusé par des députés, de droite comme de gauche, d’humilier son premier ministre en faisant du discours de politique générale d’Edouard Philippe un simple récapitulatif du cap déjà fixé par le Président. Qu’en est-il donc du discours d’Emmanuel Macron ? Qu’a-t-il dit devant le Congrès ?
Fidèle à sa volonté de se démarquer de ses prédécesseurs, Macron a donc tenu son discours devant le Congrès lundi dernier, deux mois après son élection, une première sous la Vème République. Comme il l’a précisé lui-même, il s’agissait pour le Président d’informer les parlementaires (et les Français) quant aux premières réformes et à la philosophie de son quinquennat. Il a affirmé qu’il avait entendu le message de renouvellement politique souhaité par les Français ainsi que l’attente pressante de résultats dans tout
Simone Veil : une vie au service des autres
Simone Veil, figure politique française majeure du XXème siècle, est décédée ce vendredi 30 Juin 2017, à l’âge de 89 ans. Elue plusieurs fois personnalité préférée des Français, beaucoup la considéraient comme une deuxième mère, certains affirmant même qu’elle était la représentation de Marianne, symbole de la République !
Simone Veil est un exemple pour tous les Français. Elle est l’incarnation même du courage, de l’abnégation et de la fraternité. Qui aurait pu croire que cette survivante de la Shoah, qui a vu mourir sa mère à Bergen-Belsen et dont le père et le frère sont morts en déportation, aurait fait de la réconciliation (et de la paix), le combat de sa vie ? Lorsqu’elle se décida enfin à témoigner et à raconter l’enfer des camps, à la fin des années 1970, elle affirma qu’elle le faisait avant tout pour ne pas que cela recommence, pour la mémoire. Et pour éradiquer cette haine qui avait jailli du cœur des peuples européens dans les années 1930. Elle croyait en la réconciliation, et donc en l’Europe.
Au-delà de son combat pour les droits des femmes, et notamment celui d’avorter, Simone Veil s’est battue toute sa vie pour que les peuples européens se donnent enfin la ma
Le nouveau mouvement de Benoît Hamon s’imposera-t-il à gauche ?
« Mouvement du 1er Juillet». Le nom du nouveau mouvement créé par Benoît Hamon reflète, de mon point de vue, l’improvisation de la démarche de l’ancien candidat socialiste à la présidentielle de 2017. Chirac avait-il nommé le Rassemblement pour la République « mouvement contre Giscard » lorsqu’il l’avait fondé en 1976 ? Ce nom aurait au moins eu le mérite de définir un objectif… car celui du mouvement de Benoît Hamon sonne aussi creux que les 6% qu’il a obtenu à l’élection présidentielle…
Pourtant, c’est plus de 11 000 personnes qui étaient réunies, ce samedi 1er juillet, dans le 12ème arrondissement de Paris, afin de soutenir leur nouveau champion, celui qui a « décidé de quitter le Parti socialiste », lors du lancement de son mouvement : Benoît Hamon. Selon ses dires, ce-dernier estime qu’il y a une place à gauche, pour un mouvement transpartisan, entre la verve provocatrice de Mélenchon et le libéralisme de Macron.
Cependant, en s’imaginant un espace politique, Benoît Hamon semble oublier quelque chose de bien plus préoccupant : son score de 6% à l’élection présidentielle. Le Parti socialiste n’avait pas obtenu un tel résultat depuis 1969. Hamon a été désavoué par les Fra