Raz de marée Macron aux législatives. En Marche vers une catastrophe ?
Vous allez peut-être penser que je me paie votre tête, mais non, pas du tout. C'est même parce qu'on commence à se connaître un peu que je vais vous livrer mes états d'âme. Oh, rien de grave, rassurez-vous. Disons que j'assiste juste à la disparition d'un monde. Voilà trente ans de vie politique congédiée par des électeurs en quête de renouvellement. C'est superbe la démocratie, même si elle peut aussi engendrer… une certaine nostalgie. Car pour ne rien vous cacher, depuis le 11 juin, je me sens un peu orpheline. En pertes de repères, à la recherche de visages familiers.
Vous me direz, on s'y attendait. Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, les sondages ne cessaient de nous avertir : le parti du président disposerait d'une majorité très forte à l'Assemblée nationale. Et bien, on est servi. Les candidats de La République en Marche, dit LRM, et leur allié du centre, le MoDem, arrivent en tête dans 449 circonscriptions sur 577. Si leur poussée se confirme au soir du second tour, le 18 juin, ils disposeront de 415 à 455 sièges sur 577.
La droite dans son ensemble sera représentée par 70 à 110 députés, le Parti socialiste et ses coalisés par 20 à 30 élus, la France Insoumise de Mél
L'affaire Richard Ferrand, ou l'adieu aux beaux principes
Faites ce que je dis mais surtout pas ce que je fais. Tel pourrait être, chers amis, la devise de la nouvelle présidence, tant la première affaire du quinquennat me semble symptomatique, hélas, de nos mauvaises habitudes.
Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais Emmanuel Macron avait fait une partie de sa campagne sur le thème : moralité et nouvelles pratiques en politique. Il n'avait alors pas hésité, par exemple, à critiquer François Fillon et ses emplois fictifs. Vous me direz, qui ne l'a pas fait ? Mais manque de chance, maintenant, les ennuis, c'est pour lui ! Ou plutôt pour l'un de ses proches. Un ex-député socialiste, qui a été le premier parlementaire à le rejoindre et est devenu ministre de la cohésion des territoires, j'ai nommé Richard Ferrand. Depuis le 1er juin, ce Macronphile convaincu fait l'objet d'une enquête préliminaire portant notamment sur des soupçons de favoritisme en faveur de sa compagne. Il y en a pour des semaines, voire des mois.
Mais au juste, que lui reproche-t-on à ce Ferrand ? J'y arrive. Avant d'être député du Finistère, en Bretagne, ce monsieur a dirigé Les Mutuelles de Bretagne, un organisme qui s'occupe du remboursement des soins de sa
Porte de la Chapelle : Un quartier quasiment interdit aux femmes.... dans Paris
Il faut écouter leurs témoignages. Celui de Fatima, par exemple, qui décrit son quotidien dans son quartier de l'est parisien. « C'est de pire en pire, dit-elle. Les vendeurs à la sauvette occupent l'espace. Les migrants (...) squattent les trottoirs et les parcs. Le quartier est saturé de cette présence masculine et certains en profitent pour se permettre des écarts de langage (…) Après le travail, je dois affronter un mur d'hommes à la sortie du métro. Supporter des sifflets, des insultes. Certains m'interpellent en arabe en me proposant, en des termes crus, de coucher avec eux. Ça n'a rien de flatteur, je me sens harcelée dans ce quartier. Dénoncer cette situation ne fait pas de nous des racistes. Il faut lever le tabou et dire ouvertement que la présence des migrants aggrave le problème d'un quartier déjà gangrené par la délinquance. Ces hommes vulnérables sont une aubaine pour les mafieux qui tiennent notre quartier. Le problème ne vient pas des migrants, mais de la délinquance et de la mauvaise gestion de la crise migratoire et de l'espace public. On ne peut pas laisser ces hommes livrés à eux-mêmes dehors… tout comme on ne peut ignorer la parole des femmes ».
Surtout, je
Élections législatives au Royaume-Uni : la claque
L'intérêt de vivre en Europe, plus exactement au sein de l'Union européenne, c'est que tout ce qui s'y passe devient intéressant. Parce que d'une façon ou d'une autre cela vous touche. Prenez ma maman, par exemple. Elle n'a jamais mis les pieds en Grande-Bretagne et ne parle pas la langue de Shakespeare. Mais je peux vous assurer qu'elle a suivi avec beaucoup d'intérêt les élections législatives qui ont eu lieu le 8 juin au Royaume-Uni. Et pas simplement parce que sa nièce a épousé un Anglais. Non ! Elle sait que les résultats des élections pèseront sur le Brexit comme sur la politique migratoire. Et que cela même se répercutera en France.
Je vous le disais d'entrée de jeu, nous sommes tous reliés. N'en déplaise à Theresa May, qui s'apprêtait d'ailleurs à rompre avec l'Union européenne de la manière forte. C'est même parce qu'elle espérait obtenir une majorité renforcée pour négocier un Brexit dur avec les 27 qu'elle a proposé, en avril, ces législatives anticipées. Un sacré pari... raté. Les conservateurs détiennent certes encore la majorité avec 317 sièges sur les 650, mais elle n'est plus absolue : ils ont perdu douze élus. A l'inverse, les travaillistes gagnent 31 sièges, ce
Pacte climatique entre la Californie et la Chine : Un pied de nez à Trump
Franchement, je trouve la nouvelle assez réjouissante. Voir le patron de la plus grande puissance mondiale se faire désavouer par l'un de ses États m'amuse assez. Et en plus c'est pour la bonne cause. Du moins, je le crois, même si je ne suis pas naïve au point d'imaginer que la Chine signe un accord avec la Californie… juste pour sauver la planète. Mais nous allons y revenir.
Donc, peu après l'annonce de Donald Trump du retrait des États-Unis de l’accord de Paris, le gouverneur de Californie, Jerry Brown, embarquait pour Pékin. Au programme ? Un voyage d'une semaine centré sur le climat et les énergies renouvelables. Après une rencontre avec le président chinois, Xi Jinping, Brown a signé, le 6 juin, un accord avec Pékin. Les partenaires s'engagent à approfondir leur coopération pour développer les technologies vertes, la recherche, l'innovation et la commercialisation de nouveaux produits propres.
Concrètement, ce protocole devrait permettre la fabrication de véhicules à zéro émission, l'amélioration des méthodes de stockage énergétique et la modernisation des réseaux électriques. L'accord porte aussi sur la réduction des gaz à effet de serre et de la pollution atmosphériqu