À Hiroshima, la paix reste un combat actuel. Quatre-vingt-un ans après le premier bombardement atomique de l'histoire, la ville japonaise a commémoré cet anéantissement total avec les derniers survivants, les responsables politiques et la population dans son ensemble. Mais cette année, ces célébrations ne regardaient pas seulement en arrière. Elles ont aussi – surtout – permis aux mouvements pacifistes de dire clairement « non ». Non à un futur armement nucléaire du Japon, comme le gouvernement pourrait le proposer. La raison ? La multiplication des crises en Asie. Ce débat semblait appartenir au siècle dernier. Mais l'histoire n'est jamais définitivement écrite.
Pour rien au monde, les Français ne renonceraient aux sacro-saintes vacances d’été. C’est un héritage de nos luttes sociales, une nécessité physique, un bonheur attendu. Mais si cette pause estivale n’est pas remise en question, elle se présente désormais un peu différemment. Certes, l'Hexagone demeure une destination privilégiée, cependant, les incendies et les canicules ont rebattu les cartes. Les régions du Nord longtemps délaissées attirent de plus en plus. On loue leur climat plus tempéré, tandis que le Sud paie les conséquences du réchauffement climatique et des incendies. Cela s’appelle s’adapter sans renoncer à ce qui constitue notre identité.
Même glissement discret dans l'enseignement supérieur. Longtemps restée taboue, la question des frais d'inscription s'invite cette semaine dans le débat public. Coincé par les problèmes budgétaires, la concurrence internationale et la nécessité de moderniser les bâtiments comme d’attirer de nouveaux talents, le modèle français de l'université gratuite – ou presque – n'apparaît plus viable. Sans remettre officiellement en cause le sacro-saint principe d'un savoir accessible à tous, les conditions pour y accéder vont profondément se modifier à l’avenir. Les étudiants étrangers ont commencé à en faire les frais.
Enfin, il aura suffi d'une voix pour que le bon vieux temps se rappelle à nous. Grâce à sa série de podcasts consacrée à l’écrivain et réalisateur Marcel Pagnol, la principale radio publique, France Inter, montre que certaines œuvres ne se démodent jamais. Avec son écriture simple, son humanité communicative et son sens de la langue, le monde de Pagnol continue en effet de nous interpeller. De nous faire réfléchir. Et peut-être qu’en se souvenant de ce passé, nous arriverons collectivement à faire de Marseille une ville enfin apaisée.
C’est aussi de paix qu’il est question au Japon. Les pacifistes profitent des commémorations d’Hiroshima et de Nagasaki pour s’opposer à la remilitarisation de l’archipel.
Tout un peuple se souvient. Quatre-vingt-un ans après l'éclair qui a pulvérisé Hiroshima, la ville du sud du Japon a suspendu le temps. Jeudi 6 août, à 8 h 15, heure où le bombardier américain B-29 larguait la bombe atomique « Little Boy » sur la cité, une minute de silence a réuni 50.000 personnes dans le parc du Mémorial de la paix. Autour des derniers survivants de la catastrophe, habitants, responsables politiques et délégations étrangères ont rendu hommage aux 140.000 victimes d'Hiroshima. Trois jours plus tard, Nagasaki subissait le même sort, avec près de 70.000 morts supplémentaires.
Mais cette commémoration n'avait rien de l’habituel exercice de mémoire. Elle s'est déroulée dans un contexte international particulièrement tendu, où la question nucléaire revient au cœur des débats en Asie de l'Est. Entre l'expansion de l'arsenal chinois, les programmes balistiques nord-coréens et le rapprochement entre Pyongyang, Pékin et Moscou, une partie de la classe politique japonaise veut, en effet, rouvrir le débat sur la dissuasion nucléaire.
Cette perspective provoque une vive inquiétude dans les mouvements pacifistes. Dès le 4 août, à Nagasaki, trente-deux organisations se sont dites
Malgré les flammes qui ont marqué le début de l'été et des épisodes de chaleur extrême, la France reste la destination favorite des vacanciers français. Mais l'embellie est trompeuse. Selon une étude publiée le 4 août par Les Entreprises du Voyage, le nombre de séjours réservés dans l’Hexagone a reculé de 7 % par rapport à juillet 2025. Des chiffres relayés par France Info, qui témoignent d'un début de saison plus fragile qu'attendu.
Évidemment, les régions du Nord – Bretagne, Normandie ou Côte d'Opale – séduisent des personnes en quête de températures plus supportables. À l'inverse, le Sud et le Sud-Ouest paient le prix de la canicule et des incendies à répétition. « Les gens sont un peu apeurés par ce qu'ils voient », explique Valérie Boned, présidente des Entreprises du Voyage, interrogée par la radio publique, France Inter. Selon elle, les images des feux et certains appels à éviter des zones touchées ont provoqué une vague d'annulations, y compris dans des secteurs pourtant accessibles aux moins fortunés.
Dans les Landes, par exemple, où un important incendie a frappé Biscarrosse fin juillet, les professionnels de l'hôtellerie-restauration évoquent une chute de 40 % des réservat
Pendant des décennies, la question était inenvisageable : en France, l’université devait rester accessible à tous, avec des droits d’inscription symboliques. Mais aujourd’hui, nous explique Le Monde, ce consensus vole en éclats. Sous la pression d’universités aux finances exsangues et d’un État en quasi-faillite, une hausse spectaculaire des frais de scolarité va être annoncée.
Le rapport des Assises du financement des universités, remis fin juin au gouvernement, propose, en effet, un véritable changement : porter les droits d’inscription de 178 à 900 euros par an en licence et de 254 à 1.300 euros en master. Une augmentation de plus de 400 % qui permettrait de faire passer la part des frais d’inscription de 2,7 % à environ 10 % des recettes des établissements, soit près de 1,5 milliard d’euros supplémentaires. Les auteurs de ce rapport, très critiqué par un certain nombre d’organisations, jugent cette hausse indispensable pour éviter que le modèle financier ne s’écroule à l’horizon 2030.
Le gouvernement, lui, temporise. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, assure qu'aucune hausse n'interviendra sous l'actuelle législature, tout en reconnaissant que les univer
Il y a des écrivains que l'on ne lit pas seulement. On grandit avec eux. Marcel Pagnol appartient à cette catégorie rare. La Gloire de mon père, Le Château de ma mère, Marius, Fanny, César... Autant de récits qui ont façonné l'imaginaire de plusieurs générations, entre collines provençales, accent du Midi et humanité désarmante. Depuis le 3 août, la radio publique France Inter met cette œuvre en lumière avec L’Odyssée de Marcel Pagnol. Une série de quinze podcasts de vingt minutes chacun, portée par la voix de l'actrice marseillaise par excellence, Ariane Ascaride. C’est l'un des rendez-vous radiophoniques majeurs de l'été, selon Le Monde.
Connaissez-vous Pagnol ? Romancier, dramaturge et cinéaste, il occupe une place particulière dans le patrimoine culturel français. Pourquoi ? Parce qu’il raconte des histoires de famille, d’amour, d'amitié, des rivalités. En clair, les petits drames du quotidien. Mais au-delà de ces récits aussi poignants que savoureux, l’écrivain a su retranscrire cette langue populaire et imagée que l’on ne parle qu’en Provence. Elle a une « force d’évocation telle qu’il suffit de fermer les yeux pour voir surgir tout un monde », confirme Le Monde. Et c’est pré