Nous nous rendrons d’abord au Royaume-Uni, où Andy Burnham vient de prendre les rênes du gouvernement après la démission de Keir Starmer. Le parti travailliste place ses derniers espoirs en l'ancien maire de Manchester pour tenter de freiner l’avancée du mouvement nationaliste Reform UK, grand favori des élections de 2029. Fort de son bilan municipal, M. Burnham espère appliquer au pays les recettes qui ont fait son succès à Manchester. Il devra néanmoins faire face à d’énormes contraintes budgétaires qui risquent fort de limiter ses ambitions.
Nous reviendrons ensuite sur la vague de haine sans précédent qui vise l’Argentine sur les réseaux sociaux depuis sa récente participation à la Coupe du monde. Dans un premier temps, le style de jeu très physique de l’Albiceleste, à la limite du règlement, a cristallisé les critiques. Mais le sentiment anti-argentin a dépassé le seul terrain de sport pour prendre une tournure plus politique. Des vidéos prétendant que l’Argentine serait « l’un des pays les plus racistes au monde » sont devenues virales. Ce préjugé, infondé tant au niveau historique que sociologique, a fait le tour de la planète, alimenté par certaines stars d’Hollywood qui ont relayé l’info. Plusieurs d’entre elles ont depuis présenté leurs excuses. Mais le mal est fait.
Nous irons ensuite en France, où l’élection présidentielle de 2027 aiguise les appétits. S’il n’a pas encore officiellement annoncé sa candidature, l’ancien président de la République socialiste François Hollande ne cache plus ses ambitions. Tombé en disgrâce à la fin de son mandat, il semble, depuis peu, bénéficier d’un regain de popularité, alors que son parti se déchire et que les candidats à gauche se multiplient. Il vient de réunir ses fidèles pour élaborer un programme et devrait se lancer officiellement dans la course d’ici la fin de l’année. S’il veut se qualifier pour le second tour, il devra prouver qu’il est en mesure de rassembler son camp. Un pari ardu : beaucoup de militants lui reprochent encore le virage libéral qu’il a imposé au pays lorsqu’il était chef d’État.
Enfin, nous resterons en France pour revenir sur le phénomène culinaire du moment : la percée de la gastronomie mexicaine. Les chaînes de restauration rapide revisitant les traditionnels tacos sont en plein développement. Mais la cuisine mexicaine ne se contente pas de gagner des parts de marché sur le segment de la street food. Elle est également mise à l’honneur dans certains restaurants étoilés de la capitale.
Mais tout de suite, direction le Royaume-Uni, où Andy Burnham, l’ancien maire de Manchester, vient d’être nommé premier ministre. Très populaire, le travailliste succède à Keir Starmer. Dès sa prise de fonction, M. Burnham a pris une série d’engagements qui risquent d’être difficiles à tenir au vu de l’état actuel des finances publiques.
Le 20 juillet dernier, le travailliste Andy Burnham a été nommé premier ministre par le roi Charles III. Il devient le septième chef du gouvernement britannique en dix ans, preuve que le système parlementaire du Royaume-Uni, souvent cité en exemple, n’est plus une garantie de stabilité institutionnelle.
Devant le perron du 10 Downing Street, la résidence officielle du premier ministre à Londres, M. Burnham a déroulé ses engagements. L’ancien maire du Grand Manchester a prévu un ambitieux « plan sur dix ans » pour redresser le pays. Il promet notamment la refonte du système éducatif, la relance de l’industrie britannique et la construction de logements sociaux pour « mettre fin au sans-abrisme ». Face à la hausse des prix à la consommation, qui s’est accélérée avec le conflit en Iran et qui atteint 3,3 % sur un an, il s’est engagé à agir vite « pour offrir aux gens un peu de répit et les aider à faire face au coût de la vie ».
M. Burnham succède à Keir Starmer, quelques jours après avoir été désigné chef du Parti travailliste. Après deux ans au pouvoir, M. Starmer a été poussé vers la sortie après la défaite cuisante des travaillistes face à Reform UK, le parti d’extrême droite de Nig
23 millions. C’est le nombre de signatures qu’a récoltées une pétition, pour le moins insolite, qui réclamait « l’exclusion à vie » de la sélection argentine de la Coupe du Monde de football. Argentina Out a même failli battre le record de la pétition la plus signée de l’histoire, détenu par Jubilee 2000, qui, en 1997, avait obtenu 24 millions de signatures pour demander l'annulation de la dette des pays les plus pauvres du monde.
Le texte de la pétition accusait la Fifa et les arbitres d'être « partiaux en faveur de Lionel Messi et de l'Argentine », exigeant l’exclusion définitive de l’Albiceleste afin de laisser sa chance aux autres pays. Le résultat définitif de la compétition, qui s’est soldée par une victoire claire de l’Espagne sur l’Argentine, a rendu caduque ce surprenant manifeste.
La popularité de cette pétition démontre néanmoins l’ampleur du sentiment anti-argentin apparu lors de la récente Coupe du Monde. Que s’est-il passé pour que, quatre ans après son sacre au Qatar acclamé par la planète entière, l’Argentine devienne la cible d’un tel dénigrement international ?
Sur le plan sportif, les médias ont parlé de « grinta argentine », un terme emprunté à l’italien qui désign
François Hollande n’a apparemment pas dit son dernier mot. L’ancien président de la République avait quitté le pouvoir par la petite porte en 2017. Son extrême impopularité l’avait conduit à renoncer à briguer un second mandat, une première dans l’histoire de la Cinquième République. En agissant de la sorte, il avait laissé la voie libre à son ancien ministre des Finances, Emmanuel Macron, pour deux quinquennats successifs.
Oui, mais voilà, la politique est faite de cycles. Et Hollande, surfant sur une vague de popularité aussi soudaine qu’inédite, songe sérieusement à se lancer dans la course présidentielle de 2027. Selon le baromètre mensuel Ifop-Fiducial, publié en juillet, sa cote de popularité a bondi de cinq points en un mois. François Hollande devient ainsi la personnalité la plus populaire à gauche, dépassant même le candidat centriste Edouard Philippe.
L’ancien président vient de réunir ses soutiens lors d’une réception organisée au Sénat. Parlementaires, élus locaux, hauts-fonctionnaires et artistes, ils étaient plus de 160 à avoir fait le déplacement. « Ce sont des têtes de réseaux, c’est-à-dire des gens capables ensuite d’être des relais sur le terrain », explique un part
Qui l’eût cru ? Au pays du bœuf bourguignon, de la ratatouille et du jambon-beurre, la gastronomie mexicaine est la tendance culinaire du moment. D’abord popularisés par des chaînes de restauration rapide, les tacos, les burritos et d’autres merveilles épicées s’imposent peu à peu sur les tables de France. L’art culinaire mexicain a d’ailleurs fait son entrée au Patrimoine mondial de l’Unesco en 2010.
2010, c’est aussi l’année où la chaîne de restauration rapide O'Tacos a lancé son premier « French taco », un produit fusionnant une tortilla mexicaine avec de la viande halal et du fromage gratiné. Critiqué par certains car dénaturant quelque peu le goût original, le French taco s’est popularisé à grande vitesse auprès de la jeunesse urbaine pour devenir le chouchou de la nourriture de rue de toute une génération. Depuis, O'Tacos a inauguré des centaines de points de vente dans tout le pays, et une multitude d’enseignes concurrentes sont apparues dans la foulée.
Pour les puristes, de nombreux restaurants parisiens proposent de retrouver les véritables saveurs du Mexique. La cheffe Beatriz Gonzalez vient d’ouvrir un restaurant à Paris. Il ne désemplit pas. Les Parisiens raffolent de ses