Nous nous rendrons d’abord en Albanie, où un projet de complexe hôtelier fait scandale. La construction, en partie financée par Ivanka Trump et son mari Jared Kushner, menacerait une réserve naturelle sur la côte adriatique où vivent des colonies de flamants roses. Les militants écologistes se sont rapidement mobilisés pour protester contre le projet. Cette Révolution des flamants roses a pris de l’ampleur au fil des jours et s’est transformée en un mouvement populaire qui réclame la démission du premier ministre Edi Rama, soupçonné de corruption et de clientélisme. Pour tenter de mettre fin aux protestations, le pouvoir a choisi de réprimer les manifestants, attisant davantage les tensions sur place.
Nous irons ensuite au Pérou, où après trois longues semaines d’incertitude, la leader conservatrice Keiko Fujimori a finalement été proclamée vainqueure de l’élection présidentielle. Elle devance de quelques dizaines de milliers de voix à peine son adversaire de gauche, Roberto Sánchez. Élue pour cinq ans, Keiko est loin d’être une inconnue. Son père, Alberto Fujimori, a dirigé le pays d’une main de fer dans les années 1990 avant d’être condamné pour corruption et crimes contre l’humanité. La victoire de Mme Fujimori s’inscrit dans une claire dynamique de droitisation politique du continent sud-américain.
Nous prendrons ensuite la roue des cyclistes du Tour de France. La légendaire épreuve sportive, qui sillonne pendant trois semaines les routes de l’Hexagone, a dû, coup sur coup, faire face à deux vagues de chaleur, affectant la santé et le rendement des coureurs. Les cyclistes réclament des mesures urgentes pour adapter ce sport aux nouvelles contraintes climatiques liées au réchauffement global. Ils réclament notamment d’avancer l'heure de départ des étapes afin de rouler pendant les heures les plus fraîches. L’organisation du Tour préfère pour l’instant botter en touche, insistant sur le « caractère exceptionnel » de ces épisodes.
Enfin, nous monterons au sommet de la tour Eiffel pour y découvrir l’appartement secret que s’était fait construire son concepteur, l'ingénieur Gustave Eiffel. Il n’a jamais vraiment vécu dans cet appartement qu’il utilisait plutôt pour recevoir la visite de prestigieux scientifiques et ingénieurs, ainsi que pour mener des études en astronomie et en météorologie. Si ce refuge caché au troisième étage de la tour ne peut pas être visité, vous pourrez néanmoins apercevoir son intérieur cossu derrière une paroi vitrée qui vous replongera à la Belle Époque.
Mais tout de suite, direction Tirana. Depuis quelques semaines, la capitale albanaise est le théâtre de la Révolution des flamants roses. Un mouvement, initialement né de l’opposition à un projet immobilier dans une zone naturelle protégée, qui s’est converti en une vague de protestations massives contre le pouvoir en place.
« L’Albanie n’est pas à vendre ». C’est le message scandé par des dizaines de milliers de manifestants qui, depuis des semaines, protestent dans les rues de Tirana, la capitale. Le motif de cette mobilisation sans précédent ? Un gigantesque projet immobilier développé par Jared Kushner, gendre de Donald Trump et conseiller à la Maison-Blanche, et sa femme, Ivanka Trump, la fille du président américain. Un projet qui devrait voir le jour au cœur d’une réserve naturelle, dans le sud-ouest du pays.
Il aura fallu trois semaines aux autorités électorales péruviennes pour déterminer le résultat définitif du scrutin présidentiel. La dirigeante de la droite populiste Keiko Fujimori a finalement été proclamée présidente après le recomptage officiel des voix. L’élection s’est jouée dans un mouchoir de poche : 50.000 suffrages seulement ont départagé la fille de l’ancien président Alberto Fujimori de son rival, le progressiste Roberto Sánchez, sur les 18 millions de votes exprimés.
Mme Fujimori, 51 ans, remporte 50,14% des suffrages, contre 49,86% pour son adversaire, selon les informations publiées par l’Office national des processus électoraux. M. Sánchez, héritier politique de l’ancien chef de l’État Pedro Castillo, conteste toujours ces résultats définitifs, mais à ce stade, il est peu probable qu’un recours parvienne à remettre en cause l’élection.
L’investiture de « Keiko » aura lieu le 28 juillet. À l’issue d’une campagne extrêmement polarisée, Mme Fujimori a cherché à calmer le jeu : « les portes du dialogue resteront toujours ouvertes à Roberto Sánchez », a déclaré la future cheffe de l’État à la presse.
La persévérance a fini par payer pour la candidate, qui accède au pouvoir
En ce mois de juillet dominé par la Coupe du monde de football, le Tour de France –l’épreuve cycliste la plus prestigieuse du circuit professionnel– est passé relativement inaperçu. Pendant un mois, les exploits de Messi et de Yamal ont monopolisé l’attention des principaux médias de la planète, éclipsant les efforts surhumains des 184 cyclistes qui ont pris le départ du Tour, le 4 juillet, à Barcelone.
Un fait marquant a néanmoins occupé la une des journaux français pendant les premières journées de course : l’impact de la canicule sur le déroulement de l’épreuve. En effet, la double vague de chaleur qui s’est abattue sur l’Hexagone a particulièrement affecté le peloton.
En Corrèze, lors de l’étape du 12 juillet, les coureurs ont pédalé sous plus de 40 °C (104°F). Alors qu’une alerte rouge avait été décrétée dans le département, les organisateurs ont décidé de raccourcir l’étape d’une trentaine de kilomètres. Une première dans l’histoire de la course. Pour parvenir jusqu’à la ligne d’arrivée, les cyclistes tentaient d’abaisser leur température corporelle en plaçant des glaçons sous leurs casques et en consommant jusqu’à quatre bidons d’eau par heure.
Les sportifs ne sont pas les seul
On sait beaucoup de choses sur la tour Eiffel. Qu’elle fut inaugurée lors de l’Exposition universelle de 1889. Que durant les premières années qui suivirent son inauguration, elle émerveillait autant qu’elle agaçait. Certains vantaient cet imposant bijou d’ingénierie fait de métal et d’air, d’autres lui reprochaient son style avant-gardiste en décalage avec l’architecture haussmannienne de la capitale.
Le temps aura finalement donné raison à Gustave Eiffel. Près de 140 ans après sa construction, le monument parisien est le symbole incontestable de la France dans le monde, et reçoit chaque année plus de 6 millions de visiteurs.
Mais la tour Eiffel conserve un secret que beaucoup ignorent. Au cœur de sa structure de fer, le monument abrite un appartement caché, situé au troisième étage, à près de 300 mètres d’altitude.
Un appartement voulu par Gustave Eiffel. L’ingénieur conçut un lieu d’une centaine de mètres carrés de superficie, à l’intérieur chaleureux et cossu. Orné de papiers peints décoratifs et de boiseries, et meublé de canapés en velours, son refuge caché possédait même un piano à queue. Un espace très classique, typique du style bourgeois du XIXᵉ siècle, qui contrastait avec