Dix ans après le Brexit, la Grande-Bretagne est déçue. Désillusionnée même par les maigres résultats de son divorce avec l’Europe. Elle attendait beaucoup de sa séparation, elle s’est retrouvée appauvrie, isolée dans un monde de plus en plus brutal. C’est Keir Starmer qui a fait les frais de ces promesses inachevées. Le premier ministre vient d’ailleurs de démissionner brutalement. Il achève ainsi une séquence politique qui se voulait marquée par la stabilité et le retour à la prospérité.
Longtemps le nom de Marc Bloch n’a rien dit à la grande majorité des Français. Il aura fallu attendre sa Panthéonisation cette semaine pour que cet intellectuel brillant, cet historien novateur et ce résistant martyr fasse son entrée dans la mémoire nationale. La cérémonie dans ce Temple des Grands hommes sur la montagne Sainte-Geneviève a mis un terme définitif à cette indifférence, cet oubli. Il était temps de rendre hommage à un homme qui avait compris avant beaucoup d’autres que les sociétés meurent aussi lorsqu’elles ne savent plus se souvenir.
Qu’on se le dise, le climat tempéré qui a régné sur la France pendant des décennies est bel et bien révolu. Lentement mais sûrement, un changement climatique s’installe. Depuis la mi-juin, la canicule étouffe le pays et elle traduit notre aveuglement, notre impréparation à vivre avec une hausse des températures. Vite décarboner ou périr, voilà ce qui collectivement nous attend. C’est la fin de nos illusions.
Enfin, la disparition progressive des petits campings raconte la fin probable d’un tourisme populaire, familial, bricolé, loin des grands complexes standardisés qui se multiplient sur le territoire. On peut évidemment le regretter, rien n’est cependant irréversible. À condition de vouloir inverser la tendance.
La Grande-Bretagne a beaucoup fait parler d’elle cette semaine avec le départ de son premier ministre du 10 Downing Street.
Il aura tenu aussi longtemps qu’il a pu. Mais lundi 22 juin, devant le 10 de Downing Street, Keir Starmer a jeté l’éponge. Le premier ministre britannique, élu il y a deux ans avec la promesse de tourner la page du chaos post-Brexit, a annoncé sa démission dans un discours chargé d’émotion. « Chaque décision que j’ai prise visait avant tout à faire passer au premier plan le pays que j’aime. C’est pourquoi je vais démissionner de mon poste », a-t-il déclaré.
23 juin 2026. Malgré la chaleur écrasante de cette fin de journée, ils sont plusieurs milliers à se presser autour du Panthéon. Foule joyeuse, compacte, venue accompagner Marc Bloch et son épouse Simone Vidal dans leur dernière demeure. Ils reposent désormais dans le caveau n°13, où ils rejoignent Missak et Mélinée Manouchian, Joséphine Baker, Maurice Genevoix ou encore Robert Badinter.
Moment solennel entre tous, l’arrivée des cercueils. Ils ne sont emplis que de souvenirs symboliques. Des lettres, des médailles militaires, un poème d’amour, le testament spirituel de l'historien et résistant, dont le corps repose dans la Creuse. On ignore toujours où Simone, morte peu après lui sous une fausse identité, a été enterrée. Elle aussi a résisté à l’envahisseur nazi comme l’aura rappelé cette panthéonisation, qui a été un moment de communion nationale autour de figures qui suscitent l’admiration.
Car Marc Bloch est d’abord un historien réputé. Né à Lyon en 1886 dans une famille juive alsacienne, passé par la prestigieuse École normale supérieure, puis professeur à Strasbourg et à la Sorbonne, il a profondément transformé la discipline historique. Avec Lucien Febvre, il fonde en 1929 la
L'avertissement n'a plus rien d'une formule, c’est un simple constat. « On est en train de vivre l'été le plus froid du reste de notre vie, si on rate notre décarbonation, parce qu'il est encore possible d'agir », alerte la climatologue Françoise Vimeux, directrice de recherche à l'Institut de recherche pour le développement, le 25 juin sur la radio publique Franceinfo. Une annonce qui résume, à elle seule, le basculement climatique auquel la France est confrontée.
Depuis la mi-juin, l’Hexagone - et plus largement l'Europe - suffoque sous des températures exceptionnelles. La cause ? Une immense masse d'air chaud venue d'Afrique, bloquée au-dessus du continent par un puissant anticyclone. Si ce type de configuration météorologique n'est pas inédit, son intensité, elle, l'est devenue. Derrière cette surchauffe, les responsables sont connus : charbon, pétrole, gaz fossile, déforestation. D'où l'urgence de procéder à une vaste décarbonation, autrement dit à la réduction massive des émissions de gaz à effet de serre. Sans cela, préviennent de nombreux chercheurs, les canicules deviendront la norme. Certains évoquent, par exemple, des pointes à 50 °C dans le nord de l’Hexagone d'ici le mi
Le téléphone n’arrête pas de sonner dans le bureau de Patricia Lechevallier. La réponse, elle, est toujours la même : « Désolée, on est complet. » En ce week-end de juin écrasé par la chaleur, les cinquante emplacements du camping La Ferme, à Lion-sur-Mer, dans le Calvados, en Normandie, ont trouvé preneur en quelques jours. À 700 mètres de la plage, ce petit établissement une étoile est devenu un refuge pour ceux qui cherchent un peu d’air. « Refuser du monde en juin, c’est rare », sourit la propriétaire dans un reportage réjouissant du Monde. Elle gère le camping avec son mari depuis plus de trente ans.
Ici, tout semble appartenir à une autre époque. Les emplacements sont vastes, les sanitaires datés mais impeccables. À l’accueil, les formalités se remplissent encore au stylo. Pas de réservation en ligne, pas de tarifs variables selon l’affluence : le prix reste le même tout l’été, soit 20 euros la nuit. Aucun mobil-home à l’horizon non plus. Dans un secteur où ces hébergements représentent désormais plus de la moitié des nuitées, la résistance fait figure d’exception.
Pourtant, derrière cette carte postale, une tendance lourde se dessine. Les petits campings disparaissent à grande