Nous irons d’abord sur les rives du lac Léman, où vient de se dérouler le G7 organisé par la France. À Évian, les sept plus grandes puissances industrielles du monde, à l’exception de la Chine, se sont retrouvées pour discuter d'une série de questions brûlantes telles que la guerre en Ukraine et la régulation de l’intelligence artificielle. Emmanuel Macron, désireux de faire de ce sommet une réussite diplomatique, n’a pas ménagé ses efforts pour tenter de restaurer la confiance entre Donald Trump et les autres dirigeants du G7, excédés par les décisions intempestives du président américain.
Nous nous rendrons ensuite à Cuba, où le président Miguel Díaz-Canel, à la tête de l’île depuis 2019, vient de faire approuver une série de réformes au comité central du Parti communiste. Votées à l’unanimité, ces propositions visent à injecter du libéralisme économique dans un système à bout de souffle. La situation sur place, déjà dramatique, est devenue intenable depuis le durcissement de l’embargo imposé par Washington. Après la Chine ou le Vietnam, La Havane semble s’orienter elle aussi vers un modèle de capitalisme sans démocratie, avec comme double objectif de relancer l’économie et d’éloigner les menaces d’intervention militaire brandies par Donald Trump.
Nous irons ensuite en France, où les candidats à l’élection présidentielle de 2027 sortent du bois. Dernier en date, Raphaël Glucksmann. Le président du mouvement de centre-gauche Place Publique se donne trois mois pour annoncer sa probable candidature. Fort de son bon résultat aux côtés des socialistes lors des élections européennes de 2024, il vient de réunir ses partisans et espère s’imposer comme le candidat de la gauche progressiste. S’il veut atteindre le deuxième tour, il devra néanmoins devancer son rival de gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, toujours excellent en campagne et qui, pour l’instant, est en meilleure position dans les sondages.
Enfin, nous reviendrons sur le lancement du Pass Patrimoine, une initiative qui vient d’être annoncée par la ministre de la Culture, Catherine Pégard. Le principe est simple : pour 100 euros par an, on pourra accéder à près de 500 sites qui constituent le patrimoine culturel et historique de la France : châteaux, musées, jardins… Géré par la Fondation du Patrimoine, ce programme devrait permettre d’augmenter l’affluence de visiteurs, notamment sur les sites les moins connus, tout en apportant de nouvelles ressources pour financer la restauration du patrimoine de l’Hexagone.
Mais tout de suite, direction Évian, théâtre du dernier G7, organisé cette année par la France. Le sommet a notamment permis de réaffirmer la solidarité des pays du groupe vis-à-vis de l’Ukraine et d’envoyer un message concerté à Pékin concernant l’exploitation des terres rares.
« Ce G7 a été objectivement un succès », s’est autofélicité Emmanuel Macron à l’issue du sommet des pays les plus puissants de la planète, qui vient de se tenir sur les rives françaises du lac Léman, à Évian. Pendant trois jours, les dirigeants de l'Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni, ainsi que la présidente de la Commission européenne et quelques chefs d’État de pays invités ont échangé sur plusieurs dossiers clés.
Sujet prioritaire de cette édition : l’Ukraine. Le président Zelensky avait fait le voyage à Évian. Il repart satisfait. Les Sept ont promis d’intensifier leur pression sur la Russie. Ils se sont mis d’accord pour renforcer l’effort militaire de l’Ukraine et pour lui fournir des licences qui lui permettront de développer la production d’armement sur son sol. Même Donald Trump, qui a toujours fait preuve d’une certaine indulgence vis-à-vis de Vladimir Poutine, s’est engagé à rétablir les sanctions sur le pétrole russe, qu’il avait lui-même levées pour stabiliser le cours du pétrole après le blocage du détroit d’Ormuz. Cette cohésion affichée autour du leader ukrainien est sans doute l’avancée principale du sommet.
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Cuba a besoin « de changements urgents et nécessaires ». Cela pourrait surprendre, mais c’est pourtant ce que vient de déclarer le président Miguel Díaz-Canel, en clôture d’une session extraordinaire du comité central du Parti communiste.
Face à la terrible crise économique, sociale et énergétique que traverse le pays, le gouvernement a fait passer à l’Assemblée nationale un paquet de réformes censé relancer un système à bout de souffle.
« Il s’agit du programme de réforme économique le plus profond qui ait été annoncé au cours des soixante-dix dernières années de l’histoire économique du pays », a expliqué l’économiste cubain Daniel Torralbas à l’Agence France-Presse.
Les mesures envisagées visent à ouvrir certains secteurs de l’économie, dont l’agriculture, le tourisme et les banques, aux investissements privés. Elles prévoient également d’attirer le capital cubain basé à l’étranger et d’offrir aux conglomérats publics une plus grande autonomie de gestion. Mais ces réformes ne présagent pas d’un changement de régime politique. « Ce sont des transformations pour corriger les erreurs, mais toujours pour défendre le socialisme » a confirmé Díaz-Canel.
Ces dernières années, le quotidien
La gauche française est en ébullition. Après le meeting du leader de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, qui a réuni plus de 25 000 personnes dans les rues de Saint-Denis, c’est au tour de Raphaël Glucksmann de rassembler ses partisans.
Le président du mouvement de centre-gauche Place Publique a lui aussi choisi la Seine-Saint-Denis, le département le plus pauvre de France, pour tenir la première réunion de ce qui semble être une campagne préélectorale. À Aubervilliers, il a rassemblé, selon ses équipes, entre 3 000 et 4 000 militants.
À moins d’un an des élections présidentielles, M. Glucksmann affiche l’ambition d’incarner celui qui pourra rassembler une gauche plus morcelée que jamais. Alors que beaucoup plaident pour une primaire qui permettrait de départager les nombreux candidats progressistes, M. Glucksmann a annoncé qu’il ne se plierait pas à une telle instance, persuadé que l’évolution des sondages lui permettra, le moment venu, de s’imposer comme le candidat naturel d’une coalition.
Pour justifier sa candidature, il met en avant son bon résultat aux élections européennes de 2024, où sa liste commune avec le Parti socialiste avait remporté près de 14 % des suffrages. Un s
Près de 500 monuments français pour 100 euros. C’est ce que propose le Pass patrimoine, un abonnement annuel qui permettra bientôt d’accéder à près de 500 hauts lieux du patrimoine français.
Le dispositif, que vient de présenter la ministre de la Culture Catherine Pégard, sera lancé à l’occasion des Journées du patrimoine qui se tiendront le troisième week-end de septembre. Ce rendez-vous incontournable du calendrier culturel français permet, chaque année, à des millions de Français de pénétrer les hauts lieux de leur histoire le temps d’un week-end.
Si le Pass patrimoine permettra d’accéder aux prestigieux châteaux de Versailles, de Chambord et de Fontainebleau, l’objectif de l’initiative est aussi de mettre en lumière des monuments moins connus. Inclus dans l’abonnement, on retrouve donc une multitude de lieux culturels disséminés sur tout le territoire français, tels que la maison de l’écrivaine Colette dans l’Yonne, le musée Rabelais en Indre-et-Loire ou encore le Four des Casseaux, un ancien four à porcelaine, à Limoges.
Pour Mme Pégard, le but de ce nouvel outil est de « faire vivre le patrimoine en démultipliant les visites » mais aussi « d’apporter aux sites partenaires des r