Donald Trump n’a pas attendu longtemps pour lancer son entreprise de démolition des politiques de son prédécesseur, Barack Obama, et nous avons peine à soutenir le rythme : en une semaine, et dans une rafale de décrets, l’environnement, l’assurance médicale, les accords commerciaux et finalement les immigrants ont été visés. Aujourd’hui, nous parlerons des oléoducs.
Retour des oléoducs ?
Le 24 janvier, Donald Trump a signé un décret autorisant la construction de deux oléoducs controversés, le Keystone XL et le Dakota Access.
Suite à la mobilisation des organisations écologistes, manifestée notamment par une longue résistance sur le terrain, Obama avait finalement bloqué ces deux projets dont l’impact sur l’environnement est non seulement concret mais hautement symbolique.
Le premier, Keystone XL, doit relier les champs de sables bitumineux de la province canadienne de l’Alberta aux raffineries américaines du golfe du Mexique. Le tronçon sud est déjà en place. Seule reste à construire la section entre la frontière canadienne et l’État du Nebraska.
Le revenu de base peut-il résoudre la pauvreté ?
Les partisans du revenu de base, que l’on trouve non seulement à gauche mais également chez certains économistes de droite, y voient une solution aux problèmes que connaissent les systèmes de protection et de sécurité sociales, à la raréfaction du travail causée par le développement technologique, et à la pauvreté.
À la fin des années soixante, Richard Nixon avait expérimenté, de manière limitée mais avec succès, un projet semblable jusqu’à ce qu’il soit abandonné suite à l’opposition de la droite américaine. Ce mois-ci, 2000 chômeurs finlandais ont reçu leur premier virement mensuel de 560 euros dans le cadre d’une étude de deux ans destinée à évaluer l’impact du revenu universel sur l’emploi.
Benoît Hamon, le candidat socialiste, voit dans le revenu universel un moyen de répondre au déséquilibre entre le capital et le travail, qui fait du travailleur l’otage de son employeur dans un système où les emplois fixes sont de plus en plus remplacés par le freelance, et où les travailleurs sont forcés de choisir entre les allocations de chômage et un travail à temps partiel.
Le revenu de base, qu’un travail temporaire ou à temps partiel n’interromperait pas, contribuerait à crée
Rotation en Gambie
D’abord, une brève introduction. La Gambie est bordée à l’ouest par l’océan Atlantique et enclavée dans le Sénégal au nord, au sud et à l’est. C’est le pays d’Afrique continentale qui a la plus petite superficie : 11 300 km carrés. Ses principales ressources sont l’agriculture, la pêche et le tourisme.
Ancienne colonie portugaise puis anglaise, elle est devenue indépendante en 1965. Depuis cette date, la Gambie a connu trois dirigeants : le premier, le président Dawda Jawara gouverne jusqu’en 1994, lorsque Yahya Jammeh, un officier de l’armée, prend le pouvoir dans un coup d’État. Élu au suffrage universel deux ans plus tard, Jammeh sera réélu plusieurs fois par la suite, exerçant pendant 22 ans un pouvoir de plus en plus autoritaire jusqu’à sa défaite à l’élection présidentielle de décembre 2016, remportée par le candidat de l’opposition, Adama Barrow.
Mais Jammeh refuse de céder la place et Barrow est forcé de chercher refuge au Sénégal où il prêtera serment. Pendant un mois, dans la capitale gambienne, Banjul, c’est le suspense.
Finalement, après l’échec de pressions diplomatiques internationales, il faudra attendre le 21 janvier et l’intervention de l’armée sénégalaise
Penelopegate
François Fillon, candidat vainqueur de la primaire de la droite et du centre, voit ses chances sérieusement compromises face à Marine Le Pen, au centriste Emmanuel Macron et au candidat socialiste Benoît Hamon.
Le journal Le Canard enchaîné a révélé que la femme de Fillon, Pénélope, engagée comme « assistante parlementaire » quand il était premier ministre, aurait été rémunérée un total de 500 000 euros au cours de plusieurs années, sans avoir réellement travaillé.
La loi française autorise les députés à employer jusqu’à cinq personnes, avec une couverture assurée par l’État pour leur salaire. Ils peuvent même embaucher des proches, à condition qu’ils travaillent vraiment. Mais les assistants parlementaires n’ont aucune fonction définie – ils peuvent faire n’importe quoi – et n’ont aucun statut juridique : ils opèrent sous contrat, entièrement à la discrétion de leur employeur. Il est donc difficile de prouver qu’un emploi n’est pas un emploi fictif.
À l’appui de ses accusations, Le Canard enchaîné cite Jeanne Robinson-Behre, une assistante parlementaire censée avoir travaillé avec Mme Fillon. Elle est catégorique : « Je n’ai jamais travaillé avec elle. […] Je ne la connai
Qu’y a-t-il derrière le voile islamique ?
En 1984, deux lycéennes sont renvoyées de l’école parce qu’elles portent le voile, jugé par le principal comme étant une marque religieuse incompatible avec le bon fonctionnement d’un établissement scolaire dans un État laïc.
C’est le début d’une controverse à rebondissements multiples autour de ce que les femmes musulmanes peuvent et ne peuvent pas porter, controverse qui a culminé l’été dernier avec l’affaire grotesque du burkini, que certains maires français avaient prétendu interdire sur leurs plages, avant que l’interdiction soit finalement, et à juste titre, déclarée illégale.
Aujourd’hui en France, il est seulement interdit de se dissimuler le visage dans les espaces publics. Le foulard ou hijab, qui ne couvre que la chevelure, est, pour l’instant, autorisé, mais la question reviendra probablement sur le tapis avec la campagne présidentielle : Marine Le Pen, candidate du Front National voudrait qu’il soit interdit dans la rue. Et, comme Trump, elle a d’autres projets plus sinistres pour les populations musulmanes…
Derrière la polémique du voile islamique, il y a un autre voile : la laïcité. L’État français voit d’un mauvais œil le déploiement de signes, particulière