Nous commençons par faire le point sur la campagne présidentielle en France.
L’élection présidentielle en France
Alors que, d’après les sondages, la candidature de François Fillon, du parti de droite Les Républicains, est en chute libre suite aux révélations qu’il a payé des membres de sa famille pour des emplois fictifs, trois autres candidats à la présidence – Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron – ont tenu des meetings à Lyon le 4 et le 5 février. Entretemps Benoît Hamon était investi candidat par le parti socialiste.
Avec d’autres candidats plus marginaux, ces quatre protagonistes s’affronteront au premier tour en avril, et les deux vainqueurs, au deuxième tour en mai, pour la victoire finale.
Les réfugiés de Nauru et Manus
Je lisais l'autre jour dans le NY Times, l'histoire de Benham Satah, un Kurde fuyant la persécution à Kermanshah, une ville du Kurdistan iranien. Il s’est retrouvé détenu sur l’île Christmas dans l’océan Indien, alors qu’il venait d’Indonésie sur le bateau d’un passeur clandestin. De là, il a été embarqué de force sur un vol à destination de Manus, une île de Papouasie-Nouvelle-Guinée, où se trouve un centre de détention australien. Il y a rejoint plus de 2 000 réfugiés originaires de Birmanie, du Soudan, de Somalie, du Liban, du Pakistan, de l’Irak, de l’Afghanistan, de Syrie, et de l’Iran.
Beham Satah languit dans ce camp depuis 2013.
Ces réfugiés n’ont pas choisi de fuir leur pays. Ils n’avaient pas le choix. Et l’état permanent d’incertitude où ils se trouvent, année après année, les détruit lentement.
Depuis 2013, suite aux accords passés par le gouvernement australien avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée d’une part, et la république de Nauru en Micronésie d’autre part, tous les demandeurs d’asile arrivant dans les eaux australiennes par bateaux clandestins ont été expédiés dans les camps de Manus et Nauru avec, venant du ministre de l’immigration Peter Dutton [une versi
Leçons d’arabe dans les écoles d’État en France
La France compte trois millions et demi d’immigrants originaires du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) et qui sont donc arabophones.
Pendant de nombreuses années, un programme gouvernemental a offert des cours d’arabe dans les écoles primaires (surtout) et secondaires, cours dispensés en dehors du temps scolaire, de 1h et demi à 3 heures par semaine, par des enseignants venant des pays concernés.
Depuis la rentrée 2016, ce système est remplacé progressivement par des cours réintégrés au temps scolaire et ouverts à tous, au même titre que n’importe quelle autre langue étrangère.
Il est difficile d’imaginer que quiconque puisse objecter à l’enseignement d’une langue étrangère quelle qu’elle soit, à plus forte raison une langue faisant partie de l’héritage d’une portion importante de la population d’un pays.
Mais nous constatons souvent ces temps-ci que la réalité dépasse l’imagination. Il s’est trouvé en France des politiciens qui perçoivent dans l’enseignement de l’arabe le danger d’une dérive communautariste. Qu’est-ce que cela signifie ?
Le communautarisme met l’accent sur la relation de l’individu avec sa communauté, communauté qui peut être d’ordre religieux, ethni
Interdiction des fontaines à soda en libre service
Depuis le 27 janvier, les fontaines à soda, qui permettent de se resservir de boissons sucrées à volonté, en libre-service, sont interdites en France, privant ainsi les Français du droit de s’empoisonner à prix réduit.
C’est la chaîne de restauration rapide Quick qui avait la première introduit en France cet outil de marketing très populaire aux Etats-Unis sous le nom de free refill, une manière – tout innocente, n’est-ce pas ? – de rivaliser avec son principal concurrent, McDonald’s, en attirant une nouvelle clientèle : les jeunes et les familles qui partagent leurs boissons pour réduire les frais. L’exemple avait été immédiatement suivi par KFC, l’enseigne américaine du poulet frit.
L’interdiction concerne toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants de synthèse, y compris les boissons énergisantes. Elle vise tous les lieux de restauration ouverts au public, les établissements scolaires, l’hôtellerie et les clubs de vacances.
Son incidence sur la consommation sera probablement limitée, car les fontaines à soda sont beaucoup moins répandues en France qu’aux Etats-Unis, où la consommation de boissons sucrées, quoique en baisse depuis quelque temps, a
Les dilemmes de la mode masculine
Samedi dernier, je suis tombé par hasard sur un article du Wall Street Journal intitulé : « Puis-je boutonner ma chemise jusqu’en haut sans porter de cravate et ne pas avoir l’air prétentieux ? »
Ce n’est pas une question futile. Se nouer une cravate autour du cou est ennuyeux et prend du temps. De plus, une cravate n’est pas toujours nécessaire et peut même paraître guindée, par exemple pour un rendez-vous galant (même le premier). Vous décidez donc de balancer la cravate. Mais voilà le problème : détacher le bouton du dessus vous donne l’air trop décontracté, une erreur qui peut être fatale.
La solution ? Boutonner la chemise jusqu’en haut, comme si vous portiez une cravate, et combiner avec un veston ou un blazer suffisamment
« soigné », de préférence agrémenté d’ une pochette. Vous aurez ainsi l’air de connaître les règles et de les briser intentionnellement, une attitude résolument « moderne ».
Cependant cette idée, marketée sous le nom de « air tie » et qu’on pourrait traduire par « cravate invisible », a aussi ses détracteurs. Certains experts estiment qu’avec la mode masculine qui évolue dans une direction plus décontractée, une tactique stylistique telle que