Toutes les nouvelles ne sont pas mauvaises sur la scène internationale. Un secteur reste particulièrement florissant : le commerce des armes.
Un secteur florissant
En compagnie de Ben Hubbard, journaliste au New York Times, nous nous envolons pour Abu Dhabi où se tient, du 19 au 23 février, une exposition internationale sur les « systèmes et technologies de défense ».
Découvrez le dernier cri en matière d’armes et de véhicules blindés produits par la Serbie. Pour attirer les visiteurs, une vidéo montre des soldats tirant à la cible sur la musique d’un film d’action.
Le débat sur la santé mentale de Donald Trump
Le 13 février dernier, le New York Times publiait la lettre d’un professeur de psychiatrie de la faculté de médecine de Harvard.
La lettre déclare notamment : (je cite) « les paroles et les actions de Donald Trump démontrent une incapacité de tolérer des opinions différentes des siennes, incapacité qui se traduit par des réactions de rage. (…) Les individus qui présentent ces traits de caractère déforment la réalité pour la plier à leur état mental, en attaquant les faits et ceux – journalistes et scientifiques – qui les communiquent. »
L’auteur conclut que la sérieuse instabilité émotionnelle que révèlent ses paroles et ses actions rendent Donald Trump incapable de remplir ses fonctions de président sans mettre en péril la sécurité nationale.
Cette lettre, co-signée par 33 psychiatres, psychologues et travailleurs sociaux est exceptionnelle en ce qu’elle contrevient à la règle que se donnent les institutions de santé mentale de ne pas évaluer les personnalités publiques à distance.
Qui pourrait nier que le comportement de Trump est outrancier ? Ses dénis, mensonges et pures inventions ne se comptent plus, sans parler de la grossièreté avec laquelle il traite les journa
L’enseignement en anglais dans les universités françaises
Le Monde du 14 février rapporte un effort renouvelé par certaines grandes écoles françaises – écoles de commerce et d’ingénieurs – de recruter leurs étudiants à l’étranger en offrant des concours d’admission et même des classes préparatoires hors de France, notamment aux Etats-Unis, en Angleterre et en Chine, ceci dans le but d’étendre leur rayonnement international.
On se pose immédiatement la question : une fois en France, comment ces étudiants étrangers arrivent-ils à suivre les cours s’ils ne possèdent pas une connaissance suffisante du français ?
Depuis plusieurs années, les universités et grandes écoles françaises offrent un nombre grandissant de cours en langues étrangères, spécialement en anglais.
Mais la loi autorisant cette mesure, passée en 2013, avait été très controversée.
Ce qui était en balance c’était, d’une part, l’objectif d’attirer un plus grand nombre d’étudiants étrangers et, d’autre part, le risque de marginalisation accrue pour la langue française, qui souffre déjà beaucoup de l’influence de l’anglais sur la scène internationale. Autrement dit : le prestige à court terme d’une ouverture à l’étranger contre le prestige à long terme de la francopho
Conservatisme : ambiguïtés d’un concept
Ce titre dans le journal Le Monde du 16 février a attiré mon attention : « Conservateur ? Pourquoi l’appellation a-t-elle mauvaise réputation en France ? »
L’article prend pour point de départ le victoire de François Fillon à la primaire de la droite et du centre, victoire perçue par certains observateurs comme le signe d’une nouvelle vague « conservatrice », sur la base des proclamations de foi de ce candidat : chrétien, réticent vis-à-vis de l’avortement, louant la valeur éternelle de la famille, défenseur de l’autorité de l’État et de l’intégrité en politique.
Pourtant, lorsqu’en novembre dernier un adversaire qualifiait son programme de « très traditionaliste », François Fillon a rejeté cette catégorisation en déclarant : (je cite) « Catholique, oui (…), conservateur, certainement pas. Je veux tout changer, c’est le contraire de la définition d’un conservateur. » [J’ajoute par parenthèse que cet épisode date d’avant le scandale de Penelopegate qui, depuis, a sérieusement endommagé la candidature de François Fillon.]
L’auteur de l’article demande alors pourquoi l’appellation « conservateur » est si difficile à assumer politiquement en France.
À la différence de l’An
Technologie inamicale
Il fut un temps où un conjoint soupçonneux sautait dans un taxi pour suivre les mouvements de son ou de sa partenaire, ou engageait un détective pour faire le sale travail…
Aujourd’hui, un partenaire infidèle a autant de chances d’être trahi par son compte Uber.
« Un Français demande 45 millions d’euros à Uber pour avoir précipité son divorce », lit-on dans Le Figaro du 8 février. Que s’est-il passé ?
Un homme d’affaires de la Côte d’Azur emprunte l’iPhone de son épouse pour commander un Uber et s’identifie avec son propre compte. Par la suite, même déconnecté, l’iPhone de Madame a continué de recevoir des informations liées au compte Uber du mari : les détails de ses commandes pouvaient être lus à son insu par son épouse, qui l’a soupçonné d’infidélité.
Résultat : le mari a assigné Uber en justice pour une faille informatique ayant contribué à son divorce. Il demande 45 millions d’euros de réparation.
Le Figaro est parvenu à reproduire l’expérience décrite par le plaignant : un premier iPhone, connecté puis déconnecté à un compte Uber, reçoit toujours les mêmes notifications qu’un second iPhone sur lequel est lancée une commande. Il est ainsi possible pour un tiers