On commence avec une dispute peu commune : celle qui oppose le gouvernement français et son homologue italien. L’affrontement dure depuis plusieurs mois, et il a entraîné début février le rappel de l’ambassadeur français en poste en Italie…
Le torchon brûle entre Paris et Rome
Le nom de Christian Masset ne vous dit probablement rien. En tout cas, il est très probable que peu d’entre vous le connaissaient avant le 7 février. Ce jour-là, l'Elysée a annoncé le rappel dans la capitale française de Christian Masset, qui n’est autre que l’ambassadeur de la France en Italie. Le rappel d’un ambassadeur, en langage diplomatique, ça veut dire qu’il y a crise. Et même s’il a été renvoyé à Rome vendredi dernier, on peut parler de crise sérieuse entre deux pays amis, tous deux membres de l’Union européenne et, en théorie, alliés dans la grande majorité des institutions internationales.
En Espagne, la culture politique à l’épreuve des urnes
Le 28 avril. Retenez cette date : ce jour-là, près de quarante millions d’Espagnols seront appelés à choisir leurs nouveaux députés à l’Assemblée nationale de Madrid. C’est le premier ministre, le socialiste Pedro Sanchez, qui l’a annoncé vendredi dernier. Après avoir vu son projet de budget être refusé début février par une majorité des parlementaires, Sanchez a choisi de dissoudre l’Assemblée et de convoquer des élections législatives.
Les Espagnols commencent à être habitués. C’est la troisième fois depuis décembre 2015 que des élections générales, comme on les appelle en Espagne, sont convoquées. Cette fois-ci, ce n’est pas vraiment une surprise. Depuis son arrivée au pouvoir, en juin dernier, Pedro Sanchez était en minorité à l’Assemblée. Avec seulement 84 députés sur 350, il était obligé de multiplier les négociations pour faire approuver ses lois et son budget. Il a bien réussi à tisser des alliances ponctuelles, mais pas suffisamment pour rester au pouvoir.
Cette convocation d’élections démontre qu’il existe une crise politique profonde en Espagne. Parmi les principales raisons, selon moi, il y a bien sûr la question de la Catalogne. Dans la région du nord-est du pays, les
Paris lance l’assaut contre les appartements touristiques
La mairie de Paris n’est pas contente, et elle le fait savoir ! Lundi 11 février, elle a annoncé qu’elle avait porté plainte contre la plateforme de location touristique Airbnb. Elle lui reproche d’avoir publié des offres qui ne respectent pas la législation. Selon l’enquête des services municipaux, 1.000 logements mis en location à Paris sur la plateforme n’avaient pas de numéro d’enregistrement. Or, c’est une obligation selon la loi Elan, la nouvelle législation sur l’immobilier, entrée en vigueur en novembre 2018.
Les conséquences pourraient être lourdes pour Airbnb. Le texte de loi explique que l’entreprise qui publie des offres non conformes devra payer une amende de 12.500 euros… pour chaque offre. Dans le cas de Paris, cela pourrait coûter à la plateforme plus de 12 millions d’euros ! Et pour la mairie de la capitale française, le sujet est très sérieux. Car Paris, comme beaucoup d’autres grandes villes européennes, regarde avec inquiétude le développement des locations touristiques.
La maire de Paris, Anne Hidalgo, cite Barcelone et Venise comme exemples à éviter. Dans ces deux villes, l’arrivée de la plateforme Airbnb a complètement modifié les critères de location. Il y a
Le Brésil face aux catastrophes de l’industrie minière
On ne saura sans doute jamais le bilan définitif de de la catastrophe de Brumadinho. Dans cette petite ville du sud-est du Brésil, dans l’état de Minas Gerais, la rupture d’un barrage a entraîné le 25 janvier une gigantesque coulée de boue. Près d’un mois après la tragédie, la plupart des médias brésiliens avancent le chiffre d’au moins 300 morts, et certains vont même jusqu’à 350. L’ampleur du désastre humain est impressionnante. Pour les conséquences environnementales, il faudra attendre encore longtemps avant de savoir quelles séquelles laisse cette catastrophe.
Car en fait, le barrage de Brumadinho n’était pas un barrage comme les autres. C’est-à-dire que ce n’était pas une retenue d’eau, destinée à l’alimentation ou à la production d’électricité. Brumadinho, c’était un barrage qui permettait de stocker des déchets miniers : des résidus de fer et de métaux lourds, qui provenaient de l’extraction de fer de la mine voisine. Depuis plusieurs années, le barrage était désactivé. La gigantesque compagnie brésilienne Vale ne l’utilisait plus pour y verser ces déchets. Cela n’a pas empêché la construction, d’une hauteur de 90 mètres, de finir par céder.
La catastrophe de Brumadinho est
Tomi Ungerer, le maestro des bandits et des chats
Quand ils ont appris la disparition de Tomi Ungerer, des millions de personnes ont dû se sentir orphelins comme Tiffany, l’héroïne de son livre « Les trois brigands ». La petite fille blonde, enlevée par les brigands, leur avait permis de donner un sens à leur vie. Elle leur avait fait découvrir la solidarité et la bonté en les incitant à s’occuper des enfants malheureux. Les trois féroces et inquiétants brigands, avec leurs longs manteaux et leurs hauts chapeaux noirs, deviennent alors très attachants.
Depuis sa publication il y a plus de 55 ans, « Les trois brigands » fait partie des classiques de la littérature infantile française. Avant de s’éteindre samedi 9 février à l’âge de 87 ans, Tomi Ungerer en a écrit d’autres. Dans « Le géant de Zéralda », il raconte l’histoire d’une petite fille qui décide de cuisiner pour un ogre mangeur d’enfants. Dans « Jean de la Lune », il met en scène un petit homme qui vient de la Lune et devra se faire aider par les enfants pour rester sur la Terre.
Les contes d’Ungerer, écrits pour la plupart dans les années 60, ont marqué des générations d’enfants. Certains ont même vécu une nouvelle jeunesse grâce à leur adaptation cinématographique, comme «