On commence par s’intéresser aux gilets jaunes, la protestation qui agite la France depuis mi-novembre, et qui a provoqué un ralentissement de l’économie…
Les gilets jaunes, une pilule amère pour l’économie française
Cette année, lors des repas de Noël, les gilets jaunes ont été le grand sujet de conversation. Ce n’est pas vraiment surprenant, tellement leurs protestations —qui ont commencé mi-novembre— ont marqué le quotidien des Français ces dernières semaines. Blocage sur les ronds-points à l’entrée des villes, autoroutes fermées, manifestations : ces événements ont rythmé la fin d’année en France. Et ils ont mis en lumière la colère d’une partie de la société contre la vie chère et certains impôts jugés injustes.
Alors, c’est vrai, le mouvement des gilets jaunes a perdu un peu de force en fin d’année, avec moins de manifestants lors des journées de protestation. Il a aussi dérangé davantage, à cause des violences et de la présence parmi les manifestants de militants d’extrême droite et d’extrême gauche. Mais il a quand même conservé le soutien d’une majorité de Français, qui ont vu d’un bon œil cette rébellion contre les taxes, dans un pays où près de 9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté.
2018, l’année noire d’Emmanuel Macron
Une année à oublier. C’est certainement ce qu’a dû penser Emmanuel Macron le 31 décembre, au moment de laisser derrière lui 2018. Tout n’avait pourtant pas mal commencé pour le président, qui avait débuté l’année avec le vent en poupe : largement élu en mai 2017, Macron avait plutôt bien négocié ses premiers mois à la tête du pays. Avec 42% des opinions favorables en janvier de l’année dernière, il n’était même pas trop mal rentré dans l’année 2018. Après un premier trimestre tranquille, marqué quand même par quelques protestations de fonctionnaires, tout a commencé à déraper.
Il y a d’abord eu le grand mouvement de grève des cheminots de la SNCF, la Société nationale des chemins de fer français…
Une grève sur près de trois mois, entre avril et juin. Le gouvernement compte sur l’érosion de la mobilisation et se montre ferme. Il gagne son bras-de-fer, mais il va y laisser des plumes, car les citoyens sortent quelque peu lassés de la bataille. Surtout qu’après cet exercice de résistance, c’est le début de la dégringolade pour Emmanuel Macron et une partie de son équipe.
L’été va marquer un premier tournant dans le quinquennat du président français. Avec plusieurs scandales qui rappelle
L’Europe joue son futur
Rarement une année n’aura été si importante en Europe. Et je vous promets que je ne cherche pas à vous survendre ce 2019. Je suis, tout simplement, convaincue que l’histoire européenne réservera aux douze prochains mois une place importante. Et, il n’y a qu’à voir ce qui nous attend pour se faire une idée : en mars, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le fameux Brexit. Si tout se passe comme annoncé, il aura lieu le 29 mars 2019, à minuit. Personne n’est cependant en mesure, à l’heure actuelle, d’affirmer que cela aura vraiment lieu.
Nous allons devoir vivre avec cette incertitude jusqu’à la fin du mois de mars. Et il nous faudra aussi sans doute vivre avec… après la date fatidique. Car personne non plus n’est en mesure de nous dire, à l’heure actuelle, comment s’organisera la relation entre Bruxelles et Londres après la séparation. C’est donc dans ce contexte, pour le moins incertain, que se présentera le deuxième grand rendez-vous européen de l’année : les élections européennes, à la fin du mois de mai.
C’est un rendez-vous habituel, qui a lieu tous les cinq ans. Les élections se dérouleront sur plusieurs jours, entre le 23 et le 26 mai, et ce sont 400 millions d’élec
La méthode Trump, sur la sellette
Pour les médias et leur audience, c’est-à-dire nous, ce n’est pas facile de suivre le quotidien de l’administration Trump. Il y a des annonces inattendues, des décisions inespérées, des changements de cap brusques. On est souvent désarçonné et pris au dépourvu par la façon de faire du président des États-Unis. Mais il ne faut pas oublier que certains sont encore moins bien lotis que nous : ce sont les collaborateurs de Donald Trump !
On ne va pas faire ici une liste de tous ceux et celles qui ont renoncé à leur poste aux côtés du président américain ces deux dernières années. Ce serait bien trop long. Ces dernières semaines, il y a cependant deux renoncements qui méritent d’être analysés, et qui en disent beaucoup sur les difficultés de travailler avec le leader républicain. Il y a d’abord eu celui de John Kelly. Ce général respecté était le secrétaire général de la Maison Blanche. Autrement dit : le plus proche collaborateur de Trump dans l’organigramme de son administration.
Début décembre, le président a annoncé le départ de Kelly. D’après la presse américaine, Kelly avait l’intention de démissionner et Trump a préféré anticiper en annonçant lui-même le départ de son collaborate