On commence avec les « gilets jaunes », un mouvement de protestation qui est en train de s’installer en France…
Les “gilets jaunes”, un malaise qui dure
En France, ils sont devenus le symbole de la protestation contre l’augmentation des prix du carburant. On a vu leurs « gilets jaunes » sur les autoroutes, à l’entrée des villes et des villages, et même en plein centre de Paris, sur les Champs Elysées. Les blocages et manifestations qu’ils ont organisés ont parfois été tendus et même violents, dans certains cas, mais cela n’a pas empêché leur mouvement de s’installer sur la durée. Depuis mi-novembre, leur mobilisation rythme la vie en France, car elle suppose routes bloquées, pénuries d’essence et problèmes quotidiens pour de nombreux citoyens.
Malgré tout, il est évident que les « gilets jaunes » bénéficient d’un soutien populaire qui reste important. Le gouvernement les a d’abord minimisés. Puis, après le succès de leur première grande journée de blocage, le 17 novembre, il les a diabolisés, pointant du doigt les violences qui ont émaillé les rendez-vous. Mais, voyant que les mobilisations continuaient, il s’est finalement résigné à les écouter… Un changement de discours et de méthode acté la semaine dernière par Emmanuel Macron, et ratifié par ses ministres, qui ont multiplié les messages conciliants à l’égard des manifestants.
jaunes » ont eu lieu alors qu’Emmanuel Macron était en Argentine. Le président français a participé au sommet annuel du G20, qui se termine sur un bilan mitigé…
Le sommet du G20, un sommet pour rien ?
On ne peut pas vraiment parler de surprise. On ne peut pas dire qu’on s’attendait à de grands changements, ou à de grandes avancées. Il n’empêche, le sommet du G20 qui s’est terminé samedi soir laisse un sacré goût d’inachevé. Peu ou pas d’avancées sur les principaux dossiers, des sujets épineux soigneusement évités : on a l’impression que les chefs d’États et de gouvernement qui se sont retrouvés en Argentine ont cherché surtout à ne pas se fâcher les uns les autres. Il y avait pourtant de quoi débattre : sur la bataille commerciale entre la Chine et les États-Unis, sur la crise entre la Russie et l’Ukraine, sur l’immigration, sur le climat…
Mais sur tous ces sujets, les négociations n’ont pas abouti à des avancées importantes. Seuls le commerce et la réforme prochaine de l’OMC, l’Organisation Mondiale du Commerce, ont fait l’objet d’un véritable consensus… Au rang des accords, il faut aussi souligner celui trouvé entre les États-Unis et la Chine, là-encore dans le domaine commercial. Très attendu, le tête-à-tête entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping s’est soldé par un recul du premier. Trump a renoncé à l’application de nouvelles taxes doua
Nouvelles tensions entre la Russie et l’Ukraine
Déjà glaciales, les relations entre Kiev et Moscou ne se sont pas réchauffées ces derniers jours. Dimanche 25 novembre, un mini affrontement naval a eu lieu entre les deux pays : après plusieurs avertissements et quelques tirs, les services de sécurité russes ont arrêté trois bateaux ukrainiens dans le détroit de Kertch. Le lieu est important. Ce détroit sépare la mer Noire de la mer d’Azov, et c’est à cet endroit-là que la Russie a construit un immense pont pour avoir un accès direct à la péninsule de Crimée. Ce territoire, on le rappelle, appartenait à l’Ukraine, mais il a été annexé en 2014 par la Russie.
L’incident d’il y a dix jours est donc loin d’être anodin. Les russes revendiquent le contrôle des eaux dans cette zone du détroit de Kertch, notamment pour garantir la sécurité de leur pont. De leur côté, les ukrainiens exigent de pouvoir naviguer librement par le détroit, car c’est la seule voie qui leur permet d’approvisionner le port de Marioupol, situé dans la mer d’Azov. Dans cette bataille navale qui s’est jouée fin novembre, les deux pays assurent être dans leur bon droit, et chacun accuse l’autre d’instrumentaliser le conflit.
Ce nouvel épisode rappelle en tout cas la
La ville de Paris face à ses loyers
Quand on parle de vie parisienne, certains pensent tout de suite aux balades sur les Grands Boulevards ou les quais de Seine. D’autres, à un café en terrasse à Montmartre ou dans une brasserie de Saint-Germain des Prés. D’autres encore imaginent une exposition au Musée d’Orsay ou une visite au Louvre. La liste n’est pas exhaustive, puisqu’on pourrait aussi penser à la Tour Eiffel, aux Champs Elysées, à Notre Dame… Chacun, en fait, imagine sa vie parisienne… En oubliant parfois un détail, et pas des moindres : vivre à Paris, ça coûte cher ! Et même très cher !
Concrètement, selon une enquête publiée fin novembre par une banque suisse, il faut compter 950€ par personne et par mois pour se loger dans la capitale française. La ville est même située au troisième rang des villes les plus chères du monde, seulement devancée par New York et Hong Kong. Dans ce contexte, la vie à Paris peut parfois ressembler à de la survie pour une famille de classe moyenne. D’autant plus que les prix de l’immobilier flambent depuis plusieurs années et avec eux, ceux des loyers.
La situation est prise très au sérieux par les autorités locales. La Mairie de Paris a même prévu d’adopter, la semaine prochaine, u
Le dernier tango d'un génie
C’est un géant du cinéma qui nous a quittés la semaine dernière. Lundi 26 novembre, Bernardo Bertolucci est décédé des suites d’une longue maladie. Le réalisateur italien avait 77 ans, et il laisse derrière lui plusieurs chefs d’œuvre qui ont marqué l’histoire du cinéma. Difficile de choisir entre la lente dérive de l’acteur principal dans « Le conformiste », l’intimité parfois choquante et polémique du « Dernier Tango à Paris » ou la fresque politique de « Novecento »… Et encore, on aurait aussi pu citer la solitude infantile et adolescente du « Dernier empereur », ou cet étrange trio dans un Paris en pleine révolution que met en scène le réalisateur dans « Innocents ».
Au cours de sa longue carrière, Bertolucci a abordé tellement de sujets qu’on peut avoir du mal à définir son cinéma, et le classer dans telle ou telle catégorie. Pourtant, il y a quand même quelques lignes directrices qui reviennent. Une dimension politique, par exemple. De « Novecento », tourné au milieu des années 70, à « Innocents », sorti en salle en 2003, on retrouve chez Bertolucci la même inquiétude de raconter des événements historiques à travers ses personnages. Dans « Novecento », c’est la naissance du c