Budget 2026 : la stratégie gagnante du Parti socialiste
Face à la multiplication des amendements et aux débats interminables sur le projet budgétaire, Sébastien Lecornu n'a pas eu le choix. Pour mettre fin aux discussions et éviter le blocage total de l'État, il a décidé d'actionner la procédure dite du 49.3. Le premier ministre a dû s’y résoudre, alors qu’il avait lui-même promis de ne pas recourir à cet outil constitutionnel, qui permet de faire adopter un texte de loi sans vote de l'Assemblée. Une décision courageuse, puisqu'elle exposait le gouvernement au risque d'une censure l'obligeant à la démission. Mais le premier ministre avait assuré ses arrières, en ouvrant des négociations au préalable avec le Parti socialiste.
Ce dernier, en position d'arbitrage avec ses 69 députés, s’était engagé à ne pas voter la censure en échange d’un certain nombre de concessions faites sur le budget. Du coup, aucune des deux motions de censure présentées par l’opposition – l’une par le parti de gauche radicale La F