Attentat de Strasbourg : la thèse du complot
19 December 2018
Commençons par les faits. Dans leur brutalité. Le 11 décembre, vers 20 heures, une fusillade éclate dans le centre de Strasbourg, dans l'est de la France. Au milieu du marché de Noël, un homme tire au hasard sur des passants. Les militaires présents tentent de le stopper, le jeune homme parvient à s'enfuir. À deux reprises, les forces de l'ordre le retrouvent, mais Chérif Chekatt réussit, à chaque fois, à leur échapper. Pendant deux jours, plus de sept cents policiers quadrillent la ville pour le retrouver. Puis, le 13 décembre après 21 heures, Chekatt est abattu par la police dans le quartier de Neudorf. Il a tué quatre personnes et douze sont blessées, dont sept dans un état très grave. Lui-même a été touché au bras. Très vite, les autorités ont identifié ce délinquant de 29 ans. Il est connu pour de multiples braquages, en France et en Allemagne, et a été condamné vingt-sept fois pour ces faits. Il est également fiché S —soit dangereux pour la sécurité de l'État— depuis 2016 pour radicalisation, dont du prosélytisme en prison. Son attentat a d'ailleurs été revendiqué par l'État islamique. Le matin de l'attaque, les gendarmes se sont présentés chez lui pour l'arrêter pour une no