Escale à l’aéroport de Montréal
26 December 2018
J’ai récemment passé quatre heures en transit à l’aéroport de Montréal, quatre longues heures qui m’ont donné l’occasion de réfléchir à loisir sur le pouvoir qu’ont certains administrateurs de décider comment je devrais endurer une expérience donnée.Il s’agissait en l’occurrence d’une attente dont j’avais assumé la responsabilité en choisissant mon itinéraire. Mon problème n’était donc pas l’obligation où je me trouvais d’attendre. Mon problème était le fait qu’une autorité, anonyme, invisible et omnisciente opérant dans les hautes sphères de l’administration de l’aéroport, avait décidé de ce que j’allais devoir écouter pendant ces quatre heures : un programme de « musique » répétitive et irritante, seulement interrompu à tout moment par des annonces de service. Comme ce programme était diffusé dans tout l’espace d’accès aux portes d’embarquement, il était impossible d’y échapper et, sans personne à qui m’adresser sur place, j’ai dû prendre mon mal en patience, comme on dit.
Une fois rentré, j’ai décidé de m’enquérir par écrit auprès de l’aéroport sur les raisons de cette imposition, en veillant à prévenir d’emblée la réponse attendue : si le but est de détendre les passagers, ai-je