Commençons par faire un tour au Marathon de Paris, qui s'est couru dimanche dernier et a couronné une Kenyane et un Kenyan. Mais cette fois, la course a eu une vedette inhabituelle : la jeune association Run Eco Team, qui a pour slogan 1 RUN = 1 DÉCHET…
Courir pour la planète
C'est l'histoire banale d'un jeune ostéopathe qui apprend avec joie qu'il va devenir papa. Nicolas Lemonnier se rend compte qu’il n’est pas en grande forme. Il se dit que 9 mois ne seront pas de trop pour se remettre au jogging afin d’avoir plus d'énergie et donner un bon exemple ! Mais voilà, notre nouveau sportif se lasse très vite des selfies le montrant avant, pendant et après l'effort, et il est chagriné par la saleté de certains endroits où il court. Alors il a l'idée de ramasser au moins un détritus chaque fois qu’il sort courir et de poster l'image sur ses réseaux sociaux avec un commentaire. Il crée un groupe sur Facebook et 1.000 personnes du monde entier se connectent dans la journée ! Ça c'est de la rapidité !
Trois ministres au chevet de l’autisme
Les chiffres donnent le tournis : il y aurait en France environ 700.000 personnes atteintes de troubles du spectre de l'autisme (TSA), soit 1% de la population, mais seulement 75.000 personnes officiellement diagnostiquées. Ce trouble neurodéveloppemental qui provoque des difficultés d'interaction sociale, des comportements répétitifs et des centres d'intérêt restreints ou spécifiques est mal connu et mal traité dans l'Hexagone.
Il n'y a pas l’autisme, mais des autismes. Pourtant, les histoires que racontent beaucoup de familles se ressemblent. Des parents détectent les premiers troubles avant le premier anniversaire de leur bébé et en parlent à leur pédiatre mais diagnostiquer est difficile. Ces enfants grandissent et peu d'écoles acceptent de les scolariser. Devenus adultes, les autistes finissent en long séjour dans des hôpitaux psychiatriques, faute d'établissements adaptés. Un parcours terriblement sombre ! Mais l'espoir est désormais permis, grâce à ce nouveau plan, dévoilé le 6 avril dernier.
Un effort très important va être porté sur le dépistage. Aujourd'hui, les diagnostics interviennent majoritairement entre 6 et 16 ans. « Trop tard », s'exclame la ministre de la Santé,
Voyager dans sa bulle
Toutes les grandes métropoles mondiales cherchent désespérément à limiter leur pollution atmosphérique, en grande partie produite par des embouteillages monstrueux. Or, nombre de ces villes sont traversées par des fleuves sous-exploités, d'autres s’étendent autour de larges baies et certaines encore bordent les rives d’immenses lacs. Une solution aux problèmes d'encombrement et d'émission de gaz et de particules toxiques pourrait bien surgir de l’eau.
C’est en tout cas l’idée qu’a eu le navigateur Alain Thébault, le père de l’hydroptère. Avec son associé Anders Bringdal, il a conçu la Sea Bubble, une sorte de bulle volante, un petit véhicule doté de deux moteurs électriques et muni de deux petites ailes sous la coque. Quatre passagers peuvent y prendre place, plus un pilote. À peine à bord, le pilote enclenche la manette de vitesse et la bulle entre en sustentation : elle décolle d’une dizaine de centimètres au-dessus de l’eau et peut alors prendre sa vitesse de croisière. Ce système présente l’immense avantage de limiter de 40% les frottements par rapport à un bateau traditionnel. La bulle décolle à 10 km/h et est parfaitement stable jusqu’à 25 km/h.
La Sea Bubble présente trois g
Kenya : des ânes abattus et transformés en gélatine chinoise
Depuis 2 ans, un phénomène étrange se déroule dans les prés de la banlieue de Nairobi. Les ânes disparaissent… Ils sont volés en masse dans leur enclos pour être abattus et dépecés, car leur peau vaut de l'or. Après traitement, elle est transformée en gélatine qui aurait — selon des croyances chinoises — la faculté d'offrir la jeunesse et une grande vitalité sexuelle à celui qui la consomme. 800 dollars américains le kilo, cela vaut bien de sacrifier quelques animaux insignifiants, doivent penser certains.
Pauvres ânes ! Mais surtout, pauvres Kenyans ! 15 millions d'entre eux, soit un tiers de la population, survivent grâce à ces petits équidés. Endurant, réclamant peu de soin, mangeur modeste, l'âne est le compagnon idéal des innombrables transporteurs, trop pauvres pour s'offrir un cheval ou un véhicule motorisé. Les ânes savent tout transporter, et sans rechigner ni tomber malade ou se blesser. Il faut reconnaître qu'ils constituent un pilier indispensable de l'économie et de la logistique du pays.
Ce fragile secteur de l'activité kenyane semble pourtant fortement menacé par des croyances populaires chinoises, encore accrochées aux remèdes magiques. En Chine, la moitié du chepte
Les Français n’ont pas de train, mais ils ont des idées
Les Français connaissent bien les longs conflits sociaux paralysant les transports. Mais les grèves perlées annoncées le mois dernier — deux jours d'arrêt de travail par semaine plus le temps nécessaire à la reprise normale du trafic, et ce pendant plusieurs mois — ça, c'est une découverte. Nos cheminots innovent !
Mais qu'ils soient compatissants avec les grévistes ou très en colère, les Français tentent de continuer à faire leurs trajets comme ils peuvent. Les plus à plaindre sont peut-être les travailleurs franciliens. Nos chaînes d'info en continu semblent se délecter de montrer des wagons bondés, des quais inondés de voyageurs exténués et même des quelques accidents de personnes tombées sur les voies — pas plus que les jours normaux, honnêtement, si on veut bien regarder les statistiques ! Mais regardons derrière ces images choc : il y a bien d’autres aspects.
Tout d'abord, les applis de covoiturage fleurissent sur la Toile, débordant le quasi-monopole que connaissait jusque-là l’appli BlaBlaCar. Un vrai succès. De plus, des commerçants de quartier s'improvisent entremetteurs et mettent en contact les usagers en détresse. Ajoutez à cela les bons Samaritains qui offrent le gîte