Mais, dans le même temps, on sent la légèreté du printemps qui s’annonce. Les informations se font douces. Ainsi, le prix de la meilleure baguette de Paris vient d’être décerné. Le centre Georges Pompidou va être en travaux durant cinq ans et les responsables commencent à dispatcher les différentes collections de tableaux dans le pays. Il y en aura pour tout le monde. Enfin, le festival de Cannes a démarré. Cette 76ème édition annonce des films passionnants et une belle brochette de célébrités.
Tout aussi passionnant est ce qu’il se passe actuellement en Turquie. L’élection présidentielle que l’on pensait jouée d’avance vient d’apporter ses premiers résultats.
C’est fascinant. Observateurs internationaux et sondages en Turquie avaient annoncé qu'Erdogan perdrait ces élections présidentielles. Voire, comme l’a affirmé le célèbre journaliste d’opposition en exil en Allemagne, Can Dündar, que même un pot de yaourt l’emporterait face au Raïs . Mais dans la nuit du 14 au 15 mai, les résultats sont tombés. Implacables.
C’est un vote, au Parlement européen de Strasbourg, qui a eu lieu le 11 mai, au matin. Un texte très technique, un peu rebutant, même, mais qui, pourtant, va avoir un impact capital sur la vie des 447, 7 millions d’Européens vivant dans l’Union. Ce 11 mai, donc, les eurodéputés des commissions du marché intérieur et des libertés civiles ont voté un premier projet qui va permettre de mieux encadrer l’Intelligence artificielle. Par 84 voix pour, 7 contre et 12 abstentions, ces élus ont dit souhaiter plus de règles et d'interdictions concernant le fonctionnement de cette nouvelle technologie, IA, et ils insistent pour qu’un contrôle humain soit garanti sur les systèmes qui la produisent. C’est une première victoire, cruciale, qui devra être confirmée entre le 12 et le 15 juin par un nouveau vote. Ensuite, des négociations difficiles démarreront entre les législateurs et les différentes sociétés créant de l’Intelligence artificielle.
Concrètement, les Eurodéputés proposent, entre autres, d’imposer des règles uniquement aux applicationsjugées à « haut risque » par les entreprises elles-mêmes. Cela engloberait en principe les systèmes « utilisés dans des domaines sensibles comme les infr
Cela démarre un peu comme dans un film. Tharshan Selvarajah reçoit le 10 mai, en fin de journée, un appel de l’adjointe à la maire de Paris en charge du commerce et de l’artisanat. Il a d’abord du mal à comprendre ce que lui annonce Olivia Polski : « Non ?! Mais quel prix ? Le premier ? », dit-il. Sous le choc, le boulanger du 44 de la rue des Pyrénées, dans le XXe arrondissement de Paris, marque un temps d’arrêt, puis, tout à sa joie, lance l’invitation : « Je prépare le champagne et je vous attends ! » Il faut dire que c’est l’occasion ou jamais. L’artisan exerçant au « Levain des Pyrénées » vient de remporter le Grand Prix de la meilleure baguette de la capitale. Une récompense prestigieuse.
Organisée depuis trente ans par la mairie de Paris, avec l'appui de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française, l’édition 2023 a vu 175 boulangers tenter leur chance sur les 1 122 répertoriés actuellement à Paris. Mais seules 126 baguettes ont été goûtées, 49 ayant été immédiatement éliminées car elles ne respectaient ni la taille – entre 50 et 55 centimètres de long – ni le poids, de 250 gr minimum à 270 gr maximum. Les pains qui concouraient ont chacun été appréciés
Je me souviens d’un temps, pas si éloigné que cela, où les jeunes se donnaient systématiquement rendez-vous à Beaubourg. Par Beaubourg, on entendait évidemment l’immense parvis au pied du Centre Pompidou, un espace qui présentait de multiples avantages. Musiciens, acrobates, flâneurs, groupes de discussion… Il se passait toujours quelque chose sur cette vaste esplanade qui avait été conçue d’ailleurs en ce sens de sorte que si votre rendez-vous tardait, on ne s’ennuyait pas à attendre. Mieux, une fois sur place, l’offre des activités s’avérait immense. On pouvait, au choix, monter boire un verre sur la terrasse de ce musée d’art moderne et profiter de la vue sur les toits de Paris, aller voir quelques tableaux, visiter l’exposition du moment ou flâner dans le quartier et ses ruelles si pittoresques. Mais c’est presque fini. Pour cinq ans, au moins.
Comme l’annonce Le Monde du 4 mai, ce bâtiment – fait de gros tuyaux peints de couleurs vives qui a été si décrié lors de sa construction, il y a près de cinquante ans – va faire l’objet d’une vaste rénovation, de 2025 à 2030. Les façades vont être désamiantées, lesbaies vitrées refaites, la climatisation et la sécurité incendie revues,
La compétition va être passionnante. Depuis hier et jusqu’au 27 mai prochain, tous les yeux sont rivés sur la Croisette à l’occasion du 76e Festival de Cannes. Une édition riche en stars et en événements. Comme à chaque fois.
Cette année, c’est l’actrice Chiara Mastroianni qui a présenté la cérémonie d’ouverture, et elle fera aussi la clôture. La fille de Catherine Deneuve et de Marcello Mastroianni « représente l'élégance, l'audace et l'intelligence d'un cinéma ouvert sur le monde », expliquent les organisateurs pour justifier leur choix. À la tête du jury, on retrouvera un grand réalisateur : le lauréat de la Palme d’or en 2017 pour The Square et l’an dernier pour Sans filtre, le suédois Ruben Östlund. Quant au, très attendu, film d’ouverture, Jeanne du Barry, il a été projeté le 16 mai au festival et est depuis à l’affiche des cinémas de tout le pays. Cette fresque historique est l’œuvre de l’actrice et réalisatrice Maïwenn et signe le grand retour de Johnny Depp au cinéma. L’Américain y incarne le roi Louis XV, qui tombe amoureux d’une jeune courtisane issue du peuple, Jeanne du Barry, dont l’arrivée à la cour de Versailles fera scandale. Autres moments américains de la Croiset