En France, on regarde aussi vers l’avenir. Il se dessine d’abord dans le nord, avec la création d’un immense site pour fabriquer des batteries électriques. Cet Airbus de la batterie veut, à terme, concurrencer la Chine. C’est aussi pour protéger notre planète dans les prochaines décennies que le ministre des Transports français a interdit certaines lignes aériennes au profit du train. Ça ressemblait à un projet ambitieux, cela s’avère être un fiasco écolo-médiatique. Enfin, le château de Versailles se prépare pour accueillir certaines épreuves des Jeux olympiques de 2024. On vous raconte, comme si on y était…
Démarrons cette séquence par un voyage aux portes de l’Europe, dans une petite République, appelée Moldavie, qui vient d’accueillir un sommet historique.
Les préparatifs ont commencé plusieurs jours à l’avance. Les parterres de fleurs ont été réaménagés, les trottoirs refaits à neuf, les rues asphaltées. Et la fameuse avenue Etienne le Grand, du nom du prince moldave et chef militaire qui a résisté aux Ottomans au XVème siècle, a été pavoisée de drapeaux européens. Mieux, les 1er et 2 juin ont été déclarés fériés par le gouvernement, l’école a fermé ses portes.
Les Occidentaux se sont tus. Jusqu’à la réélection de Recep Tayyip Erdogan à la tête du pays, personne n’a pipé mot. Tous espéraient voir le président de la Turquie prendre sa retraite au profit de son adversaire de centre-gauche, Kemal Kiliçdaroglu. Cependant, les électeurs en ont massivement décidé autrement. Le 28 mai, au soir, les partisans d’Erdogan, en Turquie comme en diaspora, fêtaient leur victoire. Leur chef venait de remporter le scrutin avec plus de 52 % des voix et un nouveau mandat pour cinq ans. Le troisième.
« On a récupéré notre pays des mains des traîtres à la patrie. Ils ont peur maintenant : l’Islam est de retour ! Les Ottomans sont de retour ! », se réjouissait un électeur pro-Erdogan au soir de la victoire, comme le raconte France Info. Un avis partagé par beaucoup. Il est clair qu’avec ce nouveau mandat, la liberté d’expression, la démocratisation de la société, le
Douvrin, commune moyenne du Pas-de-Calais, dans le nord de la France. Près de 280 000 habitants, mais un nom qui ne dit strictement rien au reste du pays. Du moins jusqu’au 30 mai dernier. Car, depuis cette date, la ville a eu le droit à son quart d’heure de célébrité, grâce à la visite de nombreux ministres. Trois Français: Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et Roland Lescure, ministre délégué à l’Industrie. Un Allemand: Volker Wissing, chargé des Transports et du Numérique. Et un Italien: Adolfo Urso, responsable des Entreprises et du « Made in Italy ».
Douvrin, cette cité du bassin minier, a également accueilli Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France, Patrick Pouyanné, le président-directeur-général de TotalEnergies, Ola Källenius, le patron de Mercedes-Benz et, enfin, John Elkann et Carlos Tavares,
Bien sûr, Clément Beaune était content de lui. D’ailleurs, le ministre délégué aux Transports n’a pas hésité à le faire savoir. C’est « un signal majeur », « un symbole fort », « une première mondiale », a-t-il affirmé, le mardi 23 mai, lors de la publication du décret d’application qui prévoit la suppression des petites lignes aériennes à l’intérieur de la France, lorsque le train offre le même trajet. De la pollution en moins.
Moins d’une semaine plus tard, le 29 mai, le ministre déchante et enchaîne les interviews dans la presse pour tenter d’empêcher un nouvel incendie médiatique. « Non, ce n’est pas du flan », explique-t-il ainsi dans le quotidien Le Parisien à ceux qui lui reprochent le manque d’ambition de son texte. Mais le mal est fait. Pour les militants écologistes, la montagne a accouché d’une souris.
Pourtant, ce texte partait plutôt d’une bonne intention. L’idée avait été s
Il faut imaginer la scène. Des hommes et des femmes richement vêtus et le visage fardé de blanc, comme c’est alors la mode, sont confortablement installés au niveau de l’Étoile Royale, une esplanade qui trône à l’ouest du Grand Canal, en plein cœur du parc du Château de Versailles. Nous sommes sous Louis XIV, les courtisans comme la famille royale adorent assister aux joutes équestres, aux spectacles de carrousel, aux courses de traîneaux. Un divertissement qui se poursuivra jusqu’à la Révolution française.
Un peu plus de deux siècles plus tard, le parc du Château de Versailles renoue avec cette tradition équestre. Versailles, qui abritait la plus grande écurie royale d'Europe avec 2 000 montures à l’époque du roi Soleil, va ouvrir son immense parc à certaines épreuves des Jeux olympiques de Paris, en 2024. Le palais sera même, en termes du nombre d’épreuves organisées, le troisième site