Tout de suite, on fait un bilan des douze premiers mois d’Emmanuel Macron depuis sa réélection. Investi début mai 2022, il y a tout juste un an, le chef de l’État français vit un début de mandat agité…
Un an, c’est long. Surtout en politique. Le 7 mai 2022, il y a douze mois et quelques jours, un large sourire s’affichait sur le visage d’Emmanuel Macron. Devant quelques centaines d’invités et les caméras de tout le pays, il était investi, pour la deuxième fois, président de la République française. C’était un samedi. Deux semaines plus tôt, Macron s’était imposé à Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, avec plus de 58% des suffrages. Un nouveau mandat de cinq ans débutait pour celui qui avait chamboulé le paysage politique français en devenant, en 2017, le plus jeune président de l’histoire du pays.
Il était midi passé de quelques minutes samedi à Londres quand Charles III a officiellement été couronné. Huit mois après être devenu roi, il a été coiffé par l’archevêque de Canterbury de la couronne de Saint Édouard, symbole de la monarchie britannique. Visiblement ému, Charles III a alors écouté le responsable religieux lancer un « God Save The King » qui a résonné dans l’abbaye de Westminster. C’était le moment phare d’une cérémonie exceptionnelle et très attendue : pour la première fois depuis 70 ans –pour la première fois depuis celui d’Elisabeth II–, les Britanniques assistaient à un couronnement.
Malgré la pluie, des milliers de personnes s’étaient d’ailleurs réunies, dans le centre de Londres, pour suivre la cérémonie religieuse. Un acte, avant tout, symbolique. Dans les faits, Charles III exerce comme souverain depuis la mort de sa mère, en septembre de l’année dernière. Mais le couronnement reste un moment solennel, une étape importante pour la Monarchie britannique. À l’intérieur de Westminster, plus de 2.000 invités, parmi lesquels des rois, des reines, des chefs d’État et de gouvernement. Ils ont suivi les différentes étapes de ce sacre : la reconnaissance, qui est
En mahorais, la langue locale de Mayotte, Wuambushu veut dire « reprise. » Et c’est sans doute en référence à une reprise en main que les autorités françaises ont baptisé de la sorte l’opération sécuritaire lancée sur la petite île de l’océan Indien. Depuis la fin du mois d’avril, des centaines de forces de l’ordre ont été déployées sur le territoire. Leur objectif, selon le gouvernement, est d’interpeller les étrangers en situation irrégulière, de détenir les délinquants connus des services de police, et de détruire une partie des bidonvilles qui peuplent le département français.
L’opération est « nécessaire », assure Paris, pour mettre fin à la spirale d’insécurité et de délinquance qui sévit à Mayotte. La situation n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs années, le territoire le plus pauvre de France souffre d’une violence endémique. Il faut dire que toutes les conditions d’une crise sociale sont réunies. Depuis l’indépendance de l'île de l’Archipel des Comores et son rattachement à la France, en 1974, la population de Mayotte s’est multipliée par sept. Elle est aujourd’hui estimée à environ 400.000 personnes, dont la moitié a moins de 17 ans.
Cette croissance est due, en bonne part
Le moteur du secteur immobilier est grippé en France. Et c’est une grande partie de la population qui commence à tousser. Le mot « crise » n’est d’ailleurs plus tabou pour faire référence à un élément essentiel de l’économie du pays. Il faut dire que les chiffres parlent d’eux-mêmes : entre fin 2021 et fin 2022, les ventes de maisons individuelles ont baissé de plus de 38%. Sur la même période, les réservations de logement ont enregistré un recul de près de 40%. La conséquence de ce coup de frein ? Après deux décennies de hausse ininterrompue, les prix moyens de vente de maisons et d’appartements ont enregistré un léger repli l’année dernière.
Bon, c’est vrai, c’est une baisse de 0,1%. Symbolique, donc. Et puis, les tarifs immobiliers ont continué à augmenter dans la plupart des grandes villes, comme Nice, Marseille, Bordeaux ou Lille. Mais ils ont baissé à Paris, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. D’autres métropoles attractives, comme Montpellier, Toulouse et Lyon, suivent la même tendance que la capitale. Les prix moyens restent néanmoins élevés dans ces grands centres urbains.
On pourrait penser que c’est une bonne nouvelle. On pourrait croire que ce recul des pri
C’est un petit bout de cinéma planté sur la Cinquième Avenue. Un jour, devant une vitrine, une jeune femme, vêtue d’une élégante robe noire, de grandes lunettes de soleil et d’un somptueux collier de perles, s’y était arrêtée longuement, pour observer les bijoux qui se trouvaient de l’autre côté de la vitre. Dans sa main droite, elle avait un croissant. Dans l’autre, un gobelet en plastique rempli de café. Vous avez deviné de qui je parle ? Il s’agit, évidemment, de Holly Golightly, héroïne fantasque du film Diamants sur canapé, magnifiquement interprétée par Audrey Hepburn.
Le succès du film a presque fait oublier que Breakfast at Tiffany’s, son titre en anglais, a d’abord été un livre écrit par Truman Capote, qui dépeignai de manière satirique la haute société new-yorkaise. En revanche, il a fait entrer dans des millions de foyers une marque, celle du joaillier américain Tiffany. Et bien évidemment, il a immortalisé une boutique, l’immeuble new-yorkais devant lequel des couples du monde entier ont fredonné Moon River et se sont imaginés un jour aussi amoureux l’un de l’autre que l’étaient Audrey Hepburn et George Peppard…
Ce n’était pas facile d’y arriver ces dernières années : l