On commence tout de suite en France. Depuis cette semaine, tous les collèges doivent organiser une heure de sensibilisation sur le thème du harcèlement scolaire. Une décision annoncée ce dimanche par le ministre de l’Éducation, pour tenter de freiner un phénomène inquiétant…
Lindsay avait 13 ans quand elle a décidé, le 12 mai dernier, de mettre fin à ses jours. L’adolescente était scolarisée en classe de quatrième, dans un collège d’une petite ville du nord de la France. Elle a craqué après avoir été harcelée, moquée, vexée par des camarades de classe, même si le mot « camarade » perd son sens dans ces cas-là. Sa disparition a provoqué une onde de choc dans la société française, déjà éprouvée par des tragédies similaires ces derniers mois. Cette année, avant Lindsay, il y a eu Lucas, 13 ans lui aussi. Il s’est suicidé début janvier, après avoir souffert d’un harcèlement aux relents homophobes.
En quelques années, ils sont devenus incontournables. Ils s’appellent Léna, Michou, Squeezie ou Nabilla. Ces noms ne vous disent peut-être rien, mais ils regroupent chaque jour des millions de personnes, souvent des jeunes, devant leurs vidéos. Ils racontent leur quotidien, leurs aventures, se mettent en scène dans des mini films publiés sur Instagram, YouTube et Tiktok… Ce sont des influenceurs. Des créateurs de tendances. La profession, née avec l’essor des réseaux sociaux, est devenue le métier dont rêvent des millions d’adolescents dans le monde entier. En France, ils ne seraient pas moins de 150.000 à l’exercer.
Le problème, c’est que, jusqu’à présent, c’était la loi de la jungle entre les influenceurs. Ils pouvaient faire à peu près tout et n’importe quoi, car aucune règle ne régulait la profession. Et forcément, il y a eu des abus. Les pratiques commerciales douteuses se sont multipliées : publicité mensongère, incitation abusive à l’achat, arnaques aux placements financiers ou encore recommandations médicales potentiellement dangereuses. Plusieurs scandales ont éclaboussé ces dernières années les influenceurs et leurs entourages.
Ce sont ces affaires qui ont incité les pouv
Le bras de fer entre l’opposition et le gouvernement a commencé en Pologne. À quelques mois des élections législatives, prévues en octobre ou novembre, des centaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche 4 juin dans les grandes villes du pays. Elles répondaient à l’appel des principales forces de l’opposition, pour protester contre la dérive antidémocratique de l’exécutif. À Varsovie, la capitale, ils étaient plus de 500.000, selon les organisateurs. Une affluence inédite dans le pays depuis la chute du communisme, à la fin des années 80.
La date choisie par les manifestants était d’ailleurs un clin d’œil à cette époque. Le 4 juin 1989 avaient lieu les premières élections partiellement libres en Pologne. Elles avaient vu l’irruption de Solidarnosc, le mouvement du syndicaliste Lech Walesa, à la chambre basse et au sénat. À 79 ans, Walesa était, il y a dix jours, au premier rang des manifestants. Après plusieurs années en retrait de la vie politique polonaise, celui qui fut président du pays entre 1990 et 1995 a repris du service. Le prix Nobel de la Paix en 1983 a justifié sa présence pour une question de « démocratie et d’État de droit. »
Initialement, la marche avait ét
C'est une première étape qui peut marquer un point d'inflexion dans la vie de la capitale française. Lundi 05 juin, le Conseil de Paris a adopté le futur PLU, le plan local d'urbanisme de la ville. Dominée par une majorité de formations de gauche et écologistes emmenées par la maire Anne Hidalgo, l'assemblée a validé un projet qui doit dessiner les contours de la plus grande cité française dans les prochaines décennies. Le dernier PLU établi par les autorités parisiennes remonte à l'année 2006. Après plusieurs mois de consultations et de débats, l'actuelle municipalité vient donc de présenter un nouveau plan, dont l'objectif principal est de « mieux adapter la capitale au changement climatique. »
L'enjeu est à la fois économique et symbolique. Paris est la ville où a été signé le dernier grand traité climatique mondial, l'Accord de Paris. C'était en 2015. L'ambition de l'actuelle mairie est de refléter dans son nouveau plan d'urbanisme les engagements pris il y maintenant près de dix ans. Pour cela, elle veut installer 300 hectares supplémentaires d'espaces verts, l'équivalent de près de 430 terrains de football, à l'horizon 2035. Le plan de la municipalité prévoit notamment la créa
Après Cristiano Ronaldo cet hiver, le championnat de football d’Arabie Saoudite s’est offert un nouveau trophée. Karim Benzema, l’un des meilleurs footballeurs de la dernière décennie, a signé en début de semaine dernière un contrat de trois ans avec le club de Al-Ittihad. À 35 ans, l’avant-centre français, Ballon d’Or en 2022, a choisi de quitter le Real Madrid. Les médias espagnols et français évoquent une offre faramineuse de la part du club saoudien : le joueur va gagner environ 200 millions d’euros au cours des trois prochaines années.
Après une quinzaine d’années au plus haut niveau, une trentaine de trophées dont cinq Ligues des Champions, Benzema n’a plus grand-chose à prouver. Pour sa sortie de scène, on aurait pu imaginer un retour à Lyon, dans son club d’origine, l’Olympique Lyonnais, qui l’a formé et qui l’a vu grandir. L’histoire aurait été belle pour conclure une carrière extraordinaire. Finalement, il a préféré la Saudi Pro League, un championnat alimenté par les pétrodollars du fonds souverain d’Arabie Saoudite.
Benzema n’est pas le premier à céder aux ponts d’or proposés par le pays du Golfe. Cristiano Ronaldo a montré la voie. D’autres, comme le Croate Luka Modric,