Dilemme électoral : vote stratégique ou vote par conviction ?
Dimanche dernier, le premier tour de l’élection présidentielle française a déterminé les deux candidats qui s’affronteront au deuxième tour, le 7 mai.
Pour un grand nombre d’électeurs, le premier tour était un dilemme entre un vote stratégique et un vote par conviction. Au deuxième tour, pour ceux qui n’ont voté ni pour Macron ni pour Le Pen, le choix se réduira à voter « utile » ou à s’abstenir.
Les électeurs américains ont eu une expérience analogue en novembre dernier lorsque, après l’élimination de Bernie Sanders – élimination largement aidée par le parti démocrate et par une procédure spécialement conçue pour écarter les outsiders – le choix offert était entre Hillary Clinton et Donald Trump, deux candidats que beaucoup jugeaient plus ou moins également inacceptables. Pour ces électeurs, la seule option était de choisir ce qu’ils percevaient comme étant « le moindre mal », ou de ne pas voter.
Le second tour
Le cas de Macron est assez intéressant.
Ancien banquier d’affaires, ancien ministre de l’économie sous François Hollande, il a fondé son propre mouvement, appelé « En marche ! » qui veut « dépasser les clivages stériles » – droite/gauche, PS (Parti Socialiste)/LR (Les Républicains), Hollande/Sarkozy, etc. – et diriger l’attention des citoyens vers… Quoi ? Ce n’est pas précisé mais on suppose que c’est vers un avenir lisse et harmonieux où les intérêts ne sont plus opposés mais se réconcilient et se complètent dans une sorte d’osmose : « Nous parviendrons à redonner à chaque Française et chaque Français confiance en soi et confiance en la France », promet-il.
Lorsqu’on entend n’importe quoi qui ressemble, même de loin, à ce message, il vaut mieux se méfier : c’est un mensonge. L’histoire passée et récente démontre constamment que, dans nos sociétés, les intérêts des différents acteurs sont irrémédiablement opposés.
On pourrait même dire que, à la lumière d’événements récents – comme la « grande récession » de 2008, ou le phénomène du changement climatique, pour prendre deux exemples au hasard – les antagonismes se sont simplifiés et exacerbés d’une manière remarquable.
Kim rejette le défi de Trump
Le 12 avril, j’écrivais qu’à la moindre perception d’une attaque venant des Etats-Unis, la Corée du Nord, qui s’y prépare depuis des années, réagirait avec toute la force dont elle est capable, sachant qu’elle n’a plus rien à perdre.
Trois jours auparavant, la provocation américaine avait commencé sous la forme d’une annonce par Donald Trump qu’« une armada très puissante » – le porte-avion USS Carl Vinson, accompagné de son escadron aérien, de deux destroyers lanceurs de missiles et de deux croiseurs lanceurs de missiles – était en route pour la péninsule coréenne.
Trump avait dûment assaisonné l’initiative de plusieurs tweets qui, comme c’est souvent le cas, valent la peine d’ être cités : « La Corée du Nord cherche des ennuis » et « J’ai une grande confiance dans le fait que la Chine va très bien s’occuper de la Corée du Nord. S’ils ne peuvent pas, les Etats-Unis avec leurs alliés s’en chargeront ! »
Au lieu de répondre à ces provocations, le régime de Pyongyang procédait quelques jours plus tard au test d’un missile, qui devait échouer.
Je me suis donc – et heureusement ! – trompé, mais de combien ? Nous l’apprendrons peut-être un jour, à nos dépens.
Le plus out
François Hollande naturalise vingt-huit « tirailleurs sénégalais »
Le Monde relate que François Hollande a présidé, samedi 15 avril à l’Elysée, une cérémonie de naturalisation de vingt-huit « tirailleurs sénégalais » ayant combattu dans les rangs de l’armée française en Indochine ou en Algérie, cinquante-sept ans après les indépendances africaines.
L’appellation « tirailleurs sénégalais » peut prêter à confusion. C’est une référence aux premiers régiments, recrutés au Sénégal par la France pour combattre dans ses guerres coloniales. Mais ces recrues étaient en fait originaires de toutes les colonies françaises, de l’Afrique occidentale et centrale jusqu’à Madagascar. Elles avaient été engagées volontairement ou, le plus souvent, enrôlées de force pour « maintenir l’ordre » – on sait ce que cela signifie – dans les colonies depuis 1857 jusqu’à 1960. Plusieurs centaines de milliers d’Africains ont également combattu, et perdu la vie, dans les deux guerres mondiales.
Les vingt-huit anciens combattants qui viennent d’être naturalisés appartiennent à la dernière génération d’une longue lignée de ces combattants africains. À la fin des guerres coloniales, beaucoup avaient choisi de vivre en France pour pouvoir faire vivre, grâce à leur pension, l
April la girafe met bas, en direct
Le samedi 15 avril au matin, plusieurs centaines de milliers de personnes ont pu suivre sur YouTube la naissance d’un girafon, diffusée en direct d’un parc animalier de l’État de New York.
Le travail d’April a duré près de deux heures, durant lesquelles on pouvait la voir tourner en rond dans son enclos ou faire comiquement face à la caméra en plan rapproché, tout en mâchant de la nourriture. Deux pattes sont alors apparues mais ce n’est qu’après de longues minutes que le reste du corps s’est finalement dégagé et est tombé par terre comme un sac, rompant du même coup le cordon ombilical. Une heure plus tard, après avoir été dûment « nettoyé » sous la langue de sa mère, le girafon, un mâle, faisait timidement ses premiers pas.
La naissance avait été initialement prévue pour février mais la gestation, suivie en temps réel par un webcam, s’est prolongée, mettant à l’épreuve la patience d’un public de plus en plus nombreux grâce aux réseaux sociaux. Le journal Le Monde rapporte que la transmission en direct avait été interrompue par YouTube en février à la suite de plaintes d’internautes arguant – on croit rêver ! – que le contenu était « sexuellement explicite ». Mais les respon