On commence tout de suite avec les mobilisations de nombreuses associations ce week-end à Paris pour dénoncer les violences conjugales.
Les féminicides, une urgence nationale en France
Depuis le début de l’année, plus de 70 femmes ont été assassinées en France par leur mari ou leur compagnon. C’est le constat alarmant mis en avant samedi par des associations et des familles des victimes lors d’une manifestation à Paris. Plusieurs centaines de personnes se sont réunies sur la place de la République pour demander au gouvernement d’agir enfin face aux féminicides. Féminicides, c’est le nom qui est donné en France aux violences faites aux femmes par leur conjoint ou ancien conjoint.
L’accord UE-Mercosur inquiète les agriculteurs français
Un marché de 780 millions de consommateurs. Voilà ce que représente l’accord de libre-échange signé vendredi 28 juin entre l’Union européenne et le Mercosur, une communauté économique qui regroupe quatre pays sud-américains : Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay. Pour parvenir à ce traité commercial, les négociations ont duré… 20 ans ! On peut donc comprendre le sourire et le soulagement qu’affichaient les négociateurs le jour de l’annonce. Pour la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, cet accord est tout simplement « historique ».
Il va en tout cas changer profondément les relations commerciales entre l’Europe et l’Amérique du Sud. Les entreprises européennes vont voir disparaître les taxes sur les automobiles et les pièces détachées, sur les produits chimiques, ou encore sur les vins et spiritueux. Selon les autorités européennes, c’est pas moins de 4.000 milliards d’euros de tarifs douaniers qui vont être économisés chaque année ! Pour les Sud-Américains, ce sont surtout les droits de douane sur les produits alimentaires, notamment la viande et les céréales, qui seront abolis.
Et justement, c’est dans le domaine de l’agriculture que l’accord de libre-échange UE-M
À Bruxelles, le choix difficile des leaders européens
Choisir une équipe dirigeante pour l’Union européenne, c’est sans doute ce qui, en terme de négociations, se rapproche le plus du sudoku ! Il faut résoudre une équation particulièrement compliquée : en respectant le poids de chacun des 28 états membres, le poids des différentes familles politiques et les équilibres de pouvoir propres à l’Union européenne… Il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé la semaine dernière. Les chefs d’état et de gouvernement ont mis trois jours, entre dimanche 30 juin et samedi 2 juillet, pour se mettre d’accord ! Trois jours de réunions et de tractations pour dégager un consensus…
L’enjeu était important : un peu plus d’un mois après les élections européennes, les leaders de l’UE devaient désigner l’équipe dirigeante pour les cinq prochaines années. À savoir : les présidents —ou présidentes— de la Commission européenne, du Conseil européen et de la Banque Centrale Européenne. En plus, ils devaient aussi décider qui occuperait le poste de Haut représentant de la politique extérieure de l’UE, une sorte de ministre des Affaires étrangères européen. Les quatre postes sont considérés comme des postes-clés dans l’organigramme du club communautaire.
Malgré les di
Carola Rackete remporte une victoire symbolique contre Matteo Salvini
Carola Rackete a accompli un devoir humanitaire en débarquant samedi 29 juin des migrants dans le port de Lampedusa, en Italie. C’est en tout cas l’avis rendu la semaine dernière par la justice italienne, qui a décidé de remettre en liberté la jeune Allemande après quatre jours de détention. Peu importe que Rackete soit entrée dans les eaux italiennes, puis dans le port de Lampedusa, sans autorisation et qu’elle ait désobéi aux autorités : pour la juge en charge de l’affaire, la capitaine du bateau Sea-Watch 3 a, tout simplement, fait respecter le droit international en sauvant des vies humaines.
Les organisations non-gouvernementales qui viennent depuis des années en aide aux migrants en Méditerranée ont salué cette décision judiciaire. Elle représente une grande victoire pour leur travail humanitaire. Pour le gouvernement italien, c’est au contraire un sérieux revers. Particulièrement pour le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, qui livre une bataille virulente contre les ONG. Le dirigeant d’extrême-droite considère que les organisations comme Sea-Watch sont complices des passeurs qui font traverser la Méditerranée aux migrants sur des embarcations de fortune. Salvini n’a d’ail
Vers une loi française contre l’abandon des animaux
C’est l’époque des grandes vacances en France. Les mois de juillet et d’août, ceux des chassés-croisés sur les autoroutes. Les mois pendant lesquels des millions de personnes vont se succéder sur les plages ou dans les stations touristiques de montagne. Les mois aussi pendant lesquels, malheureusement, des personnes peu scrupuleuses vont se débarrasser de leurs animaux domestiques… C’est un triste record pour la France : chaque année, 100.000 chiens et chats sont abandonnés par leurs propriétaires, dont 60.000 pendant les mois d’été. Un chiffre qui n’a pas d’équivalent en Europe, et qui a provoqué la réaction de l’Assemblée nationale.
Dimanche 30 juin, dans une tribune ouverte à la presse, 240 députés ont annoncé l’élaboration d’une loi pour en finir avec l’abandon des animaux domestiques. En fait, une loi existe déjà, depuis 1999. Elle prévoit jusqu’à deux ans de prison et 30.000 euros d’amende pour un abandon, mais le problème, c’est qu’elle ne s’applique pas! Les parlementaires reconnaissent d’ailleurs que la législation actuelle ne fonctionne pas, et ils proposent donc de la moderniser. D’un côté, ils promettent un durcissement des sanctions. De l’autre, une série de mesures po