Nous commençons en Corée où Donald Trump a couronné sa tournée asiatique par une rencontre avec Kim Jong-un sur la ligne de démarcation entre le Nord et le Sud.
Trump et Kim Jong-un : troisième épisode
À notre grand soulagement, l'histoire d'amour entre Trump et Kim a repris. (Vous vous souvenez sans doute que Trump, lors d'un meeting en septembre dernier avait révélé qu'ils étaient « tombés amoureux », que Kim lui avait écrit de « belles lettres... »)
La « honte de voler » en France
Les Suédois, pour des raisons évidentes, renoncent difficilement à des vacances au soleil. Résultat : ils voyagent en avion cinq fois plus que la moyenne mondiale, avec les conséquences qu'on imagine pour les émissions de CO2 .
Et pourtant, provoqué par une prise de conscience personnelle ou un sentiment de culpabilité induit par les réseaux sociaux, un mouvement se répand de plus en plus en Suède. Il tient en un mot : flygskam ou la « honte de voler ».
La honte de voler vient de faire son apparition en France où, lit-on dans Le Monde du 8 juin, plusieurs députés de l'opposition proposent de faire supprimer les vols entre certaines villes sur le territoire français. La pollution du transport aérien étant largement supérieure à celle du train, l'idée est de suspendre les vols intérieurs là où le train présente une alternative convenable.
Dans cet article, Le Monde part notamment de la proposition de Delphine Batho, députée écologiste, d'interdire les vols vers des destinations accessibles en moins de cinq heures de train.
Sur la base d'une étude détaillée des vols intérieurs utilisés par les Français – 26,8 millions –, le journal conclut que plus de la moitié de ces vols pourraient
Vente surprise d'un tableau de Toulouse attribué au Caravage
Le 27 juin devait avoir lieu à Toulouse, dans le sud de la France, une vente spectaculaire : un tableau attribué au Caravage, le peintre italien du début du 17ème siècle, allait être offert aux enchères, sa valeur estimée entre 100 et 150 millions d'euros.
L’œuvre, datée de 1607, et découverte dans un grenier de la région en 2014, représente une scène biblique tirée de l'Ancien Testament : Judith, qui incarne la résistance du peuple hébreu, décapite le général assyrien Holopherne.
Au dernier moment, la vente a été annulée : par un communiqué diffusé le 25 juin, on a appris que l'œuvre a été acquise de gré à gré par un collectionneur : « Nous avons reçu une offre qu’il était impossible de ne pas transmettre aux propriétaires du tableau. Le fait que cette offre provienne d’ un collectionneur proche d’ un grand musée a convaincu les vendeurs de l’accepter », a commenté Eric Turquin, l'expert qui a authentifié le tableau.
Comme ni l'identité du collectionneur, ni le montant de la transaction, ni le nom du « grand musée » n’avaient été divulgués, sauf qu’il s'agissait d'un acheteur et d'un musée étrangers, le journal Le Monde a suggéré, à juste titre, un parallèle avec un épisode récent
La Belgique livre une famille de Ouïgours aux autorités chinoises
L'ambassade de Belgique à Beijing a fait évacuer par la police une femme et ses quatre enfants qui réclamaient sa protection, rapporte le journal Le Monde du 15 juin. La mère de famille venait de remplir les formalités pour rejoindre son mari, un réfugié politique, qui a obtenu l'asile en Belgique en 2018.
Depuis leur arrestation par la police chinoise à la fin de mai, on est sans nouvelles de cette famille d'Ouïgours, une minorité ethnique musulmane de la région du Xinjiang, dans l'ouest de la Chine, que Beijing maintient sous un régime de surveillance massive et d'internement systématique.
Après avoir adressé les demandes de visas auprès du ministère de l'Intérieur belge, il y a sept mois, Madame Abula avait été convoquée par l'ambassade avec sa famille pour y remplir des documents et passer une visite médicale – une entreprise risquée car les Ouïgours ne peuvent voyager sans autorisation. Ces formalités effectuées, les diplomates belges lui ont conseillé de retourner dans le Xinjiang en attendant la suite de la procédure, qui pourrait durer plusieurs mois.
Madame Abula ne s'attendait pas à ce contretemps. Prise de panique et s'estimant en danger, elle a refusé de quitter l'ambass
Mort de l'ex-président égyptien Mohamed Morsi
Mohamed Morsi, le premier président démocratiquement élu de l'histoire de l'Égypte, est mort le 17 juin alors qu'il venait de comparaître devant un tribunal du Caire, six ans après sa destitution par son successeur, Abdel Fattah Al-Sissi, qui était alors chef de l'armée. Il était âgé de 67 ans.
Morsi parlait depuis cinq minutes quand il s'est écroulé sur le sol dans la cage de verre des accusés. Il a été immédiatement transporté à l'hôpital où il est décédé, selon la télévision d'État, « à cause d’un arrêt cardiaque ».
Mais des critiques ont dénoncé les mauvaises conditions de détention auxquelles Morsi avait été soumis pendant six ans : privé de soins médicaux pour le diabète, l'hypertension et le foie, il avait été maintenu à l'isolement 23 heures par jour – conditions qu'une commission britannique indépendante citée par Le Monde avait déclarées relever de la torture ou d'un traitement cruel, inhumain ou dégradant pouvant entraîner sa mort prématurée. Sarah Leah Whitson, directrice de l'organisation Human Rights Watch, a accusé le gouvernement égyptien de négligence criminelle et de malfaisance délibérée.
Contrairement à la plupart des prisonniers en Égypte, Morsi ne pouvait rien r