C’est gagné aussi pour Istanbul, qui va être dirigée par un jeune kémaliste. Il s’appelle Ekrem Imamoglu et a battu le candidat d’Erdogan. Un signe de changement. Peut-être…
Erdogan, le début de la fin ?
Que peut-il faire ? Recep Tayyip Erdogan avait pesé de tout son poids pour que la municipalité d'Istanbul n'échappe pas à son parti, l'AKP. Mais c'est le candidat du parti social-démocrate CHP qui l'a finalement emporté. Le 24 juin au soir, Ekrem Imamoglu a battu Binali Yildirim. Clairement. Avec 54 % des suffrages, contre 45,1 % pour son rival. Le résultat est tellement évident que Yildirim, puis Erdogan, ont été contraints de reconnaître la défaite des islamo-conservateurs. On ne peut pas faire annuler des élections à chaque fois que le résultat ne plaît pas !
Trump : C'est reparti pour un tour
Cette pluie du 18 juin ne les a pas découragés. Sous des parapluies portant le nom de leur idole, dans des imperméables transparents ou protégés de simples casquettes, ils sont au rendez-vous. Ils l'attendent parfois depuis des heures. D'autres, pour être certains d'apercevoir leur star, ont planté leur tente aux aurores, la veille, autour de la salle omnisports Amway Center, à Orlando. Ils seront finalement 20 000, le 18 au soir, à acclamer leur champion venu donner le coup d'envoi de sa deuxième campagne présidentielle. Un vrai show.
Dans une salle chauffée à blanc, les soutiens s'en donnent à cœur joie. « Quatre ans de plus ! », scandent-ils, régulièrement. Ou encore : « Construisez le mur », « CNN est nulle » et, à propos d'Hillary Clinton, « enfermez-la ».... Qu'importe que ces slogans soient ceux de 2016, le public est conquis d'avance. La base veut en découdre. Aussi, le 45ème président des États-Unis n'a-t-il pas besoin de peaufiner son discours.
Durant près de quatre-vingt-dix minutes, il vante son bilan économique, explique qu'il a procédé aux réductions d'impôts « les plus importantes de l’histoire », affirme que l’air et l’eau sont « plus propres que jamais » et prédit
Municipales : La bataille de Paris a démarré
On ne connaît pas encore exactement la date. On sait juste que les municipales auront lieu au printemps prochain. Une éternité pour les citoyens, une échéance extrêmement proche pour les politiques. Et notamment pour ceux qui visent la Mairie de Paris. Car, comme dans toute élection, celle-ci est à deux tours : avant d'affronter la partie adverse, il faut déjà être nommé par son propre camp. On en est à ce moment-là, celui où la bataille fait rage. Et ce, un peu partout. Les Macroniens ne font pas exception à la règle. Et pire, ils n'hésitent plus à étaler leurs divisions sur la place publique. Pour une formation qui se targuait de renouveler les pratiques de la vie politique, on fait mieux !
À leur décharge, les candidats se bousculent pour tenter de succéder à la socialiste, Anne Hidalgo. Et un sondage BVA du 21 juin révèle que La République en marche (LaREM) arrive en tête des intentions de vote. De quoi aiguiser les appétits. Ils sont actuellement six à lorgner le poste. Benjamin Griveaux, ex-porte-parole du gouvernement, tiendrait la corde. Ce député parisien de 41 ans est un proche de la première heure du président et il bénéficie de soutiens au gouvernement, comme à la tête
Le bac, c'est – presque – fini
« Téo ? Alors, la philo, ça s'est passé comment ? Tu es resté les quatre heures ? Quel sujet as-tu choisi ? La dissertation sur le temps ! Ah, c'est courageux ! Allez, bonne chance pour les prochaines épreuves ». Si je vous livre ici la teneur de ma conversation avec mon cousin de 18 ans, c'est que des milliers de gens ont dû avoir, peu ou prou, la même conversation ce soir-là.
Car le 17 juin n'était pas un jour ordinaire pour nous, Français. Il a marqué le début du baccalauréat 2019. Un rite de passage quasi obligé pour l'immense majorité des élèves du second degré. Une période faite d'angoisse, de tension et de stress intense dans toutes les familles concernées. Notre « bac » sanctionne douze ans de scolarité, à travers une série d'examens écrits et oraux. Plus déstabilisateur encore, ces épreuves ne se déroulent pas dans les écoles habituelles. Et, pour ajouter à la pression —matin, midi et soir—, elles sont couvertes par les médias. Il ne faut pas s'en étonner. Ces journées sous haute tension représentent un moment intense de notre vie nationale : nous sommes mélangés, tous confrontés aux mêmes difficultés, en même temps.
Cette année, ils ont été 743 594 à se soumettre aux ques
Notre dame du foot
Elle n'hésite pas à prendre les journalistes à rebrousse-poil. Ainsi, le 11 juin, juste avant le second match de la France contre la Norvège, l'entraîneuse de l'équipe de foot féminin est interrogée sur son intransigeance. Pince-sans-rire, elle rétorque : « Moi, l’intransigeance, la rigueur, ça me caractérise. Mère fouettarde aussi, par moments. Et beaucoup d’autres choses encore. D’ailleurs, on ne rigole jamais chez nous.... ». Les journalistes sportifs rient, un peu étonnés quand même. Personne ne savait que Corinne Diacre pratiquait l'humour et le second degré. Parvient-elle, demande un reporter, à profiter un peu de la Côte d’Azur ? La rencontre se déroule à Nice. Du tac au tac, elle renvoie : « Pour moi, c’est piscine, transat. Et pour mes joueuses c’est à l’ombre, bien évidemment, puisque comme je suis rigoureuse, il faut qu’elles restent à l’ombre, dans leur chambre, enfermées à double tour (...) » ! Les répliques ont fait le tour des télés et du web. Depuis, la coach des Françaises a la cote. Avec elle, les Bleues rêvent de remporter la Coupe du monde. Elles sont au moins parvenues à intéresser les foules. C'est déjà une sacré revanche pour cette fille d'ouvrier du textile