On nous en parlait depuis des mois. Puis, finalement, les élections européennes, qui se sont achevées le 26 mai au soir, auront été un grand moment de démocratie. Même, si les résultats laissent songeur.
Elections européennes : La nouvelle donne
Voilà, c'est fini. Le dimanche 26 mai, au soir, a pris fin la campagne pour l'élection des sept cent cinquante-et-un nouveaux députés européens. La huitième élection au Parlement européen depuis 1979. Dès 20 heures, pour la France, les premiers résultats sont tombés, suivis, peu à peu de ceux des vingt-sept autres pays qui forment, avec nous, l'Union européenne. Ceux qui aiment le changement seront ravis. Car il existe des raisons de se réjouir, même si je vois aussi de nombreux motifs d'inquiétude.
Imaginez que tous les cinq ans, nous votons au suffrage universel direct et à la proportionnelle pour choisir nos représentants. Ils siègent à Bruxelles, en Belgique, ou à Strasbourg, en France, suivant les semaines. Chaque pays possède un quota de députés en fonction du nombre de sa population. Cela va de 96 hommes ou femmes pour les Allemands à 6 pour l'Estonie, par exemple. Mais ce qui compte, c'est moins la nationalité des personnes que le courant politique dans lequel elles s'inscrivent.
Beverly Hills : Non au tabac, oui au cigare !
Je ne vous cache pas qu'il a fallu que je relise la dépêche de l'Agence France-Presse deux fois pour être certaine d'avoir bien compris. Finalement, pas de doute, l'information semble bien réelle. Beverly Hills compte effectivement interdire, à partir du 1er janvier 2021, la vente de tabac et de produits à base de nicotine. Exception faite.... des cigares ! Elle sera la première ville des États-Unis à supprimer le commerce de la cigarette. Si toutefois le vote du 21 mai est bien confirmé le 4 juin prochain. Ce qui paraît plus que probable…
C'est à l'unanimité que ce projet de loi a été adopté, le 21 mai, par le Conseil municipal de cette banlieue ultra-chic de Los Angeles. Il a émergé suite à une recommandation de la Commission pour la santé et la sécurité. Pour justifier cette stupéfiante mise au ban, le maire affirme : « cela reflète les valeurs de notre communauté ». Il est vrai que la ville aux 35 000 habitants fortunés a, par le passé, fait montre de sa sévérité en la matière.
En 1987, elle a été la première cité californienne à interdire de fumer dans les restaurants et les petits commerces de détails. Seuls, à l'époque, les hôtels y étaient encore autorisés. Un peu plus tard,
Vincent Lambert : Le coup de théâtre
D'un côté, il y a la mère, Viviane, 73 ans, le père, Jean, 90 ans, et un frère. De l'autre, il y a l'épouse et tutrice, Rachel, cinq frères et sœurs, ainsi qu'un neveu, François. Deux camps opposés, deux clans irréconciliables, deux conceptions antagonistes de la vie. Un vrai drame familial, qui a pour origine un homme et son hypothétique avenir. Vincent Lambert, 42 ans, tétraplégique, vit dans un état végétatif depuis onze ans. Son sort a failli être définitivement réglé le 20 mai, au matin.
L'équipe médicale de l'hôpital de Reims, où il est soigné, a arrêté l’alimentation et l’hydratation artificielles qui le maintiennent en vie depuis 2008. On pensait ses jours comptés. Puis, coup de théâtre, le 20 mai au soir. La cour d’appel de Paris, saisie par les parents de Vincent, des catholiques très pratiquants, ordonne qu'il soit à nouveau alimenté et hydraté. La surprise est générale, les raisons de ce revirement peu claires. En quelques minutes, cette affaire familiale bascule, elle devient une affaire d'État.
Le 29 septembre 2008, près de Châlons-en-Champagne, dans le nord de la France, une voiture se renverse. Au volant, Vincent Lambert, 32 ans, infirmier psychiatrique et père d'un
Notre-Dame : Comment reconstruire ?
Je me souviens très bien de ce 15 avril. J'étais en train de préparer un dîner pour une petite dizaine de personnes. Peu avant 20 heures, je reçois un coup de fil de ma mère m'annonçant qu'une partie de Paris est bloquée car Notre-Dame brûle depuis près de deux heures. Incrédule, j'allume la télé et je reste littéralement sidérée par le spectacle désolant : des flammes s'échappent du toit de la cathédrale, tandis qu'une épaisse fumée grise noircit le ciel. Comme beaucoup, je pressens que les dégâts vont être énormes. Ils le sont, puisque la toiture de la nef et du transept a été détruite, de même que la charpente, la fameuse flèche de l'architecte Viollet-le-Duc, et une partie de la voûte.
Immédiatement, et cela nous a fait chaud au cœur, des messages de soutien du monde entier nous parviennent. Nous ne sommes plus seuls face à la catastrophe et, surtout, un certain nombre de personnalités fortunées, françaises ou étrangères, ainsi que de grands groupes, annoncent qu'ils débloquent des millions pour la reconstruction.
Face à cet élan de générosité, Emmanuel Macron déclare, le jour du sinistre : « Nous rebâtirons la cathédrale plus belle encore, et je veux que cela soit achevé d'ici
Une déambulation si romantique
C'est à un voyage dans le Paris d'avant celui du baron Haussmann, à une promenade dans ce XIXème siècle qui a connu trois rois et deux révolutions en moins de cinquante ans, que nous convie « Paris romantique 1815-1848 ». Cette exposition, qui a lieu du 22 mai au 15 septembre au Petit Palais et au Musée de la Vie Romantique, constitue l'un des grands événements du printemps et de l'été. Et il ne faut pas s'en étonner.
Plus de six cents œuvres ont été prêtées par une centaine de musées et d'institutions pour l'occasion. Peintures, sculptures, littérature, théâtre, presse, caricatures, danse, luxe, costumes, objets d’art, mobiliers sont réunis dans plusieurs lieux de la Capitale. On voit l'effervescence de la rue, les bals somptueux, les salons littéraires très animés, les débats politiques et culturels de l'époque. Tous visent à ressusciter cette époque incroyablement riche.
La forme de cette exposition est également peu banale. On nous convie à une balade découpée comme dans une journée. On démarre au petit matin, dans les salons du palais des Tuileries, pour y découvrir des intérieurs reconstitués, on poursuit le parcours dans les jardins du Palais-Royal, centre de la vie parisien