Elections générales en Espagne : l’extrême droite entre au parlement
Ce dimanche 28 avril 2019, les Espagnols étaient appelés aux urnes pour renouveler le parlement. Cette élection, la troisième en moins de quatre ans, fait suite au renversement de Mariano Rajoy, en juin 2018, par une motion de censure qui avait amené au pouvoir le socialiste Pedro Sanchez.
Alors que le PSOE avait enregistré les pires scores de son histoire aux élections de 2015 et de 2016, c’est lui qui arrive en tête de l’élection de dimanche avec plus de 29,8% des voix. Les conservateurs du Parti populaire chutent à 16,7%, les centristes de Ciudadanos grimpent à 15,7% quand la gauche radicale de Podemos limite la casse à 14,3%. Enfin, le parti d'extrême droite Vox, qui avait recueilli 0,2% des voix il y a trois ans, franchit la barre des 10%.
Une Gauche unie pour les élections européennes ?
L’union de la gauche… une utopie pour les uns, une nécessité pour les autres. Tous l’ont rêvé, souvent pour des raisons idéologiques, parfois par cupidité électoraliste. Mais enfin, où en sommes-nous aujourd’hui ?
Le lundi 22 avril 2019, Raphaël Glucksmann, tête de liste du Parti socialiste et du nouveau mouvement politique « Place publique » pour les élections européennes, s’est exprimé sur le sujet. En effet, il a déploré l’incapacité de la gauche à se rassembler, pointant du doigt sa « mentalité de videur de boîte de nuit ». Les videurs sont souvent des personnes pragmatiques et réactives : je ne crois pas que cette comparaison soit des plus appropriées.
Il est vrai qu’il paraît peu probable que les partis de gauche français atteignent un score significatif aux élections européennes. Une candidature unique semble être le dernier recours pour une gauche divisée, qui a du mal à se réinventer. Paradoxalement, cette désunion est aussi compréhensible que navrante. Compréhensible car explicable, mais navrante car illustrant, là encore, le manque de vision et de réalisme de certains dirigeants politiques actuels.
Historiquement, il faut bien dire que l’union de la gauche n’a jamais réelle
Notre-Dame : les grandes fortunes ont-elles encore le droit de faire des dons ?
Le 15 avril 2019, alors que les derniers rayons du soleil éclairaient la capitale française d’une lumière orangée, les premières flammes rongeaient la tour de Notre-Dame. Ces images d’horreur ont fait rapidement le tour du monde. Qui n’a pas éprouvé un profond chagrin en constatant, impuissant, l’ampleur des dégâts ? Qui ne s’est pas remémoré cette cathédrale, d’habitude sereine et silencieuse, se dressant devant la Seine ? L’incendie de Notre-Dame a touché le cœur de chacun, car Notre-Dame est le cœur de Paris.
Quelques heures plus tard, les promesses de dons affluaient de tous côtés. D’abord de France, puis du monde. Le montant de ceux-ci a rapidement atteint des sommes astronomiques, à la hauteur de ce que cette cathédrale gothique du XIIIème siècle représente pour beaucoup. Cent millions d’euros de la part de la famille Pinault, 200 millions d’Arnaud Lagardère, 50 millions de la Ville de Paris : il fallait se donner les moyen de rebâtir ce chef-d’œuvre.
Pourtant, je n’aurais jamais pensé que la reconstruction d’un tel monument allait faire couler autant d’encre. En effet, certains se sont indignés de l’afflux de dons pour Notre-Dame alors que plusieurs associations caritatives p
Macron devant la Presse, où le retour de l’ancien monde politique
Chacun en a eu pour son argent. Les Français ont écouté, les journalistes ont questionné, les commentateurs ont analysé, les sceptiques ont critiqué, bref : le Président a parlé.
Emmanuel Macron était attendu au tournant. En effet, après la crise des Gilets jaunes et deux mois de débat, les Français se demandaient ce qui se trottait dans l’esprit du Président de la République. Ces interrogations ont-elles été levées par la conférence de presse organisée à l’Élysée, le soir du 25 avril ? Rien n’est moins sûr…
Qui aurait parié que le jeune et fringant président, qui avait fait de la réforme son maître-mot, serait si contesté deux ans après son élection ? Pas lui, sans aucun doute. Pas moi non plus, je dois bien le reconnaître. Alors que la France traverse une période de forte agitation sociale, comment juger les propositions que le Président a formulées lors de sa conférence de presse ?
J’admets avoir été déçu de ses annonces. Bien sûr, il y a quelques points positifs à retenir, mais la globalité reste très en deçà des enjeux auxquels la France doit faire face.
J’ai toujours éprouvé de la sympathie pour le réformateur Macron. Son élection inattendue a fait souffler un vent de fraîcheur
Poutine remet la Russie dans le jeu des négociations avec la Corée du Nord
Le jeudi 25 avril 2019 au matin, Kim Jong-un descendait du train blindé qui l’emmenait à Vladivostok pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine. Le sommet entre les deux hommes débuta par une poignée de main chaleureuse qui rappela les liens passés entre l’ex-URSS et l’archipel nord-coréen. Ces deux pays se connaissent bien, tellement bien que Vladimir Poutine n’a pas hésité à appeler Kim Tovarich, « camarade » en russe. Même si l’on gardera de ce sommet l’image rassurante du président russe partageant une coupe de champagne avec son homologue coréen, cette rencontre était tout sauf anodine. Quand les États-Unis avancent leurs pions, la Russie n’est jamais bien loin…
Après la fin du sommet, on s’est empressé d’affirmer qu’aucune décision majeure n’avait été prise. C’est probablement vrai. Cependant, cette rencontre était importante : elle a permis à Poutine de se réconcilier officiellement avec la Corée du Nord et de légitimer encore un peu plus la place de la Russie en Asie-Pacifique.
Bien que partisan de méthodes musclées, parfois violentes, Vladimir Poutine est, paradoxalement, un fin diplomate. Il a toujours profité des failles et faiblesses des autres pays pour imposer