Il a les yeux bleus, une frange plaquée sur le front et un discours ultra-nationaliste. Il est l'étoile montante de l'AfD allemande.
Björn Höcke : le démon de l'extrême droite allemande
Il est dans les premiers rangs. Silencieux, comme les milliers de personnes qui défilent derrière lui. En ce 1er septembre, Björn Höcke va marcher pendant des heures dans les rues de Chemnitz, alias Karl-Marx-Stadt, une ville située en ex-Allemagne de l'Est. Le député du parti populiste d'extrême droite AfD (Alternative für Deutschland) a beau afficher un visage grave, fermé comme pour marquer sa colère froide, il est en réalité ravi. Ravi que l'appel de son parti, allié au mouvement anti-islam Pegida, rassemble près de 4 500 personnes. Ravi que sa stratégie de radicalisation commence à porter ses fruits. Et donc, à servir son ambition.
En ce 1er septembre, le prétexte pour cette manifestation était tout trouvé : la commémoration du meurtre d'un Allemand de 35 ans, Daniel Hillig, le 25 août dernier après une altercation verbale dans la rue. Très vite, la police avait arrêté deux suspects, l'un d'origine irakienne, l'autre d'origine syrienne. Mais ces détentions n'avaient pas mis fin aux protestations. Bien au contraire.
Le lendemain, chauffés à blanc par des politiques, 8000 sympathisants des thèses anti-immigrés se lançaient dans une chasse aux étrangers dans cette ville frappée pa
Russie : un parfum de guerre froide ?
Nathalie est russe et habite mon quartier. Chaque année, elle rentre voir ses parents, près de Moscou, avec son mari français et leurs deux jeunes enfants. Nathalie parle couramment la langue de Molière, sans l'ombre d'un accent. Bref, rien ne la distingue d'une jeune femme née à Paris. Rien tant que l'on ne critique pas la Russie ou son président. Car alors là, l'élégante mère de famille voit rouge et se met en colère. C'est donc avec d'infinies précautions que je lui ai demandé ce qu'elle pensait de l'annonce du ministre russe de la Défense, le 28 août dernier, sur Vostok-2018, qui se traduit par « Est-2018 », un rassemblement militaire d'envergure qu'il a qualifié d'exercice le plus imposant depuis la guerre froide.
Mais… que je vous explique d'abord en quelques mots de quoi il s'agit. Entre le 11 et 15 septembre prochains, 300 000 soldats, plus de 1 000 avions, deux escadres de la marine et tous les régiments aéroportés vont participer à des manœuvres dans des régions militaires du centre et de l'est de la Russie. Une zone où Poutine compte bien peser à l'avenir. Le dernier rassemblement de cette ampleur remonte à 1981, quand l'armée soviétique avait organisé les manœuvres « Za
Macron à la chasse aux voix
J'ai beau chercher, non, décidément, je n'en connais pas. Ni de près, heureusement d'ailleurs, ni de loin… ce qui est toujours possible. Et pourtant, on ne peut pas dire qu'il s'agisse d'une espèce en voie de disparition. Bien au contraire ! Les chasseurs sont 1,2 million en France actuellement et ils forment l'un des lobbys les plus puissants de la République. Il suffit de voir la façon dont Emmanuel Macron les traite ! Le chef de l’État, en forte baisse dans les sondages, ne peut pas prendre le risque de fâcher un électorat si nombreux. Du coup, à quelques mois des élections européennes, il les cajole.
Le 27 août dernier, il a reçu pendant plus de deux heures à l'Elysée, le président de la Fédération de la chasse, Willy Schraen, le lobbyiste de la chasse Thierry Coste, et le sénateur de Côte d'Or et chasseur passionné, François Patriat. Il s'agissait de lancer la grande réforme de la chasse promise durant la campagne électorale. Réforme en faveur des tireurs, évidemment. Et le moins que l'on puisse dire c'est que Macron a fait preuve de bonne volonté.
Sitôt la réunion terminée, on a appris que le permis de tuer des animaux, actuellement de 400 euros par an, allait passer à 200 eu
Démission de Nicolas Hulot : Ça fait du bien !
Ça aura été le feuilleton de la semaine. L'un des plus suivis par les Français, mais aussi par les chancelleries européennes. Il est vrai que la démission a été magnifiquement théâtralisée. On n'en attendait sans doute pas moins de Nicolas Hulot qui, avant d'occuper les fonctions de ministre de la Transition écologique et solidaire, a été animateur télé. Le spectacle, il connaît…
Nous étions donc le 28 août, vers 8h30 du matin, sur la radio publique France Inter. Hulot est interrogé sur les grands dossiers de rentrée qui concernent son ministère : la chasse, le glyphosate, les centrales nucléaires, le climat.... Autant de points sur lesquels cette personnalité aimée des Français a perdu ses arbitrages. Il essaie durant quelques minutes de défendre son bilan, puis, tout d'un coup, il prononce des paroles d'une incroyable honnêteté. Totalement inattendues.
Défenseur convaincu de la nature, il dit regretter que l'écologie ne soit pas la priorité du gouvernement. Il avoue ne plus vouloir « passer son temps » à se « quereller » avec le ministre de l'Agriculture. Il confie qu'il se sent épuisé, « tout seul à la manœuvre » sur les enjeux environnementaux au sein du gouvernement. Il ajout
Encore.... un nouveau feuilleton quotidien !
Voilà, toute l'histoire. Après dix-sept ans d'absence, Claire revient à Montpellier, dans sa ville natale, située dans le sud de la France. Elle est accompagnée de son fils, Théo, 16 ans, à qui elle veut faire découvrir les lieux de sa jeunesse. Une jeunesse tragique puisque sa sœur s'est suicidée. Fuyant ce drame, Claire est partie faire de l'humanitaire en Afrique durant de longues années. Avec son fils qu'elle élève seule.
Mais même avec le temps, la cité ensoleillée ne semble pas lui porter chance. Quelques heures après son retour à Montpellier, la jeune femme est arrêtée par la police. L'ami d'enfance avec qui elle avait rendez-vous a été retrouvé assassiné. Et un mystérieux appel anonyme la désigne comme coupable. Pour sortir de ce bourbier, il va lui falloir fouiller son passé...
Je ne sais pas si avec un tel scénario, vous avez envie de regarder la nouvelle série de France 2, la deuxième chaîne du service public. Moi en tout cas, pas. Pourtant « Un si grand soleil », c'est le nom de ce feuilleton qui a débuté le 27 août, a séduit quatre millions de téléspectateurs. Quatre millions de personnes, imaginez, qui pendant vingt-six minutes, à 20h40, entre les informations et le p