La consommation d’eau et d’énergie liée à l’utilisation de l'IA soulève des inquiétudes environnementales
Un article paru le 1er mars dans The Atlantic analyse deux grandes tendances de notre époque qui semblent être sur le point d’entrer en conflit : la lutte contre le changement climatique et l'essor de l'intelligence artificielle. Le développement de l’IA entraîne en effet une consommation d'énergie et d'eau considérable. Ce problème est particulièrement manifeste dans le sud-ouest des États-Unis, où des centaines de serveurs de données ont été installés dans le désert et ont besoin d'être refroidis.
L'Arizona vient de subir l'été le plus chaud de son histoire. La température a atteint 43°C pendant 55 jours. Ces conditions atmosphériques ont mis à rude épreuve les réseaux électriques et aggravé les effets de la sécheresse, qui a été la plus sévère que la région ait connue depuis plus d'un millénaire. Dans le même temps, les entreprises de haute technologie construisent de plus en plus de serveurs pour répondre à la demande mondiale de services d'IA générative.
L'université de Californie estime qu’en raison de la demande mondiale en IA, la consommation d’eau douce par les centres de données pourrait dépasser 6 400 milliards de litres d'ici 2027. Une étude menée par une université néerl