L’Union européenne dans le collimateur de Washington
Dans son rapport sur la « stratégie de sécurité nationale », publié le 5 décembre dernier, et dans lequel les États-Unis fixent le cadre de leurs priorités géopolitiques, le gouvernement américain fait preuve d’une violence verbale inédite vis-à-vis de son allié historique.
Le document confirme tout le mal que le président Trump pense de l’Union européenne et de ses dirigeants. Selon le rapport, l’Europe serait menacée « d’effacement civilisationnel » en raison de « l'effondrement des taux de natalité et de la perte des identités nationales ».
« Si les tendances actuelles se poursuivent, le continent sera méconnaissable d'ici vingt ans, voire moins », annonce le rapport. Une allusion directe au « grand remplacement », théorie complotiste d’extrême droite très contestée par les démographes, selon laquelle la population européenne serait en voie d’extinction au profit d’une population étrangère provenant des flux migratoires.
Si elle interpelle par sa brutalité, l