Une déclaration de la première ministre japonaise déclenche une escalade diplomatique avec Pékin
L’expression utilisée par la première ministre japonaise n’est pas anodine. En recourant à ces mots, la cheffe du gouvernement admet implicitement qu’elle n’exclut pas une intervention militaire du Japon pour défendre Taïwan en cas d’agression chinoise.
Si cette position n’est pas vraiment une surprise, elle n'avait jamais été aussi clairement formulée par un dirigeant japonais. En disant tout haut ce que beaucoup de Japonais pensent tout bas, Sanae Takaichi – leader du Parti démocrate libéral, un parti nationaliste de droite – a obtenu un surprenant soutien populaire, notamment auprès de la jeunesse. Selon un sondage national publié fin novembre par le Yomiuri Shimbun, le plus grand journal japonais, 64 % des 18-39 ans approuvent la position du gouvernement Takaichi vis-à-vis de la Chine. Autant dire que la première m