Adieu Carlos…
23 January 2019
C'est un destin comme Honoré de Balzac savait si bien les raconter. Un parcours qui passe de la splendeur à la misère, des hautes sphères du pouvoir à une minuscule prison dans une banlieue de Tokyo. La descente aux enfers aurait pu s'arrêter là, mais le sort n'en finit pas de s'acharner sur Carlos Ghosn, héros balzacien malgré lui. Au Japon, ses affaires se corsent. Incarcéré depuis le 19 novembre dans la terrible prison de Kosuge, à l'est de la Capitale, le bâtisseur de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi s'est vu refuser toutes ses demandes de libération sous caution. Le 18 janvier, ses avocats ont réitéré leur demande de mise en liberté. Mais les Japonais restent pour l'instantintransigeants. Au train où vont les choses, le dirigeant franco-libano- brésilien pourrait demeurer en prison jusqu'au 10 mars, puis voir sa détention prolongée par périodes reconductibles d'un mois, sur requête du procureur. L'ex-grand patron risque alors de croupir derrière les barreaux jusqu'à son procès, qui n'interviendra pas avant plusieurs mois. Il pourrait écoper d'une peine maximale de quinze ans de prison.
C'est que le fisc japonais est tenace. Il reproche à Ghosn d'avoir minoré ses revenus au