Nicolas Sarkozy : coupable ou non coupable ?
28 March 2018
Pendant deux jours, il est resté imperturbable. Enfermé dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre, les 20 et 21 mars, Nicolas Sarkozy a répondu à deux cents questions. Inlassablement, elles lui ont été posées et reposées par les enquêteurs. Il ne s'est pas départi de son calme. S'est montré, au contraire, très combatif. Il a continué à nier vigoureusement avoir reçu de l'argent libyen pour financer sa campagne électorale victorieuse de 2007. Le sixième président de la République française devait également passer la nuit chez les flics. Assis sur une simple chaise, avec une couverture et un oreiller. Mais craignant que l'image ne soit trop dévastatrice pour l'opinion publique, la police a autorisé ce « présumé innocent » à dormir dans son hôtel particulier. À condition d'être de retour à 7h30, le lendemain matin. Promesse tenue. À l'issue de ces quarante-huit heures de garde à vue, l'ex chef de l'État a été mis en examen pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de détournement de fonds publics libyens », le 21 mars. Il est, de plus, placé sous contrôle judiciaire. Ce qui, en l'occurrence, signifie qu'il lui est interdit de se