L'Autriche avait dit oui à Hitler
21 March 2018
Les événements méritent d'être racontés à nouveau. Nous sommes le 11 mars 1938. La radio autrichienne annonce que, finalement, le chancelier n'organisera pas de référendum pour demander à son pays s'il souhaite rester indépendant. Puis, cet ultra-conservateur démissionne. Pour les Nazis autrichiens, la voie est libre. Dans la nuit, ils occupent les différents lieux de pouvoir. Le 12 mars 1938, à l'aube, les 200 000 soldats, SS et policiers allemands envoyés par Hitler franchissent alors allègrement la frontière austro-allemande. Ils ne rencontrent aucune résistance. Bien au contraire, tout au long de leur invasion, cette armée d'occupation est acclamée par une population largement favorable à l'annexion. Durant des décennies, cet ancien empire s'est refusé à dire sa faute. À reconnaître son crime. Il faut croire que le temps et la pression internationale ont fini par faire plier l'Autriche. Car petit à petit des responsables politiques ont accepté de sortir de leur déni de réalité. Ils ont enfin mis un mot sur les faits.
Oui, il s'agit du « chapitre le plus sombre de l'histoire nationale », comme l'a ainsi déclaré le président Van der Bellen, lors de la commémoration des quatre-vin