La corrida : art ou massacre ?
28 June 2017
Le torero basque Ivan Fandino est mort le 17 juin après avoir été encorné lors d’une corrida à Aire-sur-l’Adour, une petite ville des Landes. Fandino avait 36 ans.La dernière mort d’un torero dans une arène avait eu lieu le 9 juillet 2016 en Espagne et, un mois plus tôt, au Mexique. En France cela n’était pas arrivé depuis 1921.
Comme dans le sud de la France, la corrida reste populaire en Espagne, avec environ 1 800 spectacles par an et près de six millions de spectateurs. L’Association nationale des organisateurs de spectacles taurins revendique un chiffre d’affaires annuel de 3,5 milliards d’euros.
Les origines de la tauromachie sont obscures. Les premières courses de taureaux dont on ait connaissance datent des fêtes royales données par Alphonse II, roi des Asturies en 815. Considérée par ses défenseurs comme faisant partie du patrimoine culturel de l’Espagne, elle s’est bien sûr beaucoup transformée au cours de sa longue histoire mais la controverse à son sujet est presque aussi ancienne.
Pour les uns, lit-on dans Le Monde, « la corrida se réduit au spectacle d’une boucherie archaïque. Pour les autres, c’est un art à part entière, féroce et sensuel, trivial et sac