Obésité et inégalités sociales
28 June 2017
L’historien Georges Vigarello note qu’au Moyen Âge, quand les disettes étaient fréquentes, les « clercs bien gros et gras » étaient valorisés. Le « gras » était alors synonyme d’opulence. Aujourd’hui encore, être trop gros peut être un marqueur social, mais ce qu’il signale, c’est plus souvent la pauvreté.« La prévalence du surpoids et de l’obésité augmente dans le monde entier. » C’est avec ces mots que s’ouvre une étude menée depuis trente-cinq ans dans 195 pays et territoires et publiée le 12 juin dernier dans le New England Journal of Medicine. Touchant pays riches et pays pauvres, adultes et enfants, le surpoids concernait en 2015 2,2 milliards de personnes, l’équivalent de 30 % de la population mondiale.
L’excès de poids est défini en fonction de l’indice de masse corporelle (IMC), un rapport de la taille au poids.
L’épidémie d’obésité est responsable d’un net accroissement des maladies cardio-vasculaires, du diabète et de certains cancers à l’origine d’une augmentation de la mortalité.
L’obésité et le surpoids ont bien sûr des causes diverses mais il n’y a pas de doute qu’un certain nombre d’entre elles trouvent leur source dans les inégalités en matière d’éduc