Quand le travail se transforme en addiction...
7 June 2017
Un terme anglais fait depuis quelque temps partie du vocabulaire français : « burn-out », plus évocateur, peut-être, que son équivalent trop clinique « épuisement professionnel ».Ou l’importation d’un nouveau mot suggère-t-elle une réalité différente qui demandait à être nommée ?
Les manifestations physiques du burn-out, un phénomène de plus en plus répandu des deux côtés de l’Atlantique, comprennent notamment les troubles du sommeil, l’hypertension, les maux de tête et autres douleurs avec, en fin de parcours, l’épuisement lui-même, la dépression et parfois le suicide.
Mais la question est de savoir comment et pourquoi on en arrive là. Pourquoi cette tendance à se surinvestir au travail, au point de ne plus pouvoir s’arrêter et ce, au détriment d’autres activités et de sa propre santé physique et psychique ?
Le travail n’a pas toujours été aussi valorisé par la société. En 1880 paraissait Le Droit à la paresse, un pamphlet de Paul Lafargue dénonçant le Travail, piège tendu à la classe ouvrière par l’Église et les industriels, qui promettaient l’avènement d’une société d’abondance à condition de travailler de plus en plus longtemps et de manière de plus en plus efficac