La Gambie dit enfin stop au tourisme sexuel
31 May 2017
Un couple marche sur une magnifique plage de sable blanc. Le soleil est au zénith, la mer bleue turquoise et quelques cocotiers ici et là apportent une nuance de vert dans ce paysage idyllique. On entendrait presque le clapotis de l'eau. Elle est plus petite que lui, en maillot de bain deux pièces, des bourrelets de chair molle comme tombant de son corps fripé. Il est noir, musclé, porte un pantalon remonté jusqu'aux genoux et une chemise à manches courtes. Elle l'a pris par la taille, elle s'agrippe à lui. Il lui effleure le bras. Sans ostentation, sans dégoût apparent non plus. Il faut bien manger. Alors qu'importe que les « Marie-Claude », c'est ainsi qu'on nomme en Gambie les femmes qui s'adonnent au tourisme sexuel, aient vingt, trente voir quarante ans de plus que leurs partenaires, tant qu'elles s'acquittent de leur principal devoir : payer.Ces échanges financiers ne semblent pas gêner ces Européennes issues principalement des Pays-Bas, de la Belgique, de Suisse, du Royaume-Uni, et parfois de la France. Il faut désormais y ajouter aussi des Russes et des Asiatiques. Pour beaucoup d'entres elles, mêmes les moins fortunées, la recherche de plaisirs interdits… avec de jeun