Nous commençons aux États-Unis, en examinant la récente décision par la NFL de pénaliser les joueurs qui manifestent contre la violence policière.
Sports, patriotisme et race : une mixture douteuse
Après presque deux ans de controverse, les propriétaires d’équipes de la NFL, la Ligue nationale de football américain, ont décrété que les joueurs qui s’agenouillent au lieu de se lever durant l’hymne national seront pénalisés d’une amende.
La NFL veut ainsi mettre fin à une discorde initiée en 2016 par un joueur, Colin Kaepernick, qui avait décidé de rester assis pendant l’hymne américain pour protester contre la violence policière et les iniquités du système judiciaire à l’égard des minorités : « Je ne vais pas me lever et montrer de la fierté pour le drapeau d'un pays qui oppresse les noirs et les gens de couleurs », avait expliqué le footballeur. Par la suite, il avait choisi de s’agenouiller, posture jugée plus consensuelle que beaucoup de joueurs ont à leur tour adoptée.
La « bromance » Trump–Macron ne passe pas en France
Le cycle de ce qui passe pour « les actualités » s’accélère tellement que la visite du président Macron à Washington le mois dernier n’est plus qu’un lointain souvenir.
Et pourtant, les accolades, bises, tapes dans le dos, poignées de mains et autres attouchements, sans oublier le balayage prévenant, par Trump, d’une pellicule sur le col du président français – ont laissé leur marque sur la cote, déjà très basse, d’Emmanuel Macron en France.
Pendant que la presse américaine s’interrogeait – s’agissait-il d’ une stratégie diplomatique de la part d’Emmanuel Macron, ou Donald Trump essayait-il de plaire, ou de dominer, son invité ? – la performance de celui-ci a été sévèrement jugée par ses adversaires politiques et par 55 % de répondants dans un sondage effectué pour le journal Le Figaro.
Macron, qui avait entrepris le voyage pour tenter d’infléchir la politique américaine dans plusieurs doma
Les monnaies locales, leviers de la transition écologique
Depuis quelques années, une cinquantaine de monnaies locales ont fait leur apparition un peu partout en France, rapporte Le Monde du 17 mai.
Elles coexistent avec l’euro et portent parfois des noms de fruits, de fleurs ou d’insectes : l’« abeille » dans le Lot-et-Garonne, le « radis » à Ungersheim en Alsace, le « sol violette » à Toulouse, et la « pêche », en Ile-de-France, qui commence à être acceptée à Paris. La plus importante est l’« eusko », dans le Pays basque, utilisé par 3 000 particuliers et 700 professionnels : 820 000 euskos (l’équivalent de 820 000 euros) sont actuellement en circulation.
Créées à l’initiative de collectifs de citoyens et autorisées par la loi, ces monnaies se présentent comme des outils de réappropriation de l’économie territoriale par les habitants d’une région : elles favorisent les entreprises locales, les circuits courts de distribution et le lien social.
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Sois belle et tais-toi !
Si vous êtes actrice en France, vous avez plus ou moins huit ans, de 24 à 32 ans, pour vous faire connaître. Passé cet âge, vos chances de trouver du travail commencent inexorablement à décliner. Les acteurs, par contre, connaissent une carrière bien plus longue, jusqu’à 58 ans.
Le 71ème Festival de Cannes qui vient de se conclure a été l’occasion, pour un collectif de professionnels du cinéma, de publier dans Le Monde du 12 mai un rapport sur la représentation des femmes dans les films dramatiques français.
En France, la moitié des femmes majeures sont âgées de plus de 50 ans et elles représentent un quart de la population majeure totale. Cependant, cette majorité réelle dans la vie est traitée comme une minorité invisible au cinéma : dans les films français sortis en 2016, seuls 6 % des rôles ont été attribués à des actrices de plus de 50 ans. Le rapport déduit correctement : « Les pers
Une curieuse alliance
Le lendemain de l’inauguration de la nouvelle ambassade des États-Unis à Jérusalem, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou s’est entretenu avec les pasteurs et activistes fondamentalistes américains invités pour la circonstance.
Après les avoir remerciés d’avoir fait pression sur le président Trump pour qu’il transfère l’ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, il leur a demandé sur quels autres pays il pourrait compter pour suivre l’exemple américain. « Le Premier ministre était très enthousiaste », a confié Mario Bramnick, un pasteur cubano-américain pentecôtiste et supporteur de Trump, cité par le New York Times du 19 mai.
Promis par Trump durant sa campagne présidentielle, le transfert de l’ambassade a effectivement rompu avec sept décennies de politique américaine concernant le statut de Jérusalem, qui ne devait être décidé que dans le cadre de négociations de paix entre Israël e