La guerre est aussi le sujet principal de l’allocution d’Emmanuel Macron aux Français. De façon solennelle, le président de la République nous a annoncé que nous changions d’époque, de monde et que nous allions devoir nous défendre contre cette violence qui pourrait nous être faite. La guerre, ou plutôt la guéguerre que se fait la gauche, a également fait les grands titres de la semaine. Pour ou contre l’aide active à l’Ukraine, l’envoi de troupes sur place… Le Parti socialiste et les écologistes ont des positions diamétralement opposées à celles des Insoumis de Jean-Luc Mélenchon et des communistes.
Enfin, la guerre, la Deuxième Guerre mondiale, est la toile de fond des documentaires sur Anne Frank que la seconde chaîne de télévision publique a diffusés. L’histoire d’une jeune fille juive morte dans un camp de concentration et de son journal intime.
Pour éviter que les erreurs du passé ne se répètent, les puissances européennes ont décidé d'investir massivement dans leur défense. À commencer par la Pologne qui met les bouchées doubles pour protéger son territoire.
Donald Tusk n’est pas homme à se laisser intimider. Ce libéral démocrate qui a grandi sous le joug des communistes sait que, face au danger, il faut agir. Sans tarder. C’est tout le sens de son discours au Parlement polonais du 7 mars dernier. Le premier ministre y a présenté sa vision stratégique pour son pays et, après avoir désigné la Russie comme « la menace existentielle qui pèse sur l’Europe », « la plus grave depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », il a expliqué à ses concitoyens comment il comptait protéger la Pologne. Sans l’aide des Américains.
Il s’appelle Dmitri Nekrassov et est un opposant à Poutine. Economiste, il s’est exilé à Chypre, d’où il dirige le Center of Analysis and Strategies in Europe, un think tank indépendant qu’il a cofondé en 2024. Ce centre a étudié l’impact des sanctions économiques occidentales sur la Russie, mesures prises suite à l’agression de l’Ukraine en février 2022. Sa conclusion est sans appel : c’est un échec.
C’est ce que Nekrassov est venu expliquer à Paris, le 4 mars dernier, en présentant son rapport à l’Institut français des relations internationales. Cette enquête est basée sur les témoignages directs de vingt-neuf hommes d’affaires russes, en majorité installés à l’étranger, et montre qu’après trois ans de sanctions occidentales destinées à l'affaiblir économiquement, la Russie n’a pas seulement résisté, mais elle s’est imposée comme l’épicentre d’un système financier parallèle. En effet, selon les dernières données de la Banque centrale russe, plus de 80 % des transactions commerciales extérieures du pays sont désormais effectuées en roubles ou en monnaies de pays alliés, principalement le yuan chinois. Et pire encore : une large proportion de ces transactions – entre 60 % et 70 % –
Ils étaient quinze millions. Quinze millions de Français, ébahis, par ce qu’ils ont entendu le 5 mars dernier à 20 heures. Emmanuel Macron était de noir vêtu, à l’image des jours sombres qu’il nous a annoncés. Son allocution, d’une quinzaine de minutes, donnée de l’Élysée et diffusée en direct sur les principales chaînes de télévision, voulait répondre aux « inquiétudes » des Français sur la guerre en Ukraine. On a eu du grand Macron : solennel et dramatique, comme il sait si bien le faire.
D’un ton grave, le chef de l’État a pris la parole dans un contexte « de grande incertitude » et alors que « le monde est confronté à ses plus grands défis » : le rapprochement entre Washington et Moscou, au détriment de l’Ukraine. Un bouleversement géopolitique car si les États-Unis demeurent des partenaires, la Russie, elle, représente « une menace directe pour l’Europe ». Son attitude « belliciste » semble ne connaître aucune limite. « Face à cette montée des périls, l’inaction serait une folie », avertit le président.
Dans l’espoir de peser sur les discussions Russie-États-Unis, Macron a plaidé d’abord pour l’élaboration d’un « plan de paix solide, durable et vérifiable ». Il a ensuite envis
L’affaire n’est pas nouvelle. La gauche a toujours été divisée, notamment en matière de politique étrangère. Mais l’accélération de l’Histoire avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, l’altercation entre le patron de la Maison Blanche et Volodymyr Zelensky ainsi que l’annonce du gel de l’aide militaire à Kiev ont amplifié les divergences. Comme en témoigne le débat houleux du 3 mars à l’Assemblée nationale, consacré à la situation en Ukraine et la sécurité en Europe.
Ce jour-là, les députés doivent répondre à une question : quel soutien apporter à Kiev face au désengagement des États-Unis ? Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, est sans ambiguïté : « Il ne sert à rien de se voiler la face : l’Amérique de Donald Trump n’est plus un partenaire fiable », a-t-il affirmé comme l’explique Le Monde. Il a rappelé que le retrait progressif des États-Unis était prévisible et qu’il était temps pour l’Europe de prendre ses responsabilités en matière de défense. Pour pallier cette crise et garantir une aide militaire continue à l’Ukraine, les socialistes prônent l’utilisation des 210 milliards d’euros d’avoirs russes gelés dans les banques européennes. De plu
C’est la soirée dont parlaient tous les médias, celle que les Français ne devaient pas rater. Le 5 mars au soir, la chaîne de télévision publique, France 2, a diffusé deux documentaires choc sur la jeune Anne Frank pour commémorer les quatre-vingts ans de sa mort dans le camp de concentration de Bergen-Belsen. Un hommage appuyé et sans doute nécessaire.
En France, le Journal d’Anne Frank est l’un de ces ouvrages qui sont au programme du collège. Il faut dire que le style en tant que tel – un témoignage sous forme de journal intime – est étudié en littérature et que le récit que fait la jeune fille a une valeur historique évidente.
Anne Frank est une adolescente juive allemande née à Francfort, en 1929. En 1933, elle fuit le nazisme avec sa famille et se réfugie à Amsterdam. À partir de 1942, pour échapper aux persécutions, elle se cache, avec sept autres personnes, dans un minuscule appartement secret aménagé dans l'« annexe » de l'entreprise Opekta d'Otto Frank, le père d'Anne. Pendant deux ans, elle consigne à son journal ses pensées, ses espoirs et son quotidien sous l’occupation. Cela deviendra le fameux Journal d’Anne Frank. En 1944, sa famille est trahie et déportée à Auschwi